Dimanche 20 avril 2008
Solidarité avec l’USTKE !

 

Le 21 avril sera rendu à Nouméa le verdict concernant les 19 syndicalistes de l’USTKE pour lesquels le procureur requiert des peines de prison allant de 1 mois à 1 an ferme (6 mois ferme pour le président du syndicat) pour incitation ou participation à une manifestation violemment réprimée le 17 janvier dernier.

Pour plus de détails sur l’origine de ce conflit, voir :

http://solidaritekanaky.org/spip.php ?article65

http://solidaritekanaky.org/spip.php ?article101

http://solidaritekanaky.org/

http://www.ustke.org/syndicat/

Alors que la situation est extrêmement tendue an Nouvelle-Calédonie, 20 ans jour pour jour après les évènements qui ont ensanglanté cette colonie française. Ce jugement aura de graves répercussions en Kanaky mais il concerne également tous les syndicalistes victimes de répression sur le territoire français, l’information n’est diffusée que par trop peu de médias, c’est pourquoi :

Lundi 21 avril à 19h aura lieu à Paris (Bourse du Travail, 29 bd du temple, 75003, métro République) un meeting pour informer sur ce qu’il se passe actuellement en Nouvelle-Calédonie et sensibiliser plus généralement sur la répression anti-syndicale.

- Interviendront :

Corinne Perron (USTKE)

Yves Salesse (Coordination Nationale des Collectifs Unitaires)

Annick Coupé (Solidaires)

José Bové (Via Campesina)

Patrick Pelloux (Médecin urgentiste)

Jacky Foureau (CGT)

Alain Mosconi (STC)

Olivier Besancenot (LCR)

Jérémy Berthuin (CNT)

Bellaciao

- Soutiens :

Mouvement des Jeunes Kanak en France, Association d’Information et de Soutien aux Droits du Peuple kanak, USTKE, LCR, CNT, CGT, Union syndicale Solidaires, ATTAC, Cedetim, Bellaciao, Les Verts, PCF, PCOF, Confédération Paysanne, Coordination Nationale des Collectifs Unitaires, SNPES-PJJ-FSU...

Par JEAN EMARE - Publié dans : COMMUNIQUE
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Dimanche 20 avril 2008
Italie : au-delà du désastre annoncé...

 

Berlusconi a largement gagné les élections italiennes. L’analyse de Flavia D’Angeli, candidate de la Gauche critique à la présidence du Conseil.

• Comment analyser la victoire de Berlusconi ?

Flavia D’Angeli – Depuis le début du gouvernement Prodi, nous avons critiqué sa politique, sur le plan social comme international, en expliquant qu’à force de courir derrière la droite, la gauche gouvernementale ne pourrait que la favoriser. Malheureusement, le résultat des élections va au-delà de nos prévisions, avec une victoire très large de Berlusconi. Le nouveau Parti démocrate (anciens du PCI et de la Démocratie-chrétienne), farouche partisan de la bipolarisation de la vie politique italienne, n’a finalement pris aucune voix à la droite. Il en a seulement gagné sur la coalition Arc-en-ciel1, qui se voulait la vraie gauche. En revanche, la droite s’est largement renforcée, avec notamment une poussée inquiétante de la Ligue du Nord, qui recueille 8,5 % des voix. Un vote en partie ouvrier et populaire…

• Et le score de Refondation communiste ?

F. D’Angeli – La coalition Arc-en-ciel a obtenu un peu plus de 3 %. C’est un véritable tsunami pour la gauche et, pour la première fois, la gauche radicale n’aura plus un seul élu dans les Assemblées. C’est la fin de la période ouverte en 1991, avec la création de Refondation communiste comme tentative de sortir à gauche de la crise du stalinisme. Mais deux ans de cogestion gouvernementale avec Prodi ont abouti à ce désastre et à ce gâchis. Le PRC qui, certes, n’était pas implanté socialement mais avait toujours bénéficié d’un vote d’opinion, a perdu toute crédibilité en appliquant une véritable politique de trahison du monde du travail. En outre, il a présenté le président sortant de la Chambre, Fausto Bertinotti, comme candidat au poste de président du Conseil, mais on ne peut pas jouer à la fois tous les rôles d’une comédie. N’a-t-il pas, à quelques mois de distance, déclaré que « nos soldats au Liban sont la vitrine du pays » et qu’il fallait gouverner avec l’administrateur de Fiat (présenté comme représentant de la « bonne bourgeoisie ») pour, durant la campagne, faire appel à la lutte de classe et à l’internationalisme. Les gens en ont eu marre. Désormais, c’est la crise totale. La fédération Arc-en-ciel va exploser, avec des vieux staliniens qui, ayant tout avalé, vont ressortir les drapeaux rouge et la faucille et le marteau. Mais c’est dérisoire et ce sera un échec. Les morts ne peuvent pas sauver les vivants. Cette coalition sera incapable de faire de la politique sans appareil, sans argent et sans élu. Quant à Bertinotti, il vient d’annoncer son retrait. Le mieux qu’il puisse faire serait d’abandonner la politique. Sa seule réussite aura été de faire ce qu’Ochetto, le dernier secrétaire général du PCI, n’avait pas pu en 1991 : détruire la gauche italienne.

