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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 16:25
Bonjour,
>
DIFFUSION FILM SUR ARTE LE 11 MARS A 21 HEURES SUR MONSANTO


> Un nombre important d'associations (avec notamment Attac, Greenpeace, Les Amis de la Terre, la Confédération Paysanne, Inf'OGM, Via Campesina, Sciences citoyennes, Sherpa, Editions la Découverte) se sont engagés pour la diffusion du film "Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien" de Marie-Monique Robin.
> C'est une enquête rigoureuse et approfondie sur une multinationale, une multinationale productrice de l'agent orange, de la dioxine, de l'hormone de croissance, du Round Up et des OGM. Les résultats de l'enquête, menée depuis quatre ans, sont implacables.
> Nous vous invitons à faire circuler l'information > Bien sûr, la réalisation du film et sa diffusion ne sont pas du goût de Monsanto, qui dispose de nombreux moyens de pression et n'hésite pas à se débarrasser de ses opposants, d'une manière ou d'une autre comme l'illustre le film : sa diffusion la plus large possible sera une première garantie pour la réalisatrice et l'avenir du film.


>
http://www.rue89.com/2008/02/16/ogm-quand-monsanto-seme-la-terreur
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Published by JEAN EMARE - dans DOCUMENTAIRE FILM TELE
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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 16:16

Le 9 mars,

 

votons

100% à gauche !

Dimanche prochain, au premier tour des élections municipales,

nous pouvons dire à Sarkozy : casse-toi !

Les illusions de 2007 sont dissipées. Le soi-disant « président

du pouvoir d’achat » n’est que l’ami des milliardaires, qui

lui payent ses vacances somptueuses. C’est un assoiffé de

pouvoir qui se croit tout permis : augmenter son salaire de

200%, étaler sa vie privée comme une vedette du show biz,

briser systématiquement les acquis sociaux : passage

obligatoire à 41 ans d’annuités pour ouvrir les droits à la

retraite, impôt sur la maladie payé par les malades avec les

scandaleuses franchises.

Dimanche, il faut que le résultat des listes Fillon-UMP

soit comme les sondages Sarkozy : en chute libre ! Pas question

de leur donner la gestion de nos vies, de nos quartiers, de nos

communes.

P

DES TRAFICS CAPITALISTES

RESERVONS NOS COMMUNES!

Cela se voit tous les jours : ceux qui dirigent l’économie,

ceux qui ont beaucoup de pouvoir sont souvent mêlés à des

trafics. La crise bancaire mondiale, les spéculations sur le

fric et la Bourse, comme le montre le scandale de la Société

Générale, menacent les emplois et les droits humains. Ce

sont toujours les salariés et les populations qui paient les

pots cassés. Les PDG et les actionnaires s’en tirent toujours.

Le dirigeant du patronat de la métallurgie, Denis

Gautier-Sauvagnac, s’est fait octroyer une prime de départ

de 1,5 million d’euros, pour garder les secrets de la caisse

noire du patronat, remplie de 600 millions d’euros. Même la

patronne du Medef, L. Parisot, amie de Sarkozy, est

« gênée » par la révélation publique de ces moeurs, pourtant

aussi vieilles que le patronat lui-même.

Oui, il faut faire le ménage ! Alors il faut élire dans les

mairies des hommes et des femmes que la population

connaît pour leur intégrité au service du plus grand nombre.

D

ANS LES COMMUNES COMME DANS LES ENTREPRISES,

DEFENDONS NOS DROITS

!

Les droits sociaux peuvent se défendent dans la commune.

Par exemple, par des logements à prix modérés et bien

entretenus, dans un environnement non délabré, comme

cela existe trop souvent dans les quartiers populaires laissés

à l’abandon. Il est aussi possible d’aider les jeunes, les

chômeurs, avec des transports collectifs gratuits. Il est

possible d’améliorer la vie dans les quartiers, en défendant

l’emploi et de bons services publics : poste, dispensaires,

bibliothèques, ...

