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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 21:19

Les statistiques générales du blog

Date de création : 29/02/2008
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    • MUNICIPAL
      SYNDICALE
      PETITION EN LIGNE
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La catégorie ''courrier des electeurs'' vous permet de témoigner, de donner votre avis sur un sujet, de transmettre vos expériences, vos idées...

Enfin, vous êtes en lutte, envoyez nous les infos à : yvesdagandlcr01laposte.net

nous les publierons.

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DAGAND YVES

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 21:13

octobre 2008

Bonjour,

La crise financière ne cesse de déployer ses effets ! Finis les beaux discours sur les immenses vertus de la main invisible du Marché et les fabuleux bienfaits de la Sainte Concurrence ! Voici revenu l’Etat nous dit-on ! Que de bla bla bla ! Nos libéraux pyromanes ont toujours eu besoin d’un Etat pompier aux frais des citoyens pour endosser leurs pertes et récupérer les profits garantis.

Nous voici avec le double langage généralisé : le même qui nous garantit le retour de l’Etat est celui qui a organisé son désengagement d’EDF et GDF pour en faire des Sociétés Anonymes « comme les autres », puis l’ouverture de leur capital aux intérêts privés bancaires, puis la privatisation de GDF en cadeau au privé Suez et à ses actionnaires banquiers ! C’est le même qui nous prépare la privatisation de la Poste ! Le même qui vient de peser pour une opération à hauts risques d’EDF en Angleterre !

Car EDF a annoncé qu’elle se portait acquéreur de British Energy, l’opérateur nucléaire anglais. Une opération très controversée. Pour EDF, l’heure est aux grandes annonces : EDF deviendrait le leader du nucléaire en Europe (alors qu’il l’est déjà !) ; cet investissement ne pèserait pas sur son développement en France car environ 14 des 15,7 milliards d’euros seront financés par l’emprunt avec en vue une part de 25% vendue à l’anglais Centrica ; l’Etat britannique financera le démantèlement des centrales existantes. Mais pour beaucoup, l’offre est très surcotée, d’un montant équivalent au coût de 2 centrales EPR ; elle n’a aucune justification industrielle et n’apporte pas de sites supplémentaires ; elle pèsera sur les capacités d’investissement du groupe dans les années à venir, et se traduira par des réductions budgétaires internes drastiques, au détriment de l’emploi, des salaires et de la qualité de service, réseaux notamment. Au final, d’un côté ce seront les citoyens anglais qui paieront les surcoûts de l’électricité produite par un consortium privé qui devra dégager des profits très élevés en bourse et de l’autre ce sont les citoyens-consommateurs français qui financent en partie et qui paieront les risques pris en cas de problèmes.

Ce qui est certain, c’est qu’une telle opération n’aurait jamais vu le jour sans l’intervention active des deux gouvernements français et britannique au plus haut niveau, et qu’elle revêt donc une dimension politique importante.

Dès lors, une question se pose : comment se fait-il qu’une décision politique d’une telle portée n’ait donné lieu à aucun débat sérieux dans notre pays ?

Les grandes manœuvres dans le nucléaire sont lancées : on s’apprête à introduire Suez dans l’industrie du nucléaire en France, peut-être également demain Total, on décide de développer le nucléaire au-delà de nos frontières et simultanément on continue à annoncer le désengagement de l’Etat du capital d’EDF : les gouvernements français et britannique, au travers de l’OPA d’EDF, prennent une décision majeure de politique énergétique - le développement du nucléaire civil privé par le biais de multinationales - sans même que les citoyens des pays concernés soient consultés ou informés.

Sans langue de bois, vous trouverez également sur notre site les infos et les commentaires sur ces sujets et sur l’énergie en France et sur ce qui se passe ailleurs dans les autres pays. Les fabuleux bienfaits de la libéralisation et des privatisations, avec en tête les hausses de prix de l’électricité et du gaz, ne cessent de pleuvoir sur les citoyens ! .........

Consultez notre rubrique Actualités, octobre 2008, ainsi que notre rubrique "documents de référence" actualisée.

http://reg.reseau-ipam.org/sommaire.php3

Au revoir

Résistances électriques et gazières

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 22:45

BRITISH ENERGY : et si on parlait chiffres ?

Les élus du Comité d’Etablissement Tête de Groupe et leurs organisations syndicales locales ne sont pas impressionnés par les arguments d’autorité de la Direction qui aurait toutes les données en main pour déterminer ce qui est bon pour l’entreprise.

Ainsi, la Direction du groupe EDF SA voudrait acheter British Energy 16 milliards d’euros parce que cette entreprise les vaut. Il est certes vrai que c’est à cette hauteur que l’évalue

le marché boursier … tant qu’EDF se porte acquéreur de cette entreprise.

A la Bourse, aujourd’hui, EDF vaut autour de 85 milliards d’Euros soit un rapport de 1 à 5 par rapport à British Energy.

EDF dégage en 2007 un résultat avant paiement d’intérêts, taxes, provisions et amortissements (EBITDA) de 15 milliards d’Euros. L’EBITDA de British Energy tourne autour de 1,1 milliard d’Euros soit un rapport de 1 à 13.

Si nous décidons de proportionner la valeur de British Energy de telle manière que son résultat soit équivalent à celui d’EDF, nous obtenons une valeur de 6 milliards d’Euros (au lieu de 16 milliards). Si en outre nous considérons la durée de vie résiduelle limitée descentrales de British Energy (11 ans à comparer à l’outil industriel performant d’EDF qui

devrait produire encore de l’énergie pendant a minima vingt ans) alors la valorisation de British Energy devrait être diminuée de moitié à 3 milliards d’Euros.