• Et pour ce qui est des résultats et perspectives de la Gauche critique ?

F. D’Angeli – Dans cette situation de déroute généralisée à gauche, on s’en sort plutôt bien pour une formation politique n’ayant que trois mois d’existence et un budget de 20 000 euros. Nous obtenons 0,5 %, soit près de 200 000 voix. Il est intéressant que, là où nous sommes actifs, nous obtenons plus de 1 %, notamment à Rome, Turin ou Milan, et 2,7 % à Val de Suza, près de Turin où se déroulent des luttes importantes pour la protection de l’environnement.

Face à une gauche en ruine, en se présentant partout et en faisant ainsi connaître notre existence, nous avons rencontré un écho bien supérieur à notre score, notamment grâce à la campagne télévisée. Nous avons désormais les moyens d’engager la reconstruction d’une vraie gauche qui ne renonce pas. C’est une tâche énorme, dans un contexte très difficile, mais on a réussi à sauver un collectif large de militants qui ne sont pas prêts à se résigner. La campagne nous a permis d’obtenir des centaines de nouveaux contacts et de doubler le nombre de villes où nous sommes présents. Sans parler de tous ceux qui se sont reconnus dans nos propositions mais ont voté « utile ». Le monde du travail va souffrir. Résister et reconstruire, c’est notre perspective.


Par JEAN EMARE - Publié dans : COMMUNIQUE
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Dimanche 20 avril 2008

Qui sommes nous?

- Une association composée de divers militants associatifs, syndicaux, politiques, qui souhaitent contribuer, à titre individuel, à une réflexion sur notre monde contemporain et sur les alternatives possibles à ce monde potentiellement dangereux

 

- Si nous sommes d'accord sur le constat (inégalités, états peu démocratiques, écologie…) nos explications sont parfois dissemblables. Nos propositions d'alternatives sont également différentes mais c'est (paradoxalement?) cette confrontation qui nous réunit dans une volonté commune de mieux comprendre.

 

- La spécificité de nos débats est d'être systématiquement introduits par une conférence avec des intervenants ayant une compétence spécifique (en général, chercheurs universitaires). L'objectif étant que chaque participant à nos débats puisse tenter de mettre à distance ses propres représentations (politiques, sociales, culturelles…) pour découvrir des modes d'analyse qui lui étaient mal connus, voire inconnus. Essayer de prendre de la distance avec les "opinions toutes faites" pour s'approcher un peu de la réalité (toujours plus complexe qu'on ne l'imagine) des sujets traités.

 

- Ce parti pris de notre association a pour effet de réinsuffler un sens éminemment politique aux questions que nous posons. Dans un monde où le questionnement politique n'a plus de sens (ou un sens unique, d'où le renforcement des dominations), il nous semble important de réintroduire cette dimension (le questionnement politique) comme possibilité d'émancipation (et non de domination).

 

Il n'est pas nécessaire d'être "adhérent" de l'association pour participer aux conférences-débats.

 

Quatrième conférence (Dimanche 25 mai):

 

 

 

Etats répressifs

individus libres:

un paradoxe?

 

 

ATTENTION! CE DEBAT (gratuit) EST ORGANISE DANS LE CADRE

DE LA "FETE AUTREMENT".

IL SE DEROULERA DONC A ATTIGNAT (proche Bourg en Bresse).

 

 

 

 

 

 

APRES MIDI (horaires à définir avec les organisateurs de la "fête autrement")

Dans nos sociétés contemporaines, l'individualité semble de plus en plus revendiquée par tout un chacun. Le corollaire de l'individualité est la liberté (on ne peut être un individu si la liberté "d'être soi" n'existe pas). Cependant les états nationaux semblent de plus en plus enclins à se replier sur leurs prérogatives régaliennes en devenant de plus en plus normatifs voire répressifs (Bush et Sarkozy en étant les symboles?). Sommes nous face à un paradoxe ou peut on tenter d'expliquer ce double processus qui ne serait contradictoire qu'en apparence?

Intervention de Didier Eckel qui enseigne la sociologie dans diverses écoles de "travail social".

Trois quarts d'heure d'intervention suivie de trois quarts d'heure de débat (environ).

Par JEAN EMARE - Publié dans : FORMATION REUNION
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Dimanche 20 avril 2008

 

 

La mobilisation grossit de jour en jour, de manif en manif depuis la rentrée des vacances de février. Si nous sommes si nombreux, entre 40 et 50 000 jeudi 10 à Paris et 80 000 dans toute la France, c’est parce que nous sommes conscients des problèmes actuels de l’Education… Et de ses problèmes futurs.