Mais les bons salaires et l’emploi dépendent surtout

d’une mobilisation populaire. Les prix grimpent à vue

d’oeil : les fruits, les yaourts (+ 40% Monsieur Danone !),

les oeufs, l’essence. La preuve est faite : ce ne sont pas les

salaires qui créent l’inflation. Le pouvoir d’achat, des

milliers de salariés sont en train de le gagner par la grève.

Les employés des magasins font grève contre des salaires

de misère et contre la précarité, comme les employés de bus

de Marseille, après avoir défendu le service public du transport.

Les salariés d’Air France, de la SNECMA se mobilisent

pour avoir des parts des bénéfices substantiels de leur

groupe. Les fonctionnaires rejettent les miettes que le

gouvernement leur octroie, et qui ne couvrent pas l’inflation.

N

N

100%

OS VIES VALENT PLUS QUE LEURS PROFITS !OS COMMUNES EXIGENT UNE POLITIQUE,A GAUCHE !

Des communes 100% à gauche, cela veut dire la défense

intransigeante d’un programme social et écologique. Pas

une gauche au rabais, qui s’oppose au gouvernement sur la

forme et non sur le fond, comme F. Hollande et S. Royal

l’ont montré sur les retraites. Il faut battre les listes

Sarkozy-UMP, mais sans alliance à droite, comme le PS

veut le faire avec le MODEM de Bayrou, à Lyon, à

Grenoble, à Paris.

Le 9 mars, votez pour les listes soutenues

par la LCR et Olivier Besancenot !

Le 3/03/08

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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 16:05

Nette percée des listes soutenues par la LCR.

Les résultats qui commencent à tomber font apparaître une nette percée des listes soutenues par la LCR. Ainsi, Alençon (61) : 7, 27 % ; Clermont (63) :13, 81, % ;Amiens (80) :6,O5 % ;Quimper (29) : 6,53 % ;Brest (29) : 8,99 % ;Nancy (54) :7 % ; Limoges (87) : 6, 97 % ; Annecy (74), 6,08 % ; Pau (64), 5,72 % ; Bayonne (64) 7,48 % ; Bar-le-Duc (55) 10% ; Quimperlé (29), 15, 3 % ; Blois (41), 6,04 % ; Saint-Malo (35) : 6,95 % ; Foix (09) :10,85 % ; Sotteville-les-Rouen (76) :14,8 % ; Allauch (13) :18 %. Le 9 mars 2008.

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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 14:31

RESULTAT DES ELECTIONS MUNICIPALES PORCIEU AMBLAGNIEU 2008

 

 

 

INSCRITS :    1127

 

VOTANTS :   698

 

NULS OU BLANCS : 24

 

EXPRIMES        :   674

 

SONT ELUES LA LISTE COMPLETE DU MAIRE SORTANT agir ensemble pour le développement de PORCIEU AMBLAGNIEU

 

AUCUN ELUES SUR LES 2 AUTRES LISTE  PAS DE SECOND TOUR

 

 

 

LISTE AGIR ENSEMBLE POUR LE DEVELOPPEMENT DE PORCIEU AMBLAGNIEU

 

ARMANET CLAUDE                                487

BARTOLI NATHALIE                              461

BUHAGIAR JEAN CLAUDE                   485

COQUAZ  ANNE                                      460

COQUAZ  DANIELLE                             472

FLAMAND FREDERIC                           464

GAGNEUX REGIS                                   482

GEORGES OLIVIER                                459

LEMESRE JOEL                                      463

MONTIGNY PASCAL                            475

NILLON BERNARD                               481

PLANCHAT LAURENCE                      467

PUSSIER DAVID                                   471

RIGAUD JEAN FRANCOIS                            481

SUBIT DOMINIQUE                            451

 

 

LISTE  ENSEMBLE POUR DEMAIN

 

DAVID  PIERRE                                   121

ANDRE MICHEL                                 141

FOURT FRANCOISE                          129

CLEMENT MARC                              159

GRANJEAN FREDERIC                    149

PAIN LAURENT                                 174

ALLANDRIEU MARIE CLAIRE      140

BOYER JEAN LOUIS                        148

ALLANDRIEU MICHEL                   118 

CLAVEL ALAIN                                116

LOGEART JEAN PIERRE                 138

BERTRAND EDDIE                           147

PITAVAL CHRISTIANE               119

 DIJOUX JEAN PHILIPPE             141

 