Selon nos informations British Energy n’apporte qu’un terrain, mais admettons que cette entreprise fournirait les terrains nécessaires à 4 EPR, objectif affiché de la Direction. Alors, « la prime terrains » admissible aujourd’hui serait inférieure à 800 millions d’Euros (àraison d’un maximum de 200 millions d’Euros le terrain). Bref, British Energy ne vaudrait guère davantage que 4 milliards d’Euros (3 milliards pour l’entreprise et en arrondi 1 milliard de « prime terrains ») et non 16 milliards d’Euros. Donc, le groupe EDF paieraitBritish Energy 12 milliards d’Euros de trop. Le coût de chaque EPR (3 à 4 milliards d’Euros l’unité) est donc doublé par l’opération d’achat de British Energy. En tout état de cause, ce surcoût ne rendrait pas compétitive la nouvelle centrale y compris face à l’énergie fossile.

Bref, vous l’aurez compris, le doute persiste et ce n’est pas l’opération stratégique de Constellation qui nous rassure (perte potentielle de 650 millions de dollars sur 1 milliard investi). La moitié de ces pertes est le résultat d’achats effectués la semaine dernière.

Nous vous épargnons le calcul du retour sur investissement, calcul auquel s’est sans doute attaqué le CA d’EDF réuni en urgence vendredi 19 septembre !!!

Enfin, en conclusion, nous nous étonnons que dans un contexte boursier et financier très dégradé, British Energy conserve voire augmente sa valeur boursière initiale et qu’EDF soit disposée à monter son offre.

En tout état de cause, les élus du CE Tête de Groupe et leurs organisations syndicales locales, à l’instar des salariés d’EDF, ne comprendraient pas que l’on investisse des milliards d’Euros dans des opérations hasardeuses alors que les négociations sociales sont toujours aussi difficiles notamment dans le domaine de l’augmentation des salaires, de la protection sociale et de l’emploi.

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 22:42

ACHAT DE BRITISH ENERGY

COMMUNIQUE DES ELUS ET DES REPRESENTANTS SYNDICAUX

AU COMITE D’ETABLISSEMENT DE LA TETE DE GROUPE EDF SA

Le Conseil d’Administration extraordinaire d’EDF SA du 23 septembre

2008 a décidé l’acquisition de British Energy pour un montant estimé de

15,6 milliards d’euros, alors que l’actif de cette entreprise est évalué à

moins de 5 milliards d’euros.

Par ailleurs cette acquisition intervient dans un contexte boursier et

financier mondial très perturbé (voir Constellation aux Etats-Unis…..).

Nous  déplorons que nos précédentes alertes (des 17 et 22 septembre

2008), qui exprimaient l’inquiétude des salariés de la Tête de Groupe,

n’aient pas été prises en compte.

Cet achat à un prix démesuré est de nature à fragiliser les équilibres

financiers de l’entreprise. Il aura des conséquences négatives pour les

usagers (prix, qualité de service), pour l’outil industriel (réseaux,

recherche, parc de production, sécurité….) et les agents (emplois,

salaires, protection sociale).

Après une telle décision, quelle confiance pouvons-nous accorder

aujourd’hui à la Direction de l’entreprise ?

En conséquence, les élus et les représentants syndicaux (CFDT, CFECGC,

CFTC, CGT, FO, SUD, UFICT-CGT) du Comité d’Etablissement

de la Tête de Groupe d’EDF SA réunis ce jour ont décidé à l’unanimité

de quitter la séance du CE pour marquer leur vive désapprobation à

cette décision d’achat.

Paris, le 24 septembre 2008

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 22:16

Le capitalisme fait faillite et

Sarkozy se paye notre tête

 

“ Je veux le dire aux Français : l’anticapitalisme n’offre aucune solution à la crise actuelle (…) La crise actuelle doit nous inciter à refonder le capitalisme sur une base éthique ”

N. Sarkozy à Toulon, le 25 septembre

 

Qui aurait imaginé que le président bling-bling s’en irait un jour dénoncer les “ excès ” du capitalisme “ financier ” ?

Oui, la situation est grave. Oui, la soif de profits jamais satisfaite d’une poignée de privilégiés met toute la société en danger. L’accumulation sans fin des capitaux n’est pas une dérive du capitalisme mais le cœur de son  fonctionnement.

Dans son discours de Toulon, Sarkozy a reconnu qu’il y a eu de grosses erreurs, des dérives. Mais, a-t-il prétendu, ce n’était pas le vrai capitalisme car celui-ci serait “ moral ”, “ éthique ”, “ productif ”. Cause toujours… Il reste que sa seule proposition face à la crise, c’est de poursuivre et aggraver les agressions antisociales qu’il mène déjà sur tous les terrains.

Il a ainsi annoncé, pêle-mêle : un nouveau recul du pouvoir d’achat et l’explosion des licenciements ; le maintien du plan de saccage de l’hôpital public ; l’accélération de la contre-réforme de l’Etat avec, il s’en est vanté, “ dès l’an prochain un total sans précédent de 30 600 emplois supprimés dans la fonction publique ” ; un gros paquet de nouvelles aides, exonérations de charges et d’impôts pour les patrons.