 

Les projets du gouvernement

 

1. La question des postes : hors d’oeuvre

Le gouvernement ne le cache pas : la suppression de 11 000 postes n’est qu’un hors d’oeuvre. D’ici 2012, ce sont 80 000 postes qui vont disparaître ! L’Education ne pourra évidemment plus fonctionner comme avant.

        

2. Le rapport Pochard : plan d’action du gouvernement

Le rapport Pochard, commandé par le ministre Darcos et remis en janvier prévoit une autonomie des établissements : chaque lycée aura un projet d’établissement.

a. Lycée d’élite

Pour l’un, emmener les élèves vers le bac et vers des études longues. Les lycées avec un projet ambitieux auront des crédits pour les options, mais pas pour l’aide individualisée. Ils se débarrasseront des élèves en difficulté. Pour plus de « simplicité », les bacs généraux seront fondus en un seul avec des spécialités.

 
b. Lycée poubelle

D’autres lycées auront pour projet d’orienter les élèves vers des études courtes, avec des bacs déqualifiés (le bac pro passe d’ores et déjà de quatre à trois ans). Cela veut dire des diplômes qui ne donneront accès à aucune garantie sur le marché du travail.

 

3. Casse générale

 
a. Secondaire

La loi Fillon de 2005 a mis en place le socle commun de connaissances : lire, écrire, compter, cliquer, parler un anglais de communication. Les autres matières devraient devenir des options, pour les élèves qui ont acquis le socle.


b. Enseignement supérieur

Dans l’enseignement supérieur, le même travail est à l’oeuvre. Déjà avec la loi « Liberté et responsabilités des universités », on a instauré l’autonomie des facs, qui développent chacune leur projet pédagogique.

Mais un nouveau plan a été annoncé, l’ « Opération campus ». Dix universités deviendront des pôles d’excellence. Ce sont elles, et elles seules, qui se partageront les 10 milliards d’euros promis par la ministre Pécresse. Pour les autres fac, tant pis, il faudra faire des diplômes financés par des entreprises et reconnus par ces seules entreprises… Pas sur l’ensemble du marché du travail.

 

4. Raisons


Le Rapport Thélot en 2003 annonçait la loi Fillon, il disait qu’avec l’objectif de 80% d’une classe d’âge au bac on avait des jeunes trop qualifiés qui arrivaient sur le marché du travail, donc trop exigeants quant à leurs conditions de travail.

En fait, comme avec le CPE, le gouvernement veut faire baisser le coût du travail des jeunes. C’est vrai qu’il y a une crise économique. On fait payer les frais aux futurs salariés.

 

5. Revendications

 
a. Restitution des 11 700 postes ; abandon du plan de 80 000 suppressions ; embauches des personnels nécessaires

On ne peut pas se contenter de limiter la casse. Il faut mettre un coup d’arrêt aux suppressions.Elle n’ont pas lieu partout et les choix ne sont pas au hasard. Ce n’est pas dans les lycées cotés qu’on supprime des postes mais dans les quartiers populaires et dans les LP. L’académie la plus touchée est celle de Créteil, où on manque déjà de postes !

 
b.  Maintien du BEP et du Bac Pro en quatre ans

Ce sont les bac pro qui sont les premiers touchés par la déqualification, car ce sont les futurs ouvriers. Le bac pro en trois ans n’est plus l’équivalent d’un bac, le premier diplôme universitaire, donc donnant accès aux conventions collectives.

Privés de BEP, des milliers de jeunes vont se retrouver sur le marché du travail sans diplôme.

 
c. Pas d’école à deux vitesses

(voir Rapport Pochard)


d. Droits des lycéens et répression


Les lycéens ont très peu de droits : celui de se réunir en AG n’est pas vraiment garanti, le droit de grève n’existe pas... Il faut obtenir la possibilité d’avoir des salles, des panneaux d’affichage libre et qu’il n’y ait pas de répression des absences les jours de manif.
La répression existe à chaque mouvement : répression administrative en fin d’année avec des refus de réinscription, des exclusions de lycées...

Répression policière, particulièrement forte cette année, avec des arrestations ciblées devant les lycées, des coups de filets en fin de manif, des interventions de la BAC et des CRS / GM sur les blocages... Il s’agit de casser le mouvement. Si on pense que la lutte est légitime, on ne peut accepter aucune forme d’intervention policière. C’est aux lycéens mobilisés et à leur SO d’organiser la sécurité des cortèges et des piquets de grève. La police de Sarkozy, dans un mouvement contre Sarkozy, ne peut agir à nos cotés.


e. Contre Sarkozy et son gouvernement, pour les services publics

La casse de l’Education s’inscrit dans une politique générale contre le code du travail et les acquis des salariés (temps de travail, Sécu, retraites, services publics...). Dans un contexte de crise, la droite veut faire payer les frais à la majorité de la population. On ne peut dissocier l’attaque en cours des autres questions.De plus, les lycéens seuls ne suffiront pas pour faire reculer le gouvernement. Ils doivent se lier à d’autres secteurs : les salariés de l’EN dans un premier temps et les autres secteurs de la jeunesse et des salariés dans un second temps. Il s’agit d’ores et déjà de trouver des revendications unifiantes pour tous ceux qui subissent la politique de la droite.