GUERIN PHILIPPE                        139

 

 

 

LISTE 100% GAUCHE

 

DAGAND YVES                              83

 

 

 

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 15:37

Le droit de vote est un des droits civiques de base dans une démocratie. Il permet aux citoyens d'un État d'exprimer leur volonté, par le biais d'un scrutin, et ainsi d'élire leurs représentants et leurs gouvernants ou de répondre à la question posée par un référendum.

*                   1799  Suffrage universel masculin, mais il est limité.

*                   1815  Droit de vote avec le suffrage censitaire; seuls les hommes de plus de 30 ans payant un impôt direct (un cens) égal à la valeur de trois journées de travail ont le droit de voter.

*                   1830  Le cens requis pour avoir le droit de voter est abaissé de 1/3 (de 300F à 200F et limite d'âge abaissée de 30 à 25 ans).

*                   1848  Suffrages universels masculins sauf pour les militaires, les Français habitant à l'étranger pour lesquels il faut avoir au moins 21 ans.

*                   1944  Droits de vote accordé aux femmes  et aux colonies françaises.

*       1945 Droits de vote des militaires de carrière. L'Armée ne sera donc plus surnommée la "Grande Muette".

*       1946  Droits de vote étendu à tous les Français d'outremer.

*       1974  L'âge du droit de vote (ou plus exactement l'âge de la majorité) est abaissé de 21 à 18 ans.

*       1992  Le traité de Maastricht crée la citoyenneté européenne. Ainsi dans chaque pays de l'Union européenne le droit de vote aux élections municipales est étendu aux citoyens originaires de l'Union européenne.

*       1994  Fin de la suppression automatique du droit de vote pour les détenus. Sauf pour les personnes jugées coupables de corruption active ou passive, détournement de bien publics, menaces contre les personnes exerçant une fonction publique

*       1998 Aux personnes sans domicile fixe d'exercer leur droits de vote.

*       2005  La loi «pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées», permet à un juge d'accorder le droit de vote aux personnes sous tutelle.

*       2007  Avec la loi «portant réforme de la protection juridique des majeurs», le droit de vote des personnes sous tutelle devient la norme.

Ce que veut  la  LCR :

LE VOTE A LA PROPORTIONNELLE

Ce qui assure  la représentation de l’électorat dans toutes ses nuances politiques et  permet de prendre en compte d’autres contraintes comme la parité hommes-femmes et la représentation des petits partis politique.

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 15:30

Les élections municipales ont lieu dix mois après l’élection présidentielle, alors que Sarkozy chute dans les sondages en même proportion que les prix augmentent. Le président du pouvoir d’achat n’a évidemment pas répondu à d’autres attentes que celle du patronat : paquet fiscal de 15 milliards d’euros, fin des régimes spéciaux, franchises médicales… Pendant ce temps, le Parti socialiste est aux abonnés absents des premières mobilisations de résistance face aux attaques du gouvernement, critiquant les réformes sur la forme, mais acquiesçant sur le fond. Le Parti communiste ne se concentre plus que sur la sauvegarde de ses élus qu’il tente de préserver à tout prix, quitte à figurer parfois sur les mêmes listes que le Modem. Dans ce contexte politique, où les grèves éclatent les unes après les autres, la LCR présente et soutient près de 200 listes à ces élections municipales. Bien sûr, l’objectif de ces listes est d’exprimer, lors de ce scrutin, un refus de la politique de Sarkozy tout en dénonçant la gestion sociale-libérale de la plupart des mairies de gauche.

Les listes présentées par la LCR, ou soutenues par elle, porteront comme message la nécessité de constituer une alternative anticapitaliste à gauche, regroupant tous les acteurs du mouvement social. Des syndicalistes, des militants et militantes associatifs, féministes, écologistes et altermondialistes se retrouvent ainsi sur ce projet.

