Les faits : deux militantes arrêtées
Dans la nuit du 16 au 17 janvier , Zephora et Claudette sont arrêtées par la police en train décrire sur un mur « Honte à Israël » ( le mur de la poste ).
Relâchées après leur déposition elles sont convoquées 3 jours plus tard , mises en garde à vue dans les cellules de l'Evêché ( hôtel de police de Marseille ) amenées au tribunal menotées et présentées devant le substitut du Procureur pour se voir signifié une inculpation pour « dégradations volontaires de biens publics « et convoquées pour procès le 10 mars 2009.
La mise en garde à vue trois jours après l'arrestation est une procédure inhabituelle : elle a été faite à la demande du Parquet avec la qualification d »acte antisémite « ce qu' elles ont immédiatement récusé .
Le substitut du Procureur leur a expliqué que la qualification qui , en définitive , avait failli être retenue était « incitation à la haine
raciale « mais que finalement après discussion ils avaient retenu « dégradations volontaires de biens publics « .
Ce qu'il faut comprendre :
- Les deux qualifications qui n'ont pas été retenues auraient donné lieu à un débat politique à laudience ce qu'ils ont voulu éviter .
- La qualification retenue est mentionnée dans le code pénal : ce délit est passible de 3 ans d'emprisonnement et de 45000 damende .
- La qualification retenue ne correspond pas au délit qui est « un tag sur biens publics « donc on voit clairement la volonté de sanctionner au delà c'est à dire de punir d'avoir osé écrire ce que beaucoup de citoyens français pensaient des évènements qui se passaient à Gaza.
Il n'est qu'à voir les dizaines de milliers de manifestants dans
les rues
Zephora et Claudette ont besoin de votre soutien moral mais aussi
financier Vous pouvez envoyer votre soutien à :
Comité de soutien Zephora et Claudette c/o Mille Bâbords
61 Rue Consolat 13001 Marseille
Chèques libellés au nom de Mille Bâbords