 

 

 

Par JEAN EMARE - Publié dans : MANIFESTATION
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Dimanche 20 avril 2008
Ce samedi à midi, 9 travailleurs sans-papiers employés depuis des
 années (entre 3 et 12 ans) au café « La Jatte » à Neuilly-sur-Seine,
 entament à leur tour une grève illimitée, avec le soutien de Droits
 devant!! et de la CGT, pour exiger leur régularisation.
 Dans ce restaurant, fréquenté par nombre de personnalités politiques,
 dont M. Sarkozy, ils sont 9 cuisiniers et plongeurs sans-papiers sur
 12 employés en cuisine. Chacun de ces travailleurs sans-papiers, comme des milliers d'autres, occupe un poste pour deux, fait des heures supplémentaires non payée, et alimente les très substantiels profits que leur patron se fait sur leur dos.
 Les toutes dernières déclarations de la frange la plus dure du
 patronat, proposant une régularisation limitée à des critères de tri
 entre bons et mauvais travailleurs sans-papiers, ne sont pas acceptables.
 La régularisation des travailleur(se)s sans-papiers doit être globale
 afin d'assécher complètement ce terreau d'exploitation qui met en
 compétition les travailleurs et sert au patronat et au gouvernement à
 toujours mieux saper les acquis sociaux et les solidarités.
 Les milliers de travailleurs « au noir », les milliers de femmes
 travaillant dans l'« aide à la personne »... toutes celles et tous
 ceux qui subissent au quotidien le joug de l'esclavagisme, toutes
 celles et tous ceux qui servent de gibier pour nourrir la
 flexibilité... toutes et tous doivent être régularisés dans l'égalité
 des droits. Tel est, tel sera notre combat.

CGT   PARIS

demande de soutien et signature de la pétition

http://premiumorange.com/uasenver/petitions/phpPetitions/index.php?petition=4

Par JEAN EMARE - Publié dans : PETITION EN LIGNE
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Samedi 19 avril 2008

        Bilan des manifestations du Jeudi 10 avril

 

 

Paris : entre 30 000 et 40 000 personnes contre 25 000 mardi dernier.

Toulouse : 3 000 dont 60 profs contre 1 000 la semaine dernière

Lyon : 1500 contre 500 la semaine dernière

Grenoble :  9000 contre 4 000 mardi dernier

Auch : 200

Nancy : une centaine

Rennes : rien

Metz : rien

 

 

Lycées bloqués ou en grève sur la Région Parisienne :

 

75

Lycée et Collège Jacques Decour, Paris 9e

Lycée Paul Valéry

Lycée Voltaire Paris (75)

Lycée et collège Lamartine  Paris (75)

Collège Berlioz (18e)

Lycée Colbert de paris 10e

Collège Pilâtre

Lycée Rodin- Paris 13ème

Lycée Claude Monet Paris 13ème

Lycée Simone Weil- Paris 3ème (blocage)

 

 77

Lycée Bussy Saint Georges 77

Gerard de Nerval, Noisiel (77)

Lycée Cassin à Noisiel (77)

Lycée Joliot-Curie (Dammarie lès Lys 77)

Lycées Lagny, Chelles ( 77)

Lycée De Gaulle de Longperrier ( 77)

Lycée Georges Sand (Le Mée sur seine 77)

Lycée jacques Amyot (Melun 77)

Lycée la marre carré (Melun 77)

MELUN - Léonard de Vinci

 

 78

Lycée Louis de Broglie, Marly Le Roi (78)

Lycées et collèges du Mantois ( 78)

Collège Vaucouleurs

 

 91

Maurice Eliot  Epinay –sous-Sénart (91)

Lycée Nadar de Draveil

Lycée de Montgeron, Corbeil, Evry (91)

Collège Vigneux

 

 92

Lycée Joliot-Curie de Nanterre 92 (blocage)

Lycée pro Louise Michel- Nanterre

Clichy - René Auffray et Newton (blocage)

Lycée Renoir (Asnières 92)

Lycée pro Prony- Asnières (blocage)

Lycée Léonard de Vinci à Levallois 92 (blocage)

Les collèges Danton et Jean Jaurès de Levallois sont aussi bloqués par les collégiens de Levallois 92

Villeneuve la Garenne –  Lycée Pompidou 92

LP Daniel Balavoine à Bois-Colombes (92)

Lycée Camus Bois-Colombes (débrayage)

Lycée Paul Lapie (Courbevoie)

