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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 15:08

http://www.npa-debatrevolutionnaire.org/

Debat revolutionnaire annimé par des militants du NPA


L’égalité homme-femme au coeur de la démocratie et des luttes d’émancipation

 

Depuis deux semaines, le NPA est l’objet d’une virulente et hypocrite campagne suite à l’annonce de la présentation par les camarades du Vaucluse sur les listes régionales PACA d’une jeune femme voilée. A partir d’une exception, tous les partis institutionnels, la droite en tête, échafaudent raisonnements, polémiques, accusations, se disputant la place du meilleur défenseur des droits des femmes et de la laïcité. Par delà l’outrance des propos, la comédie de tous ces tartuffes posant au champion de l’égalité entre les sexes est pour le moins ridicule et surtout cynique. Mais, que ce soient des militants du NPA et la confusion des réponses apportées qui leur en donnent l’occasion suscite une légitime incompréhension, voire de la désapprobation au sein même du NPA et bien au-delà. Comment peut-on laisser penser que féminisme et port du voile, un signe d’oppression des femmes, puissent aller de pair ? Comment concilier internationalisme et un geste qui se désolidarise, de fait, du combat mené par les femmes et tout le mouvement ouvrier et démocratique contre l’emprise des religieux qui imposent aux femmes le port du voile ? Comment invoquer la laïcité pour justifier ce choix alors que celle-ci vise à définir les rapports entre Etat et religion et non la politique d’un parti anticapitaliste, et surtout qu’elle fait de la religion une affaire privée ?
 
Faut-il le préciser, ces questions ne remettent nullement en cause la sincérité personnelle de Ilhem Moussaïd, de son engagement. Nous n’étions pas de celles et ceux qui voulaient que le NPA retire sa candidature, cédant ainsi à une campagne de la bourgeoisie. Mais la solidarité de parti ne saurait faire accepter la mise devant le fait accompli, elle exige bien au contraire le débat pour faire vivre la démocratie.
 
Croire que présenter une militante portant le voile puisse constituer une réponse à la campagne de diversion raciste et xénophobe, anti-immigrés, de la droite relève de l’aveuglement. Une telle réponse se place, qu’elle le veuille ou non, sur le même terrain que celui qu’a choisi l’adversaire. Cela nous met en position de faiblesse et en contradiction avec nous-mêmes, oblige chacun à être pour ou contre sans débat. C’est tout au plus un geste de protestation mais ce geste ne va pas dans le sens de la lutte collective pour construire l’unité des classes populaires. C’est bien cela qu’il s’agit pour nous de discuter pour essayer de définir une attitude, une politique avec l’ensemble du parti, plus largement avec l’ensemble du mouvement social et de ses militants quelles que soient leur origine, leur histoire politique, les traditions du milieu dont ils sont issus… Ce texte voudrait contribuer à cette discussion nécessaire et indispensable même si nous sommes de celles et ceux qui regrettent qu’elle s’engage dans de bien mauvaises conditions.
 
 
Sortir des simplifications et des confusions
 
Il est bien difficile de se retrouver dans un débat instrumentalisé par la droite et qui part dans tous les sens. La première chose est de préciser ce dont nous discutons nous et au nom de quoi nous en discutons. La possibilité d’une personne ayant des croyances religieuses de rejoindre notre parti ? D’une femme portant le voile ? Ou sur la possibilité d’être candidate ou candidat ? S’agit-il de l’attitude du parti vis-à-vis de la religion ? De l’attitude de l’Etat vis-à-vis des religions ? De la laïcité ? De la place particulière de l’Islam ? C’est bien à l’ensemble de ces questions qu’il s’agit de répondre, vis-à-vis desquelles il nous faut tenter de définir une démarche, une politique  commune, préciser nos analyses.
 