Enfin, Sarkozy s’est engagé à ce que l’Etat vienne au secours des banques, assurances et sociétés de crédit, si ces dernières se retrouvaient en défaut de paiement. Comme aux Etats-Unis, on “ nationaliserait ” donc leurs pertes en les faisant financer par nos impôts. Déjà victimes des bas salaires, de la précarité et de la hausse des prix, les travailleurs subiraient ainsi une véritable “ double peine ”.

Dans le même temps, la privatisation de tout ce qui peut faire du profit, elle, continue de plus belle. Exemple : la Poste, dont le gouvernement vient d’annoncer “ l’ouverture du capital ” et l’entrée en Bourse (une décision prise en plein milieu de la tourmente des marchés...)

Aux riches de payer leur crise

Tous les gouvernements sont inquiets pour l’avenir du système et parlent désormais du besoin de “ nouvelles régulations ”, d’une intervention accrue de l’Etat dans l’économie. Mais quel que soit le degré de sincérité de ces déclarations, ils sont d’accord sur un but : faire payer la crise, leur crise, aux classes populaires.

A nous de ne pas l’accepter et de reprendre aux financiers, aux patrons et aux actionnaires tout ce qu’ils nous ont volé.

Les luttes de résistance foisonnent, mais elles restent dispersées et trop souvent isolées. Aidons à les coordonner, à les unifier.

Parmi d’autres mobilisations dans le privé et le public, la grève de la Poste du mardi 23 septembre a été un succès. Un large front syndical, politique et associatif, s’est formé au niveau national. La bataille qui commence contre la privatisation de la Poste peut être l’occasion de mettre un coup d’arrêt aux attaques et de changer le rapport de forces.

Sarkozy a clairement identifié son ennemi : l’anticapitalisme. Là au moins, les choses sont claires. Ni éthique, ni moral, ni réformable, ce système de sauvages doit être combattu et renversé. Venez avec nous construire le NPA !

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 19:16



Prochainement,

SUD Energie dans votre CNPE

Réunion d'information
29 septembre, 18h00,

Ambérieu en Bugey, Maison du peuple

    (

à côté de la poste, place Pierre Semard, 300 m de la gare.)

 Un besoin de renouvellement syndical



 Depuis quelques années, les salariés subissent des reculs sociaux à un rythme qui s'accélère : privatisation des services publics, retraites, salaires ... alors que les dividendes des actionnaires et les salaires de nos dirigeants explosent ...

 Ces dégradations sont bien sûr liées à la progression des politiques ultralibérales, mais également aux orientations défaitistes des principales fédérations syndicales . De la privatisation à la casse du service public en passant par la fusion GDF/SUEZ, c'est toujours la même stratégie avec toujours le même résultat : des journées d'action sans lendemain dont le seul objectif semble être le décompte du nombre de grévistes. Pas de quoi effrayer Sarko qui ne se prive pas de le faire savoir.

En refusant d'aider à la construction d'un véritable rapport de force, en acceptant les orientations gouvernementales comme inéluctables, en prétendant « sauver l'essentiel » par la négociation de prétendues compensations sans s'opposer frontalement aux contre-réformes (privatisations ou allongement des durées de cotisations par exemple), elles ont permis leur application.

Pourtant, d'autres stratégies étaient possibles : en 2004 à EDF-GDF, l'une des entreprises les plus fortement syndicalisées, dans un secteur sensible, avec une mobilisation des salariés autour de 80% au début du mouvement, une grève reconductible aurait pu empêcher l'ouverture des marchés et la privatisation des entreprises.

Dernier exemple caricatural de cette stratégie perdante : le combat avorté contre la destruction des régimes spécifiques des retraites dans les IEG (cf. encart).


Le type de syndicalisme développé par les fédérations historiques est aujourd'hui dans une impasse : la négociation qui ne s'appuie pas sur la construction d'un véritable rapport de force conduit à des régressions sociales. Cette stratégie, combinée à des pratiques syndicales qui se bureaucratisent et s'éloignent du terrain, affaiblit le mouvement syndical dans son ensemble et participe à la baisse de la syndicalisation.

 Retraites : le combat avorté

 Comment justifier l'absence de véritable mouvement dans les IEG, alors que les cheminots étaient en grève reconductible ? Pourtant, la première journée d'action avait montré le potentiel de mobilisation des salariés des IEG, avec un taux de gréviste de 60 %.
A la SNCF, SUD Rail a fait la preuve qu'une autre stratégie était possible. En préparant et en aidant à la construction d'un mouvement reconductible, ils ont permis d'établir une mobilisation de fonds. Cela aurait pu mener à la victoire - comme en 95 - sans l'appel très prématuré de certains responsables syndicaux à la négociation entreprise par entreprise, sur la base du renoncement aux revendications essentielles.

 Il est donc nécessaire de développer une autre forme de syndicalisme, dans les IEG comme dans les autres secteurs, afin d'endiguer cette évolution et de reprendre l'offensive. C'est ce que proposent les syndicats SUD/Solidaires :
- aider les salariés à se donner les moyens d'établir un rapport de force au niveau nécessaire en utilisant tous les moyens de l'action collective, des plus légers (délégation, pétition, débrayage ponctuel...) à la grève générale selon les situations, pour pouvoir négocier des progrès sociaux et non des mesures régressives. La grève n'est pas un rituel, elle doit permettre de gagner.
- appuyer les mouvements de grève en donnant des informations, des positions, en aidant à l'organisation, mais sans se substituer aux décisions des grévistes ;
- appliquer un fonctionnement démocratique et de terrain...