Lycée Paul Painlevé- Courbevoie

Lycée Agora- Puteaux (blocage)

Lycée Voilin- Puteaux

Lycée Paul Langevin- Suresnes (blocage)

Lycée pro Claude Chappe- Suresnes

Lycée Gallilée- Gennevilliers

 

 93

Lycée Eiffel à Gagny  93

Lycées.Flora Tristan et E.Galois de Noisy-le-Grand 93

Lycées Liberté et Romainville 93

Collège Courbet de Romainville 93

Lycée  J.Renoir. Bondy 93

Le Blanc-Mesnil :  Lycées Mozart, Jean Moulin, Briand ; collèges Cachin et Descartes

Lycées Marcel Cachin et Blanqui de  Saint Ouen 93

Aubervilliers :

Lycée JP Timbaud ; Lycée Le

Corbusier ; Collège Jean Moulin ; Collège Rosa Luxembourg , collège Diderot

Lycée polyvalent JOLIOT CURIE

Collège Evariste Galois à Epinay-sur-Seine

Collège M Berthelot de Montreuil

Montreuil93, Lycée Eugénie Cotton,  Lycée Jaures, Lycée horticole

Collège Painlevé de Sevran (93)

Lycée J feyder d’Epinay sur Seine

CLG Robespierre d’Epinay sur seine

Les 4 lycées de St Denis

Les collèges Fabien, Barbusse, Lurçat, G.Lorca et Triolet de St Denis

CLG J.Vilar de La Courneuve

Collège JJ Rousseau du Pré St Gervais

Lycées de Bobigny et le collège République

Collège Marie Curie/ Les lilas

Collège J.B. Clément de Dugny

Lycée Nobel , collège L.Michel  et Doisneau de Clichy sous bois

Lycée Delacroix de Drancy

Lycée Vinci de Tremblay (93)

Lycée E Hénaff et collège Travail de Bagnolet

CLG J.Zay de Bondy

Lycée Cendrars de Sevran (93)

Les lycées d’Aulnay sous bois

Lycée Moulin fondu, collège Prévert et col et lycée O de Gouges de Noisy le sec

Lycée Utrillo de Stains

Collège M.Thorez de Stains

Lycée  De Gaulle et collège Langevin-Wallon à Rosny sous bois

Lycée S.Weil de Pantin

 

94

Marx Dormoy et Louise Michel de  Champigny-sur-Marne 94

Lycée Champlain de Chennevières 94

Lycée Jean Macé Vitry-sur-seine

Lycée Chérioux à Vitry

Collège N.de Staêl de Maisons-Alfort

Lycée M..Perret d’Alfortville

Lycée Christophe Colomb Sucy

Lycée G .Apollinaire à Thiais ( 94)

Collège Jules Vallès de Choisy-le-Roi (94)

Lycée Darius Milhaud Kremlin-Bicêtre (94)

Maximilien Sorre Cachan

Collège Wallon Ivry

Lycée Romain Rolland- Ivry

Lycée Berlioz Vincennes

Lycée Saint-exupéry et Gutenberg à Créteil

 

95

Lycée Louis Jouvet, Taverny 95

Collège Colette de Sartrouville 95

Lycée Edmond Rostand (saint Ouen l’aumône 95)

Les lycées de Cergy (95)

Les lycées de Vauréal, Pontoise, Jouy-le-Moutier

Lycée Romain Rolland GOUSSAINVILLE (95)

Lycée de l’Isle-Adam (95)

Lycée Braque d’Argenteuil

Lycée Gustave Monod à Enghien

Lycées à  Ermont

Lycée à Taverny

Lycée à Franconville

 

Des coordinations lycéennes sont mises en place dans le 75, 92, 93, 94 et 95.

Une coordination lycéenne de toute la région parisienne devrait avoir lieu lundi à 17h30.

 

 

Toulouse :

5 lycées étaient bloqués jeudi 10 avril.

Leur zone rentre en vacances cette semaine, mais ils prévoient déjà que la quasi totalité des lycées de l’agglomération seront bloqués le mardi de la rentrée.

 

Lyon :

Une AG s’est tenue après la manifestation. Leur zone entre en vacances cette semaine mais ils pensent pouvoir repartir à la rentrée car début de coordination entre les lycées.

 

Grenoble : 

presque tous les lycées de l’agglomération sont en mouvement. Manif historique jeudi dernier.

 

 

 

 

 

Par JEAN EMARE - Publié dans : MANIFESTATION
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Samedi 19 avril 2008

Syndicat CGT de COCA COLA Grigny

 

 

 

Communiqué de presse

 

 

 

Les salariés de COCA COLA Grigny en grève

 

 

 

 

Après des débrayages successifs de deux heures sur le pouvoir d’achat et l’augmentation des salaires, aujourd’hui, les salariés sont en grève de 24H depuis six heures ce matin.

 

Les Négociations Annuelles Obligatoires sont inférieures à l’inflation évaluée selon l’INSEE à 3,2%.

