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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 16:42

Au delà du panachage pour les élections municipales, c’est l’idée même de la commune qui est en question. Bref état des lieux. Les communes entre 500 et 1000 habitants sont passées à côté d’un profond bouleversement du mode d’élection de leurs conseils municipaux en ce début d’année 2013. En effet une majorité de députés s’est arc-boutée pendant des semaines afin de supprimer le panachage pour toutes les communes situées en dessus du seuil de 500 habitants (contre l’avis du Sénat et de l’Association des Maires de France qui préconisaient de placer le curseur à 1000 habitants). Après un dernier arbitrage, le 13 avril 2013, l’Assemblée nationale s’est finalement prononcée pour établir le seuil à 1000 habitants. Pour autant, le séisme est de taille puisque le panachage est désormais aboli pour toutes les communes situées entre 1000 et 3500 habitants. Il faut savoir que jusqu’à présent seulement 8% des communes étaient concernées par le scrutin de liste et que 92% pratiquaient le panachage. On prend ainsi mieux la mesure de la rupture en cours et on ne peut que s’interroger sur cette lame de fond et sur ces incidences, dès 2014, sur le paysage communal et municipal dans toute la France. Il est étrange de constater que le panachage qui fait l’objet d’un profond attachement de la part des électeurs a failli être aboli, pour les petites communes, dans l’indifférence quasi générale. Si ce mode de scrutin très singulier est ancré dans les usages et les esprits des habitants de nos villages, on en connait mal les origines et sa raison d’être sans doute au début de la IIIème République (probablement quelque part entre 1871 et la grande charte républicaine de la liberté municipale de 1884). De l’italien “ pennachio” (plume de faisan), le panachage signifie l’action de mélanger les couleurs. Cette opportunité de rayer des noms ou de les remplacer par les candidats d’une autre liste, voire de voter pour des personnes non candidates permet à l’électeur, dans l’idéal, de composer lui-même sa propre équipe municipale. «On ne vote pas pour une liste mais pour une personne» Dominique CHIABO (secrétaire de mairie à Larrazet). Pourtant, le panachage ne trouve plus grâce aux yeux de l’air du temps et une certaine pensée normalisatrice veut lui tordre le cou. La meilleure manière de comprendre ce qui se joue est tout simplement d’examiner les arguments avancés par ses adversaires. POUR LIRE LA SUITE

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Published by JEAN EMARE - dans MUNICIPALE
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