Le score pour ces listes anticapitalistes doit être le plus important possible, afin d’indiquer au patronat, à la droite et à la gauche de renoncement, que le rapport de force peut changer en faveur de la majorité de la population, des plus défavorisés.

Dans cette logique, l’élection d’élus 100 % à gauche peut localement porter les revendications et les intérêts de la population, alerter des coups bas de ceux qui rendent compte seulement tous les six ans de leur mandat. Nos éventuels élus défendront ce pour quoi ils ont été élus ; ils se battront aussi dans la rue, pour que nos revendications, qui répondent aux besoins de tous, ne restent pas lettre morte. Le 9 mars votons pour les candidats anticapitalistes, afin de montrer que nos vies valent plus que leurs profits.

Thibault Blondin

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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 15:24


mais jusqu'où ira l'UMP ?

La Cnil dénonce les méthodes agressives de certains candidats UMP qui utilisent des automates téléphoniques pour faire campagne.
« Au début, j'ai cru qu'on voulait encore me vendre des fenêtres ou un abonnement à Internet. Mais quand j'ai compris que c'était un appel enregistré de Jean-François Legaret , le candidat de l'UMP, ça m'a encore plus énervée : j'ai raccroché tout de suite ! », raconte Cécile. Cette habitante du quatrième arrondissement de Paris n'est pas la seule à s'avouer plus qu'agacée par cette nouvelle méthode de campagne. Plusieurs candidats de la majorité présidentielle ont en effet fait appel à des sociétés spécialisées dans la prospection publicitaire par téléphone pour battre le rappel des voix. Résultat : en Champagne-Ardennes, quelque 20 000 appels pré-enregistrés ont été passés à des particuliers pour les sensibiliser à la candidature de Benoist Apparu. Même chose dans le Rhône, où nos confrères de La Tribune de Lyon ont dénoncé les coups de fils intempestifs où l'on pouvait entendre la voix de Jean-Louis Borloo apporter son soutien à Emmanuel Hamelin.

Méthode « intrusive et déconseillée »
Pour la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés), il s'agit clairement d'un abus. La loi qui s'applique à la prospection publicitaire est claire : le fait d'adresser des messages par courrier électronique, par télécopie ou par automate d'appel sans avoir obtenu le consentement préalable du particulier est passible d'une amende de 750 euros. « Concernant la prospection politique, on a fait une recommandation toute particulière en octobre 2006, explique-t-on du côté de l'institution. Si elle n'est pas spécifiquement prise en compte dans les textes de loi pour le moment, cela demeure une méthode intrusive et déconseillée. » La Cnil encourage d'ailleurs les personnes qui se plaignent de ce type d'appels à le signaler pour qu'elle puisse s'en faire le relais.

Pour entendre Benoist, tapez 1
Du côté des députés, il y a ceux qui ont le coup de fil honteux, et ceux qui assument. Contacté par Marianne2007.info, Emmanuel Hamelin n'a pas souhaité répondre. A l'inverse, Jean-Louis Devaux, directeur de campagne de Benoist Apparu, se félicite d'avoir « plutôt fait une bonne affaire ». L'opération lui a coûté 4000 euros, soit guère plus qu'un gros tractage, et le candidat de l'UMP a réuni 42,36% des voix. « C'est vrai qu'on s'est interrogés sur la perception que pouvaient avoir les abonnés sur la nature de ce message, confesse Jean-Louis Devaux qui, pour l'occasion, confond « abonnés » du téléphone et électeurs. Mais au final, on a eu plus de retours positifs que négatifs. » Pour l'aspect juridique, il précise qu'en introduction du message enregistré figurait une option : « si vous souhaitez entendre ce message, tapez 1, sinon tapez 2 ». Cette petite acrobatie sur la ligne de crête du « consentement préalable » de l'auditeur réclamé par la Cnil rend la pratique inattaquable en justice. Malgré tout, à la Cnil, on aimerait bien faire cesser ces abus. Avis à ceux qui préfèrent être appelés par leur amis que par leurs candidats,

source :
marianne

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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 10:50

          

    Depuis 12 ans, les ventes de pesticides ont augmenté avec les OGM. D’autre part, les techniques agricoles respectueuses du sol et des équilibres écologiques permettent de résoudre durablement les problèmes d’enherbement excessif et des ravageurs.

 

    La faim : un argument honteux utilisé par les multinationales et autres responsables ; en effet les OGM ne réduiront pas la faim dans le monde bien au contraire. La faim n'est pas due à un manque de produits agricoles  mais à la pauvreté et à des règles commerciales injustes... De plus, avec les OGM brevetés, les agriculteurs (qui forment les 2/3 des personnes qui souffrent de la faim) ne peuvent plus réutiliser leurs semences pour les semer et s’alimenter.

 

    Coexistence : on sait aujourd’hui que la coexistence des OGM avec les cultures traditionnelles, AOC, biologiques … est impossible (voir l’Espagne). L’irréversibilité de la dissémination des OGM dans la nature parait vraiment inéluctable, ne permettant plus un retour aux cultures traditionnelles. C’est donc un manque total de respect de tous les producteurs non OGM.

 

    Nous ne voulons pas d’essai en plein champ. La recherche médicale et les études sur la toxicité des OGM doivent être réalisées en laboratoires.

 

    Et après les nombreux scandales de l’amiante, de la vache folle, des nuages de Tchernobyl qui s’arrêtaient à la frontière, … on ne nous fera pas croire que les OGM sont sans risque pour la santé humaine et animale.

 

              Info internet : www.resogm.org

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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 01:26
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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 00:11

PRIX DE L’EAU

Le vase déborde

 

 

 

En matière de gestion des services de distribution d’eau, l’exception culturelle française existe bel et bien, contrairement à ce que déclarait l’ex-président de la Compagnie générale des eaux, Jean-Marie Messier. Alors que, dans le monde, la gestion des services d’eau et d’assainissement est publique dans 96 % des cas, 60 % des communes françaises (80 % des usagers) délèguent au privé la gestion de la distribution de l’eau. Plus inquiétant, la situation française tend à devenir un modèle mondial. Les trois multinationales leaders mondiaux de la distribution de l’eau sont de vieilles entreprises françaises. Ondeo (groupe Suez, ex-Lyonnaise des eaux) a 120 ans, Veolia (ex-Générale des eaux) plus de 150. Le système de délégation de service public a fait ses premiers pas avec Napoléon III, qui signa l’acte de naissance de la Générale des eaux, afin d’équiper Paris d’un réseau d’eau et de répondre à cet investissement conséquent. Par la suite, la ville a pris en charge les investissements, tandis que la compagnie s’occupait de l’entretien des canalisations et de la distribution-facturation.

Les contrats de délégation sont négociés, avec les entreprises, par les maires ou les présidents des collectivités territoriales, lorsque la question se pose de déléguer plutôt que de rester ou de passer en régie municipale. Le prix de l’eau est fixé au moment de la signature des contrats. Ce mode de décision, sans aucune transparence, a vite conduit à la corruption, facilitée par les droits d’entrée et le financement opaque des partis politiques avant 1993 (lire ci-dessous). En 1996, Alain Carignon, alors maire de Grenoble, est condamné à cinq ans de prison (dont un avec sursis) pour corruption, dans une affaire impliquant la Lyonnaise des eaux.

À la tête du client

L’UFC-Que choisir, les cours régionales des comptes et l’Association pour un contrat mondial de l’eau (Acme), ainsi que d’autres associations, dénoncent régulièrement les disparités de prix, en fonction des territoires et des modes de gestion – publique ou privée. En France, les écarts de prix vont de un à sept, que l’on soit en Bretagne, à Toulouse ou dans une commune rurale d’Auvergne. De même, les écarts de prix entre la gestion publique et la gestion privée sont, en moyenne, de 27 %. Mais ils peuvent atteindre 70 % !

L’enquête de l’UFC-Que choisir, publiée en début d’année, est revenue sur certains écarts de prix, que seul le besoin de faire des profits faramineux explique. Le taux de marge atteint 58,7 % en banlieue parisienne, 56,1 % à Marseille et 55 % sur la presqu’île de Gennevilliers (Hauts-de-Seine). En comparaison, les régies municipales, comme à Clermont-Ferrand, à Annecy et à Grenoble, ont un taux de marge qui avoisine 10 %. En Île-de-France, le Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif) regroupe, depuis 1922, 144 communes sous le même contrat de gestion de la production et de la distribution d’eau potable, contrat délégué à Veolia eau depuis la création du syndicat. Le ministre de la Fonction publique, André Santini, préside le Sedif, secondé par onze vice-présidents, le maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Jean-Pierre Brard (député apparenté communiste) assurant le poste de premier vice-président. En moyenne, le Sedif vend l’eau 3,45 euros/m3, soit un euro de plus qu’à Paris.

                       Comment expliquer cette différence de prix ? Le flou règne et aucune réponse sérieuse n’a été donnée à ce jour, quelles que soient les critiques apportées à l’enquête de l’UFC-Que choisir. Celle-ci montre que plus l’installation est grande, dense et le contrat ancien, plus le prix de l’eau est élevé. L’enquête a également mis en évidence que les gros consommateurs payent moins que les petits. C’est une véritable incitation au gaspillage. L’exemple le plus parlant concerne Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) : le fief de Nicolas Sarkozy bénéficie d’une ristourne de 61 % sur sa facture d’eau, du fait de sa grande consommation (plus de 1 825 000 m3). Il en va de même à Lyon, où la mairie socialiste a annoncé, pour 2008, une baisse du prix de l’eau de 0,285 centimes d’euro par m3, mais variant en fonction de la quantité consommée. Pour ceux qui consomment plus de 60 m3 par an, la baisse sera bien de 16% mais, moins on consomme, moins elle se fait sentir.

Système opaque

Autre point non négligeable qu’engendre le système de délégation, le non-remplacement des canalisations. Le changement des canalisations anciennes est financé par les provisions pour renouvellement prélevées sur la facture des usagers. Mais elle est rarement utilisée pour entretenir le réseau d’eau. L’empire Vivendi, que Jean-Marie Messier avait bâti à partir de la vieille Compagnie générale de eaux, s’est en partie constitué avec les 27 milliards d’euros de provisions, transformés en prime d’assurance et détournés vers des paradis fiscaux. Une enquête parlementaire, exigée en 2002 par quelques députés vivant eux-mêmes dans des villes ayant des contrats de délégation avec ces entreprises, n’a jamais été diligentée. L’affaire se tassa, au plus grand bonheur des marchands d’eau et des élus. Les usagers, eux, ont payé pour rien : au final, quand les canalisations devront être changées, qui paiera ?

L’enquête de l’UFC-Que choisir et la médiatisation croissante de l’opacité du système de délégation bousculent élus et ministère de l’Environnement. Les réactions pleuvent de tous côtés pour contester cette enquête et la méthode de travail qui a permis d’obtenir ces chiffres stupéfiants. L’enquête se fonde sur un panel de plusieurs communes et peut, certes, être critiquée. Mais ces remarques ne répondent pas au fond du problème, qui reste l’opacité du système. Les réactions ne s’arrêtent pas seulement aux critiques. André Santini a écrit à ses collègues députés pour les inciter à ne pas rencontrer Que choisir.

De son côté, le ministère de l’Environnement a timidement réagi sur son site Internet : « Le juste prix de l’eau ne peut être uniforme partout en France, puisqu’il est lié à des caractéristiques locales, telles que la qualité de l’eau prélevée, la densité des populations ou le niveau de service proposé à l’usager. L’absence de données homogènes accroît le risque d’interprétations divergentes des chiffres bruts. » Si nous appliquions cette argumentation à l’énergie, nous aurions des prix d’électricité et de gaz très différents d’une région à l’autre… ce qui nous attend certainement. Cette argumentation nous prouve également que la distribution de l’eau n’est pas un service public. Un service public n’est-il pas censé garantir un prix identique à tous les citoyens ?