 

A Grigny, les salariés réclament au minimum 6% d’augmentation salariale et l’équivalent de la prime d’intéressement de l’an passé.

 

A Marseille, après cinq jours de grève, les salariés de COCA COLA ont obtenu 80€ d’augmentation mensuelle.

 

A l’usine de Dunkerque, ils font des débrayages successifs depuis un mois et demi.

 

Cette après-midi, ceux de Clamart se réunissent en assemblée générale.

 

Les salariés de COCA COLA Grigny sont déterminés. Ils ont le soutien de leur syndicat CGT, de l’union locale CGT de Viry Chatillon, la Fédération CGT de l’Agro Alimentaire, ainsi que de l’Union Départementale CGT de l’Essonne.

 

Grigny, le 17 avril 2008

Par JEAN EMARE - Publié dans : SYNDICALE
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Samedi 19 avril 2008
A l'initiative de personnalités du monde associatif et syndical ainsi que de la société civile, un appel, soutenu par la Fondation Copernic, est lancé contre la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) :

"Nous assistons actuellement de fusion en restructuration, d’externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, à une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s’attaque frontalement à l’ensemble de la Fonction publique d’État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres."

Lire et signer l'Appel :
http://service-public-notre-richesse.fr/.

Premiers signataires :

  • Jean-claude AMARA (Droits devant),
  • Gérard ASCHIERI (Secrétaire général de la FSU),
  • Françoise AUDOUZE (Directrice de recherches au CNRS),
  • Pierre BAUBY (CELSIG),
  • Claude BERNARD (président de l'UNRPA),
  • Robert CASTEL (Directeur d'études à l'EHESS),
  • André CHASSAIGNE (Président de l'Association Nationale des Elus Communistes et Républicains, député),
  • Pierre CONCIALDI (Economiste à l'IRES),
  • Annick COUPE (Porte-parole de l'Union syndicale Solidaires),
  • Didier DAENINCKX (Ecrivain),
  • Georges DEBREGEAS (Sauvons La Recherche),
  • Bernard DEFAIX (Président de la Convergence nationale des Services Publics),
  • Jean-paul DEMOULE (Ancien président de l'Institut National de Recherche en Archéologie Préventive),
  • Monique DENTAL (Fondatrice du Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes Ruptures),
  • Bernard DEROSIER (Président du Conseil superieur de la fonction publique territoriale, député),
  • Marie-madeleine DIEULANGARD (Membre du CES),
  • Denis DUBIEN (Directeur Territorial),
  • Jean-pierre DUBOIS (Président de la Ligue des Droits de l'Homme),
  • Jean-michel DUCOMPTE (Président de la Ligue de l'Enseignement),
  • Pierre DUHARCOURT (Membre du CES),
  • Jean-baptiste EYRAUD (Porte-parole de la Fédération Droit au Logement),
  • Alain FAUCONNIER (Président d'honneur de la Coordination de défense des hôpitaux et maternités de proximité, maire),
  • Nathalie FERRE (présidente du Gisti),
  • Jacques FOURNIER (Conseiller d'État honoraire),
  • Jean GADREY (Economiste),
  • Didier GELOT (Fondation COPERNIC),
  • Jean-pierre GIACOMO (Président de la Confédération Nationale du Logement (CNL)),
  • Pascale GONOD (Professeure des Universités),
  • André GRIMALDI (Professeur de médecine, chef du service de diabétologie CHU Pitié Salpétrière),
  • Gilles GUGLIELMI (Professeur des Universités Droit Public),
  • Faride HAMANA (Président FCPE),
  • Jean-marie HARRIBEY (Co-président d'ATTAC),
  • Liêm HOANG-NGOC (économiste),
  • Yves JEAN (Universitaire),
  • Samy JOSHUA (Universitaire Didactique des sciences),
  • Jean LABROUSSE (Ancien Directeur de la Météorologie Nationale),
  • André LAIGNEL (Maire d'Issoudun, Secrétaire Général de l' Association des Maires de France),
  • Anicet LE PORS (Ancien ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives),
  • Anne LE STRAT (Fondation COPERNIC),
  • Florian LECOULTRE (Président de l'Union Nationale Lycéenne),
  • Olivier LECOUR-GRANDMAISON (Universitaire),
  • Christian LEHMANN (Médecin généraliste, écrivain),
  • Jean MAGNIADAS (Syndicaliste, économiste),
  • Jacques MARSAUD (Administrateur Territorial),
  • Roger MARTELLI (Fondation COPERNIC),
  • Mohamed MECHMACHE (Président d'AC Le Feu),
  • Philippe MEIRIEU (Universitaire sciences de l'éducation),
  • Catherine MILLS (Universitaire économiste),
  • Bertrand MONTHUBERT (Sauvons La Recherche),
  • Alix NICOLET (Présidente de la FIDL),
  • Alain OBADIA (Membre du CES),
  • Michel PARTAGE (Président de l'association EAU),
  • Patrick PELLOUX (Président AMHUF),
  • Jean-marie PERNOT (Chercheur IRES),
  • Emmanuelle PERREUX (Présidente du Syndicat de la Magistrature),
  • Jean baptiste PREVOST (Président de l'UNEF),
  • Hubert PREVOT (Ancien Commissaire au Plan),
  • Nicole QUESTIAUX (Ancienne ministre de la Solidarité nationale),
  • Jack RALITE (Ancien ministre de la Santé - Etats généraux de la Culture),
  • Yves SALESSE (Fondation COPERNIC),
  • Alain SCHNAPP (Ancien directeur de l'Institut National de l'Histoire de l'Art),
  • Henri STERDYNIAK (Economiste),
  • Fodé SYLLA (Membre du CES),
  • Danielle TARTAKOWSKY (Universitaire historienne),
  • Bernard THIBAULT (Secrétaire général de la CGT),
  • Aurélie TROUVE (Co-présidente d'ATTAC),
  • Pierre VOLOVITCH (Chercheur en économie de l'assurance maladie)