Et, bien évidemment, nous ne discutons pas du point de vue de la République et de ses prétendus principes mais de celui de l’unité du monde du travail et des luttes d’émancipation. L’hostilité de toutes les forces dites républicaines contre nous obéit à une certaine logique. Nous ne sommes pas républicains, mais démocrates et révolutionnaires, nous avons toujours combattu cette république coloniale et impérialiste. Nous discutons du point de vue d’un parti internationaliste. Il est clair que cette discussion se situe sur un autre terrain que celui de Marie-George Buffet ou de Jean-Luc Mélenchon qui discutent au nom de la république. Dans les nombreux paradoxes qui traversent le débat en cours, il est symptomatique de la confusion ambiante de voir des camarades farouches partisans de l’unité à tout prix et, parfois, à n’importe quel prix avec le Front de gauche se faire aujourd’hui les tout aussi farouches défenseurs de la candidature d’Ilhem. Paradoxe qui renvoie à la faiblesse du NPA, sa difficulté à agir avec cohérence en parti affirmant sa propre personnalité.
 
Le point de départ de la discussion porte bien  sur notre projet commun, ce qui nous réunit et donc ce que signifie militer ou sympathiser avec le NPA, le représenter. La première question n’est pas de savoir qui on accepte ou pas mais bien ce à quoi adhèrent celles et ceux qui nous rejoignent. Et c’est bien parce que le fait qu’une camarade portant le foulard islamique soit candidate est compris comme une remise en cause de ce qui nous réunit qu’elle pose problème. Il ne s’agit pas de stigmatiser qui que ce soit mais de définir notre compréhension commune de ce qui nous réunit.
 
Nous sommes réunis par un projet qui prend appui sur un certain nombre d’idées qui ont un contenu universel. Ces idées définissent le contenu même du mot socialisme en tant que perspective pour l’ensemble de l’humanité. Elles plongent leurs racines dans l’histoire des sociétés, des faits économiques, des luttes d’émancipation, dans l’histoire des idées elles mêmes, des connaissances scientifiques. Nous ne sommes certes pas positivistes, scientistes au sens où nous ne croyons pas que la science échappe au rapport de classe ni que ses seuls progrès et leur application puissent suffire à transformer le monde et à libérer l’Homme. Mais nous sommes convaincus que ces progrès conditionnent les possibilités de transformation révolutionnaire, d’émancipation humaine. Ils permettent à l’humanité et en particulier aux classes exploitées de s’unir par delà les frontières tout en élargissant l’accès à la culture, à la compréhension de l’histoire et du monde. Le progrès des connaissances est le fondement même de la démocratie et de la liberté, du moins si le monde du travail, qui en crée les conditions matérielles, peut se les approprier alors qu’aujourd’hui le capital les accapare à ses seuls fins parasitaires, réactionnaires, les amputant de leur dimension contestatrice.
 
Parmi ces progrès, il en est un, la théorie de l’évolution, qui considère que tous les phénomènes sont le produit d’une histoire et n’ont d’autres explications que cette histoire sans autre intervention extérieure non objective. Dieu est une hypothèse dont nous n’avons pas besoin. Cette théorie est un des progrès fondamentaux de la pensée. Le marxisme en est une des branches appliquées aux sciences sociales et aux luttes d’émancipation comme le Darwinisme l’est dans le domaine de l’évolution du monde vivant. De ce point de vue, le socialisme n’est pas une idéologie, un choix moral, mais bien une théorie qui s’inscrit dans une conception scientifique globale, la théorie de l’évolution.
 
La bourgeoisie tout en étant obligée d’accepter celle-ci cherche en permanence à la remettre en cause - voir le combat acharné des réactionnaires aux USA pour imposer l’enseignement des conceptions créationnistes. Et bien évidemment nous ne sommes pas neutres mais nous militons pour contribuer à une élévation de la conscience collective, l’appropriation d’une conception matérialiste  nécessaire à l’émancipation humaine.
 
 
Défense du matérialisme militant et idéalisme religieux
 
Nous nous définissons comme athées, comme matérialistes au sens philosophique du terme. Nous pensons que les religions ont, comme tout, une histoire, qu’elles sont le produit de l’histoire de l’humanité, qu’elles ont pu contribuer au progrès qui s’est forgé sa route à travers des sociétés de classe, d’oppression, qu’elles ont la plupart du temps justifiées. Dieu ou les Dieux sont une invention de l’esprit humain qui s’en libérera quand l’homme aura transformé ses conditions d’existence au point de les maîtriser et de vivre en harmonie avec les siens et avec la nature sans avoir besoin ni des contraintes morales ni de la promesse du paradis…
 