 

Remunicipalisation

Autre exemple concret d’inégalité et du système « pollué-payeur » que les dernières lois sur l’eau n’ont pas changé, la facture d’eau. Composée de multiples éléments, elle est extrêmement compliquée à détailler, ce qui permet de laisser les usagers dans l’ignorance. Une partie de cette facture concerne la production et la distribution, une autre l’assainissement. Cette deuxième partie est collectée pour les agences de bassin. Ces agences redistribuent cet argent « sous forme d’aides financières (prêts, subventions) aux collectivités locales, aux industriels et aux agriculteurs pour la réalisation de travaux : de lutte contre la pollution et de développement et de gestion des ressources en eaux », comme l’annonce leur site Internet. L’explication est presque sincère. Les usagers qui consomment cinq fois moins que les agriculteurs payent les dégâts engendrés par l’agriculture intensive, alors que 80 % des captages d’eau destinés à l’agriculture ne sont pas comptabilisés, et donc taxés. L’eau distribuée en Bretagne est très souvent en dessous des normes de potabilité, qui sont déjà un minimum en termes de qualité. L’agriculture, par l’élevage intensif de porcs et de volailles, ainsi que l’usage de pesticides, a contaminé les nappes phréatiques, rendant difficile sa purification et augmentant le coût de production de l’eau potable. Les agriculteurs ne reversent pourtant rien aux agences de l’eau, qui doivent subventionner la dépollution des rivières. La cour des comptes a récemment dénoncé les aides publiques (310 millions d’euros) versées aux agriculteurs en Bretagne depuis 1993 sans qu’aucune amélioration ne soit constatée.

Lors des prochaines élections municipales, l’eau sera une question de premier plan dans le débat public. Partout, des usagers révoltés par le fait que leur facture d’eau enrichit les actionnaires demandent des baisses de tarifs. La seule réponse reste la remunicipalisation. Après l’annonce de la remunicipalisation partielle à Paris, il faut que le débat soit mené partout, afin que, à l’heure où 60 % des contrats vont être renégociés, les futurs élus prennent position pour un service moins cher, moins opaque et de meilleure qualité.

Thibault Blondin

Eaux troubles

En 1982, les lois de décentralisation suppriment la tutelle des préfets sur les élus locaux. Ces derniers peuvent ainsi signer seuls des contrats jusqu’alors encadrés par les services de l’État. Les enveloppes et les « droits d’entrée » sont l’arme supplémentaire des entreprises. Le droit d’entrée consiste en une somme (de 10 à 100 millions de francs) versée à la signature du contrat avec l’entreprise privée. Il était versé au budget général de la ville. Il peut s’accompagner de la construction d’un stade ou autre équipement, sans compter les avantages tarifaires pour les services municipaux, les élus et les entreprises.

En 1995, la loi Barnier prohibe ces droits d’entrée, qui se transforment aussitôt en « redevances d’occupation du domaine public capitalisé », toujours en vigueur aujourd’hui. Certaines collectivités, pour doper leur budget, augmentent les tarifs fixés avec le délégataire privé aux dépens des consommateurs. Ainsi, les élus affichent une bonne gestion, une faible augmentation des impôts, un budget équilibré... Des dizaines de millions d’euros peuvent ainsi alimenter le budget municipal grâce à un impôt qui n’a pas de nom.Car ces sommes ne sont nullement un don. Elles sont remboursées sur la facture des usagers à des taux d’intérêts très élevés. Le contrat de la ville de Toulouse, passé en 1990 avec la Compagnie générale des eaux (CGE), en est le triste exemple. À sa signature, la CGE a versé la somme de 437,5 millions de francs (67 millions d’euros). Une aubaine pour la ville. La droite au pouvoir fait campagne sur la dette zéro à chaque élection, mais à quel prix ? La somme allouée devait, si des usagers ne s’étaient pas mobilisés, être remboursée sur la facture des usagers à un taux pouvant atteindre 13 %. Le remboursement à la fin du contrat aurait atteint 1,450 milliard de francs (221 millions d’euros) !

Thibault Blondin

  ARTICLE DU  journal "Rouge"

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Présentation

  • : Yves Dagand
  • Yves Dagand
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