 

 

Une nouvelle loi qui permet la présence de
représentants syndicaux SUD Energie partout


Les règles de représentativité syndicale totalement antidémocratiques ont bien longtemps freiné ce renouveau syndical, en privant de tout droit et de tout moyen les nouveaux syndicats, en leur interdisant par tous les moyens de se présenter au suffrage des salariés, en les exposant à une guerre juridique avec les directions.
Malgré ces conditions très difficiles, les syndicats SUD, réunis dans l'Union syndicale Solidaires, ont continué à se développer (75 structures nationales, une centaine d'unions locales, des secteurs où SUD arrive en 2ème position comme dans le Rail, les PTT ...).
A EDF comme dans les autres secteurs, SUD atteint en moyenne 20% là où nous avons pu présenter des listes, ce qui nous situe comme 2ème syndicat. Mais les entraves juridiques à notre développement, particulièrement forte à EDF et GDF, ont limité notre périmètre d'implantation.
Aujourd'hui, un texte de loi applicable à l'automne change la donne. Même s'il est encore bien loin de permettre librement aux salariés de désigner les représentants de leur choix, il donne néanmoins la possibilité à toute organisation syndicale légalement constituée depuis au moins 2 ans - ce qui est le cas de la Fédération SUD Energie - de constituer des sections syndicales. Ces sections peuvent désigner un représentant syndical, salarié protégé ayant au moins 4h par mois de détachement, disposant d'une liberté de circulation dans l'établissement. La section a également accès à l'information, dispose de panneaux d'affichage, peut relever des cotisations, assurer la défense individuelle et collective des salariés.
Par ailleurs, lors des prochaines élections de représentativité, il sera possible de présenter des listes SUD Energie partout (à EDF et GDF, mais également dans l'ensemble des entreprises du secteur de l'Energie)
dès le premier tour.


Il y a aujourd'hui une opportunité pour développer un syndicalisme différent, un syndicalisme offensif et de terrain : il faut la saisir

Nous invitons donc toutes celles et tous ceux qui souhaitent participer à la création d’une section sur le CNPE du Bugey à nous contacter et éventuellement à nous rencontrer.

sudenergiebugey@laposte.net

Aux Prud’hommes 2008 : SUD, c’est Solidaires

NOUS AURONS QUE CE QUE NOUS SAURONS PRENDRE


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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 19:13

MUSIQUES

Rémo Gary, D’Angelo

 

 

 
Rémo Gary. Le dernier disque de Rémo Gary est un double CD habillé de rouge et noir, remarquablement illustré par Jacques Tardi et accompagné d’un recueil de paroles. Le premier disque rassemble les dernières chansons de Rémo Gary, sous le titre Même pas foutus d’être heureux. Quinze petites pièces d’une écriture poétique, toujours exceptionnelle et sans cesse renouvelée. Quinze chansons qui restituent le questionnement d’un homme sur les choses de la vie et révèlent l’engagement de l’artiste à travers son regard sur la société. Le deuxième CD, Dans la rade des lits, reprend dix-sept textes de Jean Richepin (un poète anarchiste disparu dans les années 1920), chantés par Rémo Gary, mis en musique et arrangés par Joël Clément et Clélia Bressat-Blum. La force poétique de Jean Richepin trouve ici toute son expression, notamment dans la magnifique interprétation de l’un de ses plus beaux textes, Les Oiseaux de passage. Vous trouverez ce CD, ainsi que les dates de concert, sur le site remogary.com (Rémo Gary, Même pas foutus d’être heureux, Juste une trace/L’autre distribution). ■

    Brigitte Fourquet

LE SITE     REMO GARY                    

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 19:09

SANTÉ PUBLIQUE

Touche pas à mon hosto

Alors que Sarkozy a lancé le projet de loi « Hôpital, patient, santé, territoire » (HPST), la mobilisation nationale débute le 27 septembre, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Cette semaine, débute le « rallye » de mobilisations interrégionales pour l’accès à la santé et aux soins, prévoyant un quasi-tour de France, notamment dans les régions menacées de coupures sauvages en matière d’hospitalisation publique. À Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), le 27 septembre, le rassemblement sera la rampe de lancement. Il s’agit de protester contre la fermeture de l’hôpital Jean-Rostand et de sa maternité, qui fait l’objet de luttes depuis plusieurs années. Le logo unitaire « Touche pas à mon hosto » est proposé par la Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité, le Collectif national contre les franchises et pour l’accès aux soins, et la Convergence nationale pour les services publics, avec le soutien d’un grand nombre d’organisations, syndicats (Solidaires, FSU, CGT, SMG), associations (Attac…), partis politiques (LCR, PCF, PS, Verts) et collectifs locaux.

Cette action coïncide avec le lancement du projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoire » (HPST) par Sarkozy en personne. Comme d’habitude, le président s’affiche responsable de tout et à la tête de tout. Ceux qui se sont opposés aux franchises médicales sont accusés d’être « contre le plan Alzheimer » ou contre les soins palliatifs. Il explique, en réalité, que le montant des soins remboursés par la « solidarité nationale » ne pourra plus trop augmenter, alors que les dépenses totales de santé vont encore progresser. La santé publique devra donc fonctionner selon une logique d’entreprise, avec de vrais « patrons » dans les hôpitaux, le reversement des « excédents » aux salariés (intéressement), et la publication « d’indicateurs de mortalité » ou « d’infections » (sans doute pour que « les clients » puissent choisir…). Les médecins seront mis sous pression concernant les dépenses dues aux prescriptions.