Mais notre attitude est celle d’un parti démocratique convaincu que sa seule force est la conscience des opprimés dont il n’est rien d’autre que l’expression organisée et militante. Nous voulons convaincre par la discussion, l’éducation, à travers les luttes pour le bien-être et les droits démocratiques des classes opprimées. Nous défendons, popularisons nos conceptions, nous fondons nos analyses et perspectives sur elles mais nous ne pensons pas convaincre par des mesures d’autorité ou administratives. Ceci dit, nous combattons le pouvoir matériel des Eglises et différents clergés qui sont là pour embrigader les masses et défendre l’ordre établi. Contre les Etats théocratiques comme Israël ou l’Iran mais aussi quand cela se fait à l’ombre d’un Etat dit laïc. L’articulation entre ces trois composantes – attitude démocratique vis-à-vis des masses, défense de nos conceptions, lutte contre la force matérielle des religions et des Etats- est une question politique qui n’a pas de réponse toute faite mais s’écrit à travers la lutte.
 
Il est très fréquent que soit invoqué le principe de laïcité pour justifier la neutralité à l’égard des religions. Il y a là une confusion. La laïcité régit les rapports entre l’Etat et les religions. Cette idée était au coeur de la lutte contre l’influence de l’église sur l’Etat presque un siècle après la révolution de 89. Elle a abouti à la loi de 1905 qui est un compromis favorable à la bourgeoisie contre le socialisme. A partir de cette lutte, l’idée de laïcité a pris plusieurs contenus. Sarkozy se réclame d’une laïcité ouverte c'est-à-dire où l’Etat marche la main dans la main avec les religions et tout particulièrement avec la religion dominante, l’église catholique ! Pour nous, elle signifie une totale indépendance de l’Etat vis-à-vis des religions, libres, dans le même temps, d’exister par leurs propres moyens sans aide ni subventions à partir des fonds publics.
 
Le principe vaut pour les rapports de l’Etat et de la société civile, il ne vaut pas au sein du parti qui est une libre association de femmes et d’hommes unis par un même projet, une même philosophie, le socialisme et le communisme. Le raisonnement qui efface cette différence, revient à effacer nos délimitations, ce qui fonde la nécessité d’un parti des travailleurs pour se contenter de défendre un point de vue général, un principe, hors du combat politique réel.
 
Notre parti est une libre association de personnes qui partagent la même philosophie matérialiste. Ceci dit notre matérialisme est militant et démocratique et notre parti ne rejette pas celles et ceux qui partagent notre programme sans pour autant s’être approprié une philosophie matérialiste et qui conservent des croyances religieuses. Cela à partir du moment où ils connaissent et acceptent notre point de vue et où ils ne se livrent pas à un prosélytisme religieux. Et c’est quand même un sophisme étrange que d’invoquer la laïcité pour justifier de présenter une candidate portant le voile.
 
 
Croyances religieuses et luttes d’émancipation
 
La question de savoir si des personnes ayant des croyances religieuse peuvent militer dans notre parti ne se pose pas dans les mêmes termes selon le contexte social et historique ou n’a pas la même importance. Elle ne se pose pas dans les mêmes termes aujourd’hui que dans la Russie du début du siècle dernier ou en France, pays de la révolution de 89, et au Pakistan par exemple. Ceci dit, à partir du moment où nous acceptons que des croyants puissent nous rejoindre en toute connaissance de nos propres conceptions matérialistes, il est difficile de codifier jusqu’où peuvent ou pas s’exprimer leurs croyances, port du voile, de la kipa ou de la croix… Notre démarche vise à convaincre, entraîner, associer à notre combat émancipateur et non à nous aligner sur des préjugés. C’est bien cela qu’il s’agit d’apprécier plutôt que de formaliser un problème qui ne peut être que très marginal dans un pays comme la France. C’est vrai aussi pour le port du voile qui reste marginal y compris dans les populations d’origine maghrébine.
 
Ce dernier prend une signification particulière du fait qu’il est un symbole de l’oppression des femmes, de soumission contraire aux idées du féminisme. Mais si une femme qui connaît notre philosophie, qui sait que nous considérons le voile comme un symbole d’oppression, que nous soutenons, ici et dans le monde, la luttes des femmes et de tous les démocrates contre les religieux qui veulent l’imposer, souhaite militer avec nous, nous ne la rejetons pas. C’est à elle d’assumer ses contradictions. Certes, le port du voile n’est pas le seul symbole d’oppression des femmes. Il y en a des « laïcs » qui les rabaissent au rang d’objet sexuel ou consacrent, même civilement, la propriété de l’homme sur elles. Nous n’y sommes pas plus indifférents mais cela ne veut pas dire que nous tirons un trait d’égalité entre tout dans une même condamnation morale qui, au final, banaliserait… le voile !
 
Une femme portant le voile peut-elle représenter notre parti, être candidate ? La question se pose en termes politiques. Quand nous discutons pour choisir une ou un candidat ou porte-parole nous voulons choisir qui est le plus à même de nous représenter, de porter le message collectif, les idées que nous voulons faire passer. Le port du voile, symbole d’oppression, rend cela impossible. Il ne s’agit pas d’une discrimination mais d’un choix politique. Et militer pour, comme l’ont fait et le font un certain nombre de camarades est un choix qui rentre en contradiction avec ce qui nous réunit. Il revient, volontairement ou non, à faire un geste public et politique vis-à-vis des milieux religieux, s’oppose de fait au féminisme, à notre philosophie. Il vise à faire d’un cas d’exception un geste politique qui ne peut être perçu et a été perçu comme un geste contraire aux luttes féministes. C’est bien là l’erreur des camarades du Vaucluse, le désaccord que nous avons avec eux et celles et ceux qui ont contribué à mettre les militants du parti devant un fait accompli.
 
Ceci dit, à aucun moment nous n’avons  demandé, pour notre part, le retrait d’Ilham de la liste PACA. Ce qui est fait est fait et nous n’allions pas céder à la pression de la campagne menée contre nous. Mais ne pas céder ne signifie en aucun cas justifier et encore moins accepter.
 
 
Quelle politique vis-à-vis des quartiers populaires?
 
Le geste politique des camarades du Vaucluse part, si nous comprenons bien, d’une double préoccupation. D’abord faire un geste de réponse à la politique et à la campagne discriminatoire, xénophobe et raciste du pouvoir. Ensuite s’adresser aux milieux populaires de religion musulmane pour leur dire que notre combat est le leur. Nul besoin d’un tel geste pour s’opposer au pouvoir et à la loi sur le voile ou celle sur la burqa, bien au contraire même. Le geste des camarades affaiblit le caractère démocratique de notre position, la caricature et la dénature. Ensuite, les gestes que nous avons à faire vis-à-vis de la population des quartiers s’adressent à toutes et tous pour unir - et non diviser - par delà les origines et les religions autour des exigences sociales et démocratiques.
 
Notre intervention dans les quartiers s’organise autour d’un programme d’urgence sociale et démocratique. Il serait suicidaire de chercher des raccourcis en faisant des compromis avec des religieux ou avec la religion. Personne ne prétend vouloir le faire, peut-être, mais le geste de présenter une candidate portant le voile prend inévitablement ce sens là.
 
Dans notre travail nous avons une attitude démocratique, nous ne stigmatisons et ne repoussons aucun débat ni aucune alliance. Toutes les alliances sont possibles mais comme toute alliance elles supposent que le parti et ses militants restent libres de parler leur propre voix, de défendre leurs propres idées, leur propre programme. En abdiquer serait la voie la plus sûre vers l’échec.
 
 
La continuité démocratique du mouvement ouvrier
 
Ce serait plus qu’un terrible paradoxe, une erreur grave, si les révolutionnaires laissaient à la bourgeoisie la défense de certains acquis démocratiques des luttes de classes que les réformistes lui ont abandonnés, pour les pervertir et les retourner contre une partie de la classe ouvrière elle-même. Car les acquis démocratiques de ce pays sont bien nos acquis. Les droits des travailleurs comme les droits des femmes ont été arrachés par la mobilisation et la lutte contre les classes dominantes, ils leur ont été imposés. Les compromis que la bourgeoisie a réussi à négocier lui ont permis d’utiliser ces droits à ses propres fins pour perpétuer sa domination dans le cadre de la République bourgeoise. Chaque fois que cela lui a été nécessaire, elle les a foulés aux pieds, passés par les armes. Et chaque fois, ce sont les travailleurs de toutes origines, les femmes, les jeunes qui ont réussi à redonner vie à ces conquêtes. La bourgeoisie ne les reprend à son compte que pour s’attacher les réformistes adeptes de sa République ou pour les retourner contre une fraction de la classe ouvrière.
 
Notre combat s’inscrit dans une continuité démocratique et révolutionnaire, dans le contexte nouveau de la mondialisation libérale et impérialiste. « Nous voulons que le NPA fasse vivre le meilleur de l'héritage de celles et ceux qui ont affronté le système depuis deux siècles, celui de la lutte des classes, des traditions socialistes, communistes, libertaires, révolutionnaires. » est-il écrit dans les Principes fondateurs de notre parti. Parmi le meilleur de cet héritage il y a la lutte contre l’emprise des églises, pour l’égalité des sexes, la propagande et le travail d’éducation pour une conception matérialiste de l’histoire et de l’évolution du monde. Cette tradition nous la faisons nôtre en ces temps de recul politique et idéologique où la religion tend à redevenir la seule valeur à prétention universelle des classes dominantes confrontées à la faillite de leur propre système, de leur propre politique.
 
Le défi du NPA, c’est de faire revivre cette tradition au coeur de la nouvelle classe ouvrière née de la mondialisation à travers le melting-pot des luttes sociales et politiques.
 
Monica Casanova, Yvan Lemaitre

 

 

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Published by JEAN EMARE - dans ARTICLE
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commentaires

corinne 05/03/2010 14:23


merci, mais j'ai déjà essayé de discuter avec les militants du npa de ma ville... no comment. de plus, ce discours ne pas aller voter c'est donner sa voix à la droite, je connais pas coeur.
pour info, j'ai 52 ans, je vote depuis l'age de 18ans, j'ai toujours appliquée les "ordres", c'est-à-dire report de ma voix au 2ème tour. alors, c'est bon, j'ai donné.
je voterai lorque je me retrouverai dans un parti REVOLUTIONNAIRE, un vrai.
je me répète, mais dans mon quartier, AUCUN POLITIQUE N'A POINTE SON NEZ, mais par contre parler en notre nom pour raconter absolument n'importe quoi, je dis ASSEZ.
actuellement, j'héberge un jeune africain en rupture familiale, j'applique à mon niveau la solidarité, les valeurs pour lesquelles je me suis toujours battue.
et je le redis : ASSEZ DE SE SERVIR DE NOTRE MISERE, ASSEZ DE NOUS UTILISER, ASSEZ DE NOUS STIGMATISER.
JE NE VOTERAI PAS, JE NE VOTERAI PLUS, JE ME FOUS DE CEUX QUI SERONT ELUS.
salutations


corinne 01/03/2010 09:44


jevais faire court. je vis dans un quartier, (22000 habitants, 80%issus de l'immigration)22000 cas sociaux parkés dans du béton, JAMAIS LE NPA n'y a mis un pied (ni les autres partis), JAMAIS le
npa n'est venu discuter avec nous.
alors vos discours, ON S'EN FOUT. je suis une femme de gauche, laique, non croyante, j'étais sympathisante du npa, aujourd'hui, ce parti me dégoute.besancenot est un opportuniste.le vrai combat a
mener est celui D'UNE VRAIE MIXITE SOCIALE, personne n'en parle. de plus, sachez que ls femmes voilées ne votent pas, et ne connaissent meme pas besancenot ni le npa.
VOUS ETES COMME TOUS LES AUTRES, VOUS VOUS SERVEZ DE NOTRE MISERE A DES FIN ELECTORALISTES.
NOUS EN AVONS ASSEZ DE SERVIR DE FOND DE COMMERCE.
dans mon quartier-ghetto, nous sommes un très grand nombre a avoir décider de ne pas voter car nous en avons ASSEZ, ASSEZ d'etre utilisés.


JEAN EMARE 05/03/2010 13:27


Bonjour

Merci pour les informations,notre partie le NPA n'a que 10000 adherent ce qui est peu alors je te propose d'ecrire à cette adresse email pour prendre contact avec un militant(e) du NPA pour en
discuter email yvesdagandlcr01@laposte.net 
 




"La démocratie
est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes."




Winston Churchill

Ne pas aller voter c'est donner ca voix à la droite ce qui est pire






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