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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 17:50
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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 14:19

Retraite à 60 ans:
ce qui change pour les mères de famille
         

 

 

 

 

A l'occasion du nouveau décret sur le départ à la retraite à 60 ans, la Cnav répond aux questions que vous vous posez.
Départ à 60 ans et maternité: les réponses

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 07:25

Retraite à 60 ans: le nouveau décret prendra en compte les périodes de chômage             

 

 

 

Le prochain décret concernant les carrières longues devrait prendre en compte les congés maternité, mais aussi les périodes de chômage et de maladie.          Pour lir la suite cliquez en dessous
Que dit le nouveau décret?

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 15:07

Paris, le 1er juillet 2011

 

 

Chères amies, chers amis,

 

Je vous écris à la veille de mon procès du 6 juillet parce que vous faites partie des 38 650 signataires de la pétition pour me soutenir (cf. site www.solidarite-filoche.fr) et aussi, pour un certain nombre d'entre vous, vous avez généreusement contribué à me soutenir financièrement. 1660 d'entre vous m'ont aussi laissé des messages chaleureux sur le site. Des centaines m'ont fait parvenir des chèques à « solidarité Filoche ». Les petites rivières font de grands fleuves, même si de l'argent est encore nécessaire. Ça m'a vraiment fait chaud au cœur de constater, venue de toute la France, cette sympathie concrète, incarnée y compris financièrement. Je ne m'y attendais pas à ce point. J'en ai été très ému.

Ce soutien magnifique, divers, pluraliste m'a permis de tenir pendant ces dernières années. Je vous le dis avec reconnaissance à la veille du jugement. Ce n'est pas seulement moi qui suis en cause, mais au-delà de ma personne l'exercice indépendant des missions de l'inspection du travail dans la défense des droits des salariés, et, en l'occurrence des femmes de retour de congé maternité.

Après sept années de procédures, je vais passer en première audience le mercredi 6 juillet 2011 devant la 31e chambre correctionnelle du Palais de justice de Paris (M° Cité) à 13 h 30. Il y aura une conférence de presse unitaire en face du Palais de justice à partir de 12 h. Vous y êtes conviés de même qu'au procès. Votre présence m'encouragera. Il faut venir tôt, muni d'une carte d'identité, afin de passer le filtrage, de traverser le Palais et d'accéder à la 31e.

Je suis accusé « d'entrave au Comité d'établissement » CE de l'entreprise Guindé Mary Cor, 1 rue de la Paix, 75002 Paris. J'encours un emprisonnement d'un an et une amende de 3750 euros (article L.2328-1 du code du travail).

Je vous communique sur mon blog, l’essentiel de ce que sera ma défense :

www.filoche.net/2011/07/03/je-passe-en-proces-le-6-juillet-pour-%C2%AB-entrave-a-un-ce-%C2%BB-sic/

L’ensemble de la procédure coûte très cher au total. C’est pourquoi nous avons dû et devons encore faire appel à vous. Il me reste chères amies, et amis, à vous remercier encore pour cette longue lecture, qui, je l’espère, aidera à votre compréhension détaillée du procès et de ses enjeux qui me dépassent largement.

Que celles et ceux d’entre vous qui le peuvent, continuent jusqu’au bout le soutien qu’ils ont engagé pour une relaxe complète et définitive :

  • par des chèques encore nécessaires : à l’ordre « Solidarité Gérard Filoche » – adressés à : Gérard Filoche, 85 rue Rambuteau, 75 001 Paris
  • par leur présence au procès le 6 juillet à 12 h en face du Palais de justice M° Cité et à 13 h devant la 31e chambre…
  • en diffusant cette défense et les informations qu’elle contient auprès du maximum de personnes, il y va du droit du travail en général au-del à de l’'affaire elle-même : consultez et alimentez le site dédié www.solidarite-filoche.fr

Cordialement à toutes et tous, Gérard Filoche

 

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 11:50

Sauvons les riches, 
taxons les accidentés  du travail !