La loi de financement de la Sécurité sociale, fin septembre (Rouge n°2266 du 18 septembre), et la loi HPST annoncent donc un bouleversement total de l’organisation de la santé publique, vers un modèle étatique et managérial en même temps, alors que les hôpitaux sont déjà asphyxiés financièrement et que la carte des fermetures de services couvre tout le territoire. Le pouvoir va s’efforcer d’employer un langage qui touche la population dans sa vie quotidienne. Il est donc crucial que ce soit de cette population elle-même que monte la prise de conscience. D’Ivry, le rallye national couvrira la Bourgogne, la Franche-Comté, la Savoie, les Pyrénées, l’Ardèche, le Vaucluse, le Gard, les Bouches-du-Rhône, la Gironde et la Bretagne. Plusieurs dizaines de villes ! Le rendez-vous des marcheurs de la santé est prévu à Luçon (Vendée) le 25 octobre, une sorte de nouveau « Guéret » territorial, prélude à une manifestation nationale en novembre. La santé publique, c’est une affaire populaire, politique, de tout premier plan.  

Dominique Mezzi

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 19:06

DU CAUCASE AUX BALKANS

Un ordre mondial instable

La tentative géorgienne de reprendre par la force le contrôle de l’Ossétie du Sud a entraîné la réaction de la Russie, qui remet en cause

la toute-puissance américaine.

Au vu de l’écrasante victoire militaire russe, l’offensive contre l’Ossétie du Sud, lancée le 7 août par le président géorgien Mikhaïl Saakachvili, est généralement décrite comme une bévue. Les liens noués entre le président géorgien et les États-Unis – notamment depuis la « révolution des roses1 » qui l’a porté au pouvoir – et la présence de forces militaires américaines (et israéliennes) en Géorgie excluent que l’offensive de Tbilissi ait été ignorée de Washington. L’intégration de la Géorgie et de l’Ukraine à l’Otan, bien que différée, accroîtrait encore la perte de pouvoir de la Russie dans une CEI2 moribonde, où les États-Unis n’hésitent plus à intervenir directement.

Même si Washington n’a manifestement pas fait le choix de s’impliquer directement sur le terrain des affrontements, la défaite infligée par la Russie à l’armée géorgienne rejaillit évidemment sur la crédibilité de son soutien militaire et politique. La seule réaction militaire immédiate à la contre-offensive russe a été le rappel de soldats géorgiens mobilisés en Irak, afin qu’ils viennent défendre leur pays3.

La riposte de Moscou, dont les troupes étaient présentes, notamment au sein de « forces d’interposition » reconnues par l’ONU depuis les conflits des années 1990, va bien au-delà du contrôle de ces régions. Elle marque un tournant dans sa capacité à défendre ses ambitions de grande puissance, tournées notamment vers le contrôle des routes de l’énergie, face aux États voisins.

Deux poids, deux mesures

Les contorsions par lesquelles on explique que les bombardements effectués par Moscou, et sa reconnaissance de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, n’ont rien à voir avec les frappes « humanitaires » de l’Otan et la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo4 sont affligeantes, quelles que puissent être les différences. Il faudrait revenir sur la comparaison des conflits balkaniques et caucasiens pour voir que, sur bien des points, il y a deux poids, deux mesures.

L’URSS n’était pas la Yougoslavie. Dans les deux cas cependant, la décomposition du système social a produit partout des conflits sanglants, là où des communautés minoritaires se sont retrouvées piégées au sein de nouveaux États-nations ayant fait jouer un rôle dominateur à leur majorité ethnico-nationale afin de contrôler le territoire et ses richesses. En l’absence d’une telle majorité, la Bosnie-Herzégovine, fut, quant à elle, soumise à un terrifiant dépeçage par ses voisins.

Dans le récent conflit géorgien, Moscou a emprunté son discours et ses méthodes à Washington, sans avoir, évidemment, la force d’un impérialisme mondial. L’une et l’autre puissance ont prétendu protéger – en fait, ils les ont instrumentalisés à leurs fins – les peuples menacés par l’émergence de nouveaux États indépendants, en se prévalant du « droit international ». Il est faux, dans les deux cas, d’affirmer que l’indépendance de leurs « protégés » respectifs était un choix initial, évident et inévitable. Ce choix n’était pas fatal, il fait suite aux politiques de domination infligées aux peuples concernés. Mais la proclamation, puis la reconnaissance, de l’indépendance, pour les Albanais du Kosovo comme pour les Ossètes du Sud, n’est pas encore la souveraineté, et encore moins le bien-être. Dans les deux cas, ces pays auront à se confronter à leurs puissants protecteurs.

Les scénarios n’ont pas été les mêmes, mais la substance est proche. L’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, régions de Géorgie, ont vu leur statut d’autonomie remis en cause par le pouvoir géorgien, au moment de l’indépendance de la Géorgie. De la même façon, le Kosovo a vu le sien remis en cause par Belgrade, tout comme les Serbes de Croatie, qui se sont retrouvés comme une minorité menacée. L’Occident a valorisé le « démocrate » Eltsine, se taisant sur sa sale guerre en Tchétchénie. Les Tchétchènes et les Kosovars, dotés seulement d’un statut d’autonomie, ne faisaient pas partie des cas où le droit d’autodétermination était reconnu.

Boris Eltsine n’a pas reconnu l’indépendance, proclamée par l’Abkhazie et par l’Ossétie du Sud, après l’abolition de leur statut par le pouvoir géorgien, en 1992. Après des affrontements très violents, faisant plusieurs milliers de morts et des centaines de milliers de réfugiés, l’ONU et l’OSCE5 ont donné à la Russie les pleins pouvoirs d’inscrire ses forces armées au sein de « forces d’interposition » dans ces régions sécessionnistes.

Moscou a exploité ces conflits pour établir ses propres bases, à l’appel des Abkhazes6 et des Ossètes7. Mais, si la Russie a fait le choix de soutenir pratiquement les forces séparatistes, elle n’a jamais soutenu le projet d’unification des Ossètes. Et, comme Washington pour le Kosovo jusqu’à récemment, Moscou se satisfaisait du gel du conflit, sans reconnaître l’indépendance des Républiques sécessionnistes. La Russie se contentait de la présence de ses troupes, avec l’aval de l’ONU. Une telle posture lui a permis de se présenter comme défenseur des frontières et du droit international, aux côtés de Belgrade, contre l’indépendance du Kosovo en février 2008.

Les états-majors américains étaient loin d’être unanimes sur l’opportunité de soutenir l’offensive géorgienne, tant ils n’étaient pas prêts à la soutenir militairement. D’où une éventuelle ambiguïté des « signaux » reçus par la Géorgie, ce qui laisse une part non négligeable d’autonomie à la décision du président géorgien. C’est parce qu’il était confronté à une contestation croissante de son pouvoir et qu’il était sans doute convaincu d’un soutien, une fois l’Occident mis devant le fait accompli, que Mikhaïl Saakachvili a cherché, par cette croisade contre les régions sécessionnistes, à regagner un peu de popularité.

Il faut analyser ce qu’il se passe au plan social et sociétal. En arrière-plan de la « révolution des roses » de 2003, il y avait déjà une politique « unitariste » et raciste contre les régions autonomes et la corruption galopante du régime d’Édouard Chevardnadze. Que l’opposition (comme pour les autres « révolutions colorées » et celle, sans couleur, de Belgrade, en 2000) ait été massivement financée par la CIA ne supprime en rien la part de mobilisation populaire réelle de ces prétendues révolutions. Leur aspect superficiel et instrumentalisé de l’extérieur explique néanmoins que la corruption des nouveaux « parvenus » ait ensuite été partout massive, renforcée par les politiques clientélistes de privatisation.

Populations flouées

Édouard Chevardnadze avait été obligé d’accepter la présence russe dans les régions séparatistes, car elle avait été légitimée par l’ONU et l’OSCE. Mais la montée d’un pouvoir fort à Moscou, avec Poutine, et la croissance russe retrouvée depuis 1998 ont infléchi les choix de Washington, qui a considéré que les régions séparatistes étaient le cheval de Troie de Moscou dans cette zone stratégique, où devaient passer des oléoducs et gazoducs contournant la Russie. Mikhaïl Saakachvili a monnayé le soutien de Washington contre l’envoi de ses troupes en Irak. Mais cela ne lui donnait pas de légitimité intérieure. Les élections de novembre 2007, où de probables fraudes ont été assorties de répression, demeurent contestées par son opposition.

L’engrenage des tensions avec les régions sécessionnistes et Moscou s’est accompagné du renforcement des liens avec les Etats-Unis, dans le contexte de scandales politico-financiers récurrents et, depuis 2004, d’accentuation du cours néolibéral. Entre 2004 et 2008, 1800 entreprises ont été privatisées et le projet est d’étendre cette logique aux universités et à la santé. Comme partout (en Russie, notamment, où se mène ce même type de politique sociale), la grande masse de la population se retrouve perdante. Pour atténuer les mécontentements, le régime géorgien a cherché, par une fuite en avant guerrière et nationaliste, à se refaire une popularité (là encore, comme à Moscou). La scène politique géorgienne, après ce fiasco, connaîtra sans doute des revirements d’alliance, comme après les révolutions colorées.

Incertitudes

Moscou affiche son indifférence aux mesures de rétorsions avancées. La crise actuelle de l’OMC et du FMI, l’enlisement des États-Unis en Irak et en Afghanistan, les divisions visibles des États membres de l’Union européenne sur l’indépendance du Kosovo et sur l’intégration de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’Otan, lui donnent des marges de manœuvres. Elle avance ainsi vers ses buts stratégiques : neutraliser la Géorgie, bloquer les projets de routes du pétrole et du gaz contournant la Russie, avancer les pions des multinationales russes dans le Caucase (comme c’est fait dans les Balkans), utiliser l’arme de l’énergie dans les choix politiques des pays dépendants des ressources et voies d’énergie russes.

Mais l’offensive de Moscou a aussi raidi contre elle un certain nombre de gouvernements. Les États-Unis ont exploité l’offensive russe pour faire pression sur le gouvernement polonais qui, comme celui de la République tchèque, se confrontait à de fortes oppositions populaires à la présence du bouclier américain antimissile, clairement tourné contre la Russie. Le pacte qui vient d’être signé, à Varsovie, pourrait avoir des conséquences « désastreuses pour l’Europe et pour toute la planète »8.

En même temps, la tentative de Washington d’opposer, à l’axe Russie-Arménie-Iran, un axe Géorgie-Azerbaïdjan-Turquie est loin d’être consolidée. Ainsi, l’Azerbaïdjan, qui cherche à ménager Moscou et à conserver le Haut-Karabakh9, n’est pas candidat à l’Otan. Il est le seul à pouvoir acheminer le pétrole vers les marchés européens sans passer par la Russie, avec l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), qui traverse la Géorgie et la Turquie pour aller vers la Méditerranée. Le projet Nabucco, censé également éviter la Russie pour transporter le gaz de la mer Caspienne vers l’Europe, est au point mort à Bakou, tandis que Moscou construit un oléoduc concurrent.

Bien des alliances sont incertaines, autant que l’issue des élections aux États-Unis. Un nouvel ordre multipolaire émerge. Mais il demeure propagateur de guerres et de régressions sociales, comme d’oppressions nationales. Dans ce nouvel ordre, la Russie dirigée par Poutine (comme la Chine) n’est porteuse d’aucune alternative progressiste, ni au plan social, ni sous l’angle démocratique. 

Une terre convoitée

La quête d’une reconnaissance culturelle et politique face aux dominations des grands Empires (perse d’un côté, byzantin puis ottoman de l’autre) s’est traduite, pour les Géorgiens, par une « union volontaire » à la Russie, au début du xixe siècle. Les Géorgiens se sont ensuite retournés contre la russification et un certain racisme grand-russe qui leur furent imposés.

Quand il a cherché à affirmer à son tour sa souveraineté sur un territoire où se trouvaient d’autres communautés, le nationalisme géorgien est lui-même devenu « unitariste » et dominateur. C’est pourquoi, en conflit avec les Géorgiens, les Ossètes ont été les premiers points d’appui de Moscou dans sa conquête du Caucase, avec la fondation au xviiie siècle de Vladikavkaz, en Ossétie du Nord, commandant la route permettant d’atteindre la Géorgie.

Staline a utilisé les questions nationales dont il avait la charge en URSS pour imposer une domination grand-russe (dénoncée par Lénine, peu avant sa mort) et sélectionner les peuples « fidèles » ou suspects. La déportation de peuples entiers (comme les Tatars de Crimée) et l’échafaudage de républiques autonomes permirent de diviser et d’imposer la dictature, tout en accordant quelques droits subalternes. Le statut d’autonomie accordé aux Ossètes a permis au Kremlin d’exploiter la barrière montagneuse du Caucase, pour intégrer l’Ossétie du Nord au sein de la fédération russe, et l’Ossétie du Sud à la Géorgie.

Après son éclatement, l’URSS a vu ses frontières internes se transformer en véritables frontières d’État. Des minorités se sont ainsi trouvées piégées au sein d’États qui en niaient d’autant plus les droits qu’elles apparaissaient comme les chevaux de Troie de Moscou. La dissolution de l’URSS fut remplacée par l’affirmation de la fédération de Russie. Dans cette fédération, le contrôle des nouveaux États impliquait aussi celui de leurs richesses, notamment énergétiques. ■

Catherine Samary

Notes

1. En novembre 2003, le président géorgien, Édouard Chevardnadze, ancien communiste et premier chef de l’État géorgien indépendant, est contraint de démissionner après de nombreuses manifestations organisées par l’opposition.

2. La Communauté des États indépendants (CEI) regroupait, à sa création, en 1991, les douze anciennes républiques soviétiques. Depuis, l’Ukraine et la Géorgie s’en sont retirées.

3. Avec 2000 soldats, la Géorgie est la troisième force militaire d’occupation de l’Irak, derrière les États-Unis et le Royaume-Uni.

4. En avril 1999, après que la Serbie est intervenue militairement contre les Albanais du Kosovo, l’Otan lui déclare la guerre et bombarde Belgrade, malgré l’opposition de la Russie. Le Kosovo a proclamé unilatéralement son indépendance, le 17 février 2008. Celle-ci a été reconnue par 47 pays, dont les États-Unis et 27 pays de l’Union européenne.

5. Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

6. Les Abkhazes sont musulmans. Ils représentent aujourd’hui moins de 20 % de la population de leur République autoproclamée. En 1993, la majorité de la population ethniquement géorgienne a été expulsée d’Abkhazie.

7. Les Ossètes sont chrétiens orthodoxes et parlent une langue proche du persan.

8. William Engdahl, « Défense antimissile : le monde se rapproche d’une guerre à cause de Washington et de la Pologne », Centre de recherche de la mondialisation, www.globalresearch.ca.

9. Le Haut-Karabakh, peuplé majoritairement d’Arméniens, est une région autonome d’Azerbaïdjan, revendiquée par l’Arménie. En 1993, les forces armées arméniennes ont pris le contrôle du sud-ouest de l’Azerbaïdjan.

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 19:03

BARACK OBAMA

Du mythe à la réalité

Barack Obama se présente comme le candidat du changement. Mais son discours glisse à droite.

On peut aujourd’hui tirer le bilan de la phase de la campagne présidentielle américaine qui s’est déroulée entre la fin du processus d’élections primaires et les conventions nationales des deux grands partis. Cette phase n’a pas fait disparaître les contradictions des campagnes de Barack Obama et de John McCain, pas plus que celles de la société, mais elle a vu les candidats préciser leur discours politique.

Glissement à gauche de la société, glissement à droite d’Obama après les primaires, remontée de McCain dans les sondages, retournement de cette tendance il y a quelques jours… Difficile de tirer des conclusions dans une société aussi vaste, divisée et peu structurée par le mouvement ouvrier et les mouvements sociaux. Comme cette campagne a peut-être dépassé toutes les autres dans son utilisation des symboles et des mythes, il faut revenir aux éléments les plus tangibles.

Changement en trompe-l’œil

Parmi les rares initiatives visant à faire de la campagne démocrate une campagne de « progrès », il existe un appel intitulé « Progressives for Obama » (« Les progressistes pour Obama »1), rassemblant des personnalités syndicales, militantes, intellectuelles et politiques. Ce groupe dénonce certaines illusions sur Obama, accusé d’être souvent « centriste ». Il revendique son indépendance et sa volonté d’organiser un « pôle » progressiste « par en bas ». Cependant, son point de départ est le soutien à Obama, et non la nécessité de mobiliser sur les revendications des « progressistes », d’ailleurs mal définies.

Un mythe est bien mort en tout cas, celui d’une candidature portée par un mouvement populaire. Certes, la popularité semble rester forte, même dans cette phase où l’on manque d’indices clairs, et la participation au vote promet d’être importante. Mais il n’y a pas, derrière lui, un mouvement populaire organisé. Les mobilisations sociales faiblissent, comme il est d’usage l’année de l’élection, et les actions collectives liées aux élections n’ont rien d’extraordinaire. Certains signataires le reconnaissent, tout en prétendant encore construire un mouvement sur ces bases, très mal définies.

Il est révélateur que leur blog contenant l’appel mette en avant une photo d’Obama lors d’une manifestation antiguerre de 2002 et son discours ce jour-là. Tout cela remonte avant son élection au Sénat, qui a clarifié pour de bon son attachement aux intérêts de l’impé-rialisme. Concernant l’Irak, son impérialisme « pragmatique » et ses louvoiements sur des questions de détails concernant la présence des forces américaines ont fait de lui le candidat idéal pour sauver la stratégie des États-Unis dans le monde, que la classe dirigeante peine à définir. Après s’être prononcé contre la guerre en Irak en 2002, il va aujourd’hui jusqu’à déclarer, à un chroniqueur ultraréactionnaire de Fox News, que l’envoi de troupes supplémentaires en Irak, décidé par Bush et toléré par les démocrates après leur victoire aux élections intermédiaires de 2006, était un succès – qu’il a aussitôt qualifié de surprenant, pour faire bonne mesure avec ses doutes exprimés à l’époque.

Soutenir Obama et chercher à le tirer vers la gauche est chose plus difficile que jamais. Mi-août, Obama et McCain étaient invités par Saddleback, l’une des plus célèbres Églises évangéliques. Le discours d’Obama, devant une foule très conservatrice, a été l’occasion de se vanter de toutes les occasions où il a voté comme les républicains et d’étaler ses propositions réactionnaires (comme le salaire au mérite pour les professeurs). Un tel positionnement à droite ne l’empêche pas de brandir l’étendard du changement. Il est capable de moduler son discours au fil du temps et en fonction du public qui l’écoute ; le changement consiste, aux États-Unis, à savoir trouver des compromis avec l’autre parti ou les adversaires quand c’est nécessaire.

Retour de flamme

Le mythe du changement est de ceux qui renaissent de leurs cendres et la bourgeoisie en a bien besoin en ce moment. Dès 2006, elle paraissait déjà en mal de stratégie politique, notamment extérieure. Aujourd’hui, avec la crise économique, son désarroi est global, à l’heure où l’ancien directeur de la Banque fédérale des États-Unis affirme que la crise financière est un événement comme il n’y en a qu’une fois par siècle. Mais le bon vieux slogan du changement ne suffira pas à faire illusion longtemps, même si la situation actuelle est trop confuse pour pronostiquer si la victoire d’Obama sera large ou, au contraire, si le mythe Obama est en train de mourir pour ceux qui l’ont soutenu jusqu’ici. La crise pourrait renforcer l’insatisfaction vis-à-vis du bilan de George W. Bush, dont John McCain et sa colistière Sarah Palin vont avoir du mal à se détacher.

Sarah Palin s’est quasiment ridiculisée en montrant son ignorance de la doctrine Bush lors d’une interview télévisée, ce qui est, en un sens, un point commun de plus entre cette ultraréactionnaire et Bush lui-même, qui a parfois revendiqué une certaine méconnaissance du monde et de la politique étrangère. Pour connaître les points communs de McCain avec Bush, il suffit de constater qu’il a voté dans 90 % des cas en faveur de sa politique. Auprès d’un certain électorat, c’est un gage de patriotisme et de proximité avec les « vrais Américains ». Sur tous les points politiques d’actualité, égaux à eux-mêmes, les démocrates tempèrent souvent leurs critiques, avec cette année le soutien majoritaire des capitalistes.

Comme la crise économique, d’autres phénomènes vont revenir sur le devant de la scène après l’élection, voire avant. Parmi eux, l’immigration, dossier qui divise les politiciens comme la société et sur lequel la crise économique aura des retombées. Le racisme, lié à l’immigration mais concernant aussi les Noirs, reviendra aussi, malgré les efforts d’Obama et d’une large part de ses soutiens. Les républicains redoublent d’ailleurs d’allusions racistes, parfois calquées sur certaines déclarations d’Hillary Clinton. Le candidat démocrate n’est pas plus offensif sur ce dossier que sur les autres, face à la droite radicale, et il craint même de susciter trop d’espérances qu’il ne pourrait que décevoir.

Il ne s’agit pas ici de minimiser l’événement que serait l’élection du premier président noir, mais bien de démystifier la victoire possible d’Obama. Le mythe le plus tenace chez les travailleurs des États-Unis est qu’« une fois élu, Obama va troquer son masque centriste pour une politique en notre faveur ». Aujourd’hui, la configuration électorale n’offre pas vraiment d’antidote à cette illusion, mais il est déterminant d’organiser les solidarités et les mobilisations, pour que le président, quel qu’il soit, n’ait pas les mains libres. Sinon, le retour de flamme raciste et conservateur n’en sera que plus violent.

Simon Marceau

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