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Samedi 19 avril 2008

F

EDERATION NATIONALE DES INDUSTRIES CHIMIQUES CGT

Intervention de la FNIC CGT

à la Commission Exécutive Confédérale

du 16 avril 2008

sur la « position commune relative à la représentativité,

le développement du dialogue social

et le financement du syndicalisme »

La « position commune » issue de la négociation interprofessionnelle portant sur

la représentativité,

le développement du dialogue social et le financement du syndicalisme

, qui s’est conclue le 9 avril,

constitue une nouvelle attaque de fond contre la représentation des salariés. Elle enterre, de fait,

les avancées significatives qu’ont obtenues les organisations syndicales depuis plus de 40 ans.

Mais, surtout, elle signe la mort du syndicalisme que la CGT a toujours porté.

Dès le

préambule du chapitre 1 du titre 1 relatif aux critères de représentativité des organisations

syndicales de salariés

, nous sommes avertis. Il ne s’agit plus d’agir (à défaut de transformer) sur la

société mais bien de prendre acte des «

évolutions actuelles de la société et de ses composantes

économiques et sociales

». Cette phrase, à l’instar de l’ensemble de la position commune,

correspond ni plus ni moins à la négation du rapport de forces comme moteur des relations avec le

patronat.

Au syndicalisme basé sur la capacité à mobiliser les salariés, à créer un rapport de forces, la

position commune substitue un syndicalisme délégataire, un syndicalisme d’opinion. C’est aussi ce

qui résulte du nouveau critère de représentativité que constitue l’audience.

Plus grave encore, le critère de l’audience ôte toute indépendance au syndicat. La CGT n’existera

plus en tant que telle. Son existence même sera soumise, tous les quatre ans, à la volonté de

salariés trop souvent pris en otage par le patronat. Dès lors on peut s’interroger sur un autre

critère de représentativité : l’indépendance…

On aurait pu imaginer que pour faire passer une telle offensive à l’encontre des syndicats, le

patronat aurait accepté, dans la même position commune, de renforcer la représentation des

salariés en général ou au moins dans l’entreprise, tant à la mode en ce moment. Or, force est de

constater qu’au contraire, la position commune consacre un nouvel affaiblissement des outils

syndicaux dans l’entreprise.

Au-delà du caractère impraticable des nouvelles règles posées pour mesurer la représentativité,

de l’absence totale d’avancée concernant le développement des IRP dans les entreprises de moins

de 50 salariés, la position commune recèle d’importants reculs en matière de représentation du

personnel. Il serait trop long de tous les citer.

 

Négoce et Prestations de services

A titre d’exemple, l’article 10 de la position commune, à lui seul, prévoit de :

- Priver les syndicats de la possibilité de désigner un délégué syndical dans les entreprises

d’au moins 50 salariés, s’ils n’ont pas participé aux élections professionnelles et s’ils n’ont

pas obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés.

- Supprimer l’autonomie du mandat de délégué syndical dans l’entreprise, à disposition des

syndicats, puisque le délégué syndical devra être choisi parmi les candidats aux élections

professionnelles.

- Imposer au salarié l’obtention d’un résultat individuel de 10 % minimum aux élections

professionnelles pour qu’il puisse être désigné comme délégué syndical. C’est ainsi que l’on

institutionnalise le cumul des mandats, l’individualisation des élections professionnelles au

détriment du collectif que constitue la liste syndicale.

Autre exemple, est l’article 4 qui généralise la possibilité de négocier avec les représentants élus

du personnel ou un salarié mandaté, en l’absence de délégué syndical dans l’entreprise. Qui plus

est,

« ce mode de conclusion d’accord collectif est réservé à la mise en oeuvre de mesures dont

l’application est légalement subordonnée à un accord collectif »

. Or, d’aucun sait que ces mesures

sont quasi-systématiquement des mesures dérogatoires et moins favorables pour les salariés que

la loi, mesures telles que le forfait jours, la modulation du temps de travail ….

L’article 1-5 n’est pas non plus acceptable puisqu’il consiste à signer un « chèque en blanc » au

gouvernement en validant dès à présent une loi dont on ne connaît pas le contenu.

On ne peut pas non plus oublier la cerise sur le gâteau que constitue l’article 17 (1

er article du

titre IV

« dispositions finales »). Ce dernier, qui n’a rien avoir avec le reste de la position commune,

ouvre la possibilité,

« dès à présent », de négocier des accords d’entreprises permettant de

« dépasser le contingent conventionnel d’heures supplémentaires prévu par un accord de branche

antérieur à la loi du 4 mai 2004 »

!

Sur l’article 12-1, abondement, chèque syndical, ou autre, l’adhésion doit rester un acte volontaire

du salarié qui adhère à une organisation syndicale pour ses valeurs, la défense de ses droits et de

nos acquis.

On ne peut, enfin, que remarquer un grand absent dans ce texte. Il s’agit du principe majoritaire

dont la consécration aurait été une réelle avancée positive. Aucune disposition n’impose le mode

de conclusion majoritaire des accords, si ce n’est ces 30 % des suffrages valablement exprimés

exigés des syndicats signataires par l’article 5 de la position commune à compter du 1

er janvier

2009. C’est une drôle de conception de la majorité …

Pour toutes les raisons qui viennent d’être évoquées, la FNIC CGT considère

que la CGT ne peut cautionner, en apposant sa signature, un texte d’une

telle gravité.

Par JEAN EMARE - Publié dans : SYNDICALE
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Samedi 19 avril 2008

Paris, France — Paris, le 17 avril 2008. Au terme d'un débat court-circuité, le projet de loi sur les OGM a été adopté cette nuit au Sénat. A l'exception de l'article 1, le texte est conforme à celui adopté par l'Assemblée nationale la semaine dernière... En l'état, il ne garantit donc pas l'avenir des filières sans OGM et ne protégera pas l'agriculture française de la contamination généralisée. En revanche, le pire a été évité concertant les amendements 252 et 112 ; ils ont été complétés par une formule obscure supposée rendre le dispositif « conforme » au droit européen. Modifié à la marge, le projet repassera dans quelques semaines à l'Assemblée nationale. Mais seul l'article 1 sera débattu... Greenpeace déplore que ce texte lacunaire n'ait pas été modifié en profondeur et s'alarme d'un possible manœuvre visant à la suppression des amendements 252 et 112 de l'article 1 lors de la seconde lecture à l'Assemblée.

Chèque en blanc à Monsanto
« Cette loi est mauvaise. Pas de définition du sans OGM, pas de protection pour les victimes de contamination. Il s'agit d'un chèque en blanc fait à Monsanto ! Les élus français tournent le dos au grenelle et aux souhaits d'une grande majorité de citoyens ! Nous déplorons que ce texte reste en l'état et nous nous alarmons d'une possible manœuvre de la majorité UMP visant à la suppression à l'Assemblée nationale des seules dispositions de protection qu'il comporte » déclare Arnaud Apoteker, de Greenpeace France.

A l'article 1 du projet, a été ajoutée une formule rendant le dispositif Chassaigne de l'amendement 252 soi-disant conforme au droit européen par la phrase suivante : « la définition du sans OGM se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire. Dans l'attente d'une définition au niveau européen, le seuil sera dicté par voie réglementaire, sur avis du haut conseil des biotechnologies, espèce par espèce ».

Pour Greenpeace, ce sous-amendement n'apporte absolument rien, puisque le sans OGM n'est pas plus défini par la réglementation européenne qu'il est par le projet français... Il ne vide donc pas non plus de sons sens l'amendement Chassaigne. Il risque juste de compliquer les choses et d'ouvrir la voie à de nombreux contentieux compte tenu de son caractère totalement flou.

On peut donc légitimement s'interroger sur le vrai objectif de cette précision technique... Greenpeace s'inquiète d'une manoeuvre de la majorité UMP qui aurait pour seul objectif de modifier à la marge le texte et de justifier ainsi un retour de l'article 1 du texte a à l'Assemblée Nationale pour une seconde lecture qui pourrait s'avérer fatale. En effet, si le texte avait été adopté de façon conforme, il n'y aurait pas de seconde lecture à l'Assemblée nationale.

« Une fois la fièvre retombée, la frange la plus conservatrice de l'UMP, représentée par son sergent-chef Copé, aura tout loisir à l'Assemblée de supprimer un amendement qu'elle voit comme une victoire de l'opposition et un insulte à sa toute puissance ! » s'indigne Arnaud Apoteker.

Par JEAN EMARE - Publié dans : COMMUNIQUE
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