Gérard Jodar, président du syndicat USTKE (Union syndicale des
travailleurs kanaks et exploités) vient d’être condamné à Nouméa
(Nouvelle-Calédonie), à un an de prison ferme et a été immédiatement
incarcéré avec 4 autres syndicalistes. 21 autres militants sont
condamnés à des peines de prison avec sursis.
Ces condamnations s’inscrivent dans la gestion par les pouvoirs publics
d’un conflit du travail à Air Calédonie : la direction refusait toute
négociation avec les grévistes et leur syndicat USTKE. C’est pourquoi,
l’USTKE appelait le 28 mai à une journée de grève générale pour que tous
les travailleurs/ses de Kanaky marquent leur solidarité, avec notamment
une présence massive des militants à l’aérodrome de Magenta. Ce jour-là,
et pour empêcher la solidarité, l’Etat a répondu par la répression
policière : gendarmes mobiles et GIPN ont violemment attaqué les
militants USTKE. C’est dans ce contexte que 27 syndicalistes ont été
arrêtés et poursuivis devant les tribunaux.
Ces lourdes peines de prison sont injustifiables, elles s’inscrivent
dans le contexte néo-colonial qui est celui de la Nouvelle-Calédonie. Il
s’agit une nouvelle fois de tenter de faire taire des syndicalistes qui
se battent pour les droits des travailleurs et pour le droit du peuple
kanak à choisir librement son avenir.
L’Union syndicale Solidaires réaffirme sa solidarité avec l’USTKE et ses militants ; elle exige la libération immédiate de Gérard Jodar et de ses camarades.