Dans quel aveuglement, étions-nous. Et dans quelle erreur  ! Naïvement nous pensions que les accidentés du travail étaient des victimes. Les victimes d’une guerre économique innommée, qui prend l’intérieur des entreprises pour théâtre des opérations. Des victimes de masse d’ailleurs  : 720 150 accidents avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37millions de journées d’indemnisation, 700 morts, 4 500 mutilés. Des victimes mal indemnisées, qui perçoivent 80 % puis 60 % seulement d’un salaire journalier assez faible, lié aux métiers d’exécution d’où proviennent la plupart des accidents du travail. Nous pensions les accidentés frappés par les franchises médicales, les déremboursements de soins. Nous savions irréparables, souvent, les conséquences sur leur carrière.

Nous avions tort. Les accidentés du travail sont des privilégiés. Les députés UMP le rappellent justement qui, par voie législative, proposent d’imposer leurs indemnités jusqu’alors épargnées. Cela rapportera 150 millions d’euros. Pour les accidentés, pourquoi accepter ce « passe-droit » fiscal, jusqu’alors toléré  ?

Pourquoi l’accepter, quand la France est déjà leader mondial des « niches fiscales ». En 2009, 464 dispositifs d’optimisation fiscale ont permis aux contribuables, généralement les plus aisés, d’économiser 70 milliards d’euros d’impôts  ! Alors, autant mettre à contribution les accidentés du travail. N’est-ce pas la réponse appropriée  ?

Ce « passe-droit », pourquoi leur était-il consenti  ? Après tout, des passe-droits, n’y en a-t-il pas assez  ? Avec le bouclier fiscal, les baisses de l’impôt sur la fortune, les allégements des droits de mutation et de succession, le prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes, le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier… Sur les 11 milliards d’euros par an de réduction d’impôt décidés par le gouvernement, 70 % profitent aux 20 % des foyers les plus aisés. Alors, oui, il était grand temps d’agir. Et urgent, vraiment, de récupérer 150 millions dans les poches des accidentés du travail.

Cet été, Christian a eu le bras broyé dans un chantier. Fiscalement, il est devenu privilégié. Était-ce plus longtemps tolérable  ? Éric s’est fait amputer de plusieurs doigts par sa machine. Fiscalement, il est devenu privilégié. N’est-ce pas dérogatoire à l’égalité  ? Michèle, épuisée par la mobilité forcée, les objectifs intenables, les harcèlements perpétuels du « new management », s’est enfoncée dans la dépression. Yohann a chuté d’un échafaudage, il est paralysé. Fiscalement, ce sont des privilégiés. 
Cela pouvait-il durer  ?

Certes, la Caisse nationale des accidents du travail et des maladies professionnelles est excédentaire du fait des sous-évaluations qui reportent les frais sur la Caisse d’assurance maladie. Ne pas toucher aux indemnités des accidentés du travail était possible. Aurait-ce été juste  ? Les accidentés du travail n’ont, après tout, perdu que la santé, perdu qu’un membre, perdu qu’une vie passée au travail, généralement pour rien, perdu qu’un avenir, perdu que leurs revenus, perdu parfois qu’ une vie familiale. Grâce aux députés UMP, l’administration fiscale saura, elle, ne pas les perdre de vue.

Vestige, la République porte toujours, à son fronton, ce mot devenu vide de sens  : « fraternité ». Mais si l’on veut fiscalement sauver les riches, il faut bien taxer les pauvres. Atomisés, ils ont le bon goût de se défendre rarement. Et des beaux quartiers, nul jamais ne les voit. Les pauvres ne doivent-ils pas manifester quelque solidarité envers les plus fortunés, de moins en moins imposés  ?

Les 150 millions d’euros ramassés là, sur les accidentés du travail, certainement serviront. Lors du récent rachat par BNP Paribas, avec six mois d’avance, des 5,1 milliards d’euros d’actions de préférence souscrites pendant la crise par l’État français, ce dernier n’a touché aucune plus-value. L’État a dû se contenter de 226 millions euros d’intérêts alors qu’il aurait pu, au regard de l’évolution du cours de BNP Paribas, encaisser 5,8 milliards d’euros. Tout est dit. Comparons les volumes 
financiers. Comparons les populations ciblées, les clientèles exonérées.


Tribune parue dans l’Humanité, 02/11/09



www.fondation-copernic.org

Nous avons besoin de votre soutien : adhérez !
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 18:55
Campagne : "Travailler tue en toute impunité : pour combien de temps encore ?"


Signer l'appel : http://www.fondation-copernic.org/petition/index.php?petition=3


Quand travailler devient insupportable – témoignage no 6.


 



On entend sans cesse les chefs d’entreprises, les banquiers, les économistes d’entreprises, les experts autorisés. Et sont rarement publiées, les paroles ordinaires des personnes ordinaires. Celles de nous tous ! Les entretiens réalisés par Elsa Fayner montrent le travail « dans tous ses états », en laissant s’exprimer ceux qui l’accomplissent. Voir son blog extrêmement utile : http://voila-le-travail.fr/. Chaque semaine, un nouveau témoignage, un nouvel éclairage sur ce qu’est travailler. Souvent pour rien. Souvent dans des conditions insupportables.

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“J’ai été insultée, car je ne m’étais pas portée volontaire”

Corinne (1), 38 ans, dirige un magasin de prêt-à-porter. Et, dans sa ville, on ne travaille pas le dimanche.


Témoignage recueilli par Elsa Fayner ( http://voila-le-travail.fr)


   J’ai travaillé comme chef de rayon durant cinq ans, dans la grande distribution. Je travaillais le dimanche, j’étais célibataire, je débutais. J’avais la passion de mon métier, j’avais envie de prouver à mon employeur que ça valait la peine de me garder. Et puis, dans la grande distribution, on n’avait pas tellement le choix, on ne me demandait pas vraiment si j’étais volontaire pour venir le dimanche. C’était le début de ma carrière, ça allait. Mais maintenant, je suis mariée, j’ai des enfants. La situation n’est plus la même. Depuis 1995, je dirige à Cholet un magasin de prêt-à-porter, qui appartient à une chaîne. Le maire de la ville refuse l’ouverture des magasins le dimanche. C’est une chance énorme.

    Cela dit, le même problème se pose pour les jours fériés. Récemment, j’ai refusé de venir un jour férié. J’ai été menacée et insultée par ma direction, car je ne m’étais pas portée volontaire, et que je n’avais pas fait pression sur les salariées pour qu’elles viennent. Mais je ne peux pas forcer les femmes de mon équipe à travailler ce jour-là. Certaines sont divorcées, ou leur mari fait les 3-8. Il leur faudrait trouver une assistante maternelle qui accepte de travailler elle aussi un jour férié, et tout le salaire gagné ce jour-là y passerait…

    Si jamais le maire de Cholet part, ou s’il se soumet à la pression, nous devrons travailler le dimanche. Je travaille déjà le samedi. Mon mercredi doit être férié, mais les horaires changent souvent dans le commerce. Le dimanche, c’est mon seul repère stable. C’est le seul jour que je peux passer avec mes enfants et mon mari, qui travaille lui aussi le samedi. J’ai besoin de cet oxygène pour me ressourcer. Si je le perds, je suis perdue dans la semaine.


(1) Le prénom a été modifié, à la demande de l’intéressée.


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Christelle, 43 ans, caissière chez Conforama, Herblay, travaille le dimanche depuis 13 ans.



Témoignage recueilli par Elsa Fayner ( http://voila-le-travail.fr)


   Je travaille depuis vingt ans au Conforama d'Herblay. J'ai commencé comme secrétaire commerciale, je suis caissière aujourd'hui. Dans le magasin, nous avons des horaires collectifs et fixes, de 14h30 à 19h30 en semaine, avec une pause le midi, et sans interruption le samedi. Les emplois du temps ne changent pas, nous nous sommes battus pour ne pas être à la disposition du magasin, en fonction des flux de clientèle.

    En revanche, depuis 13 ans, je travaille tous les dimanches. De 10h à 19h, avec une coupure le midi.

    Ce n'est pas par plaisir. Mais j'avais acheté un terrain avec mon mari, pour faire construire une maison et il a fallu rembourser les emprunts. Les salaires de la grande distribution sont tellement médiocres... Surtout, depuis une dizaine d'années, ils ne progressent plus, hormis les augmentations annuelles. Sans mes quatre dimanche et ma prime d'ancienneté, je tombe à 1100 euros par mois aujourd'hui! Les 70 euros du dimanche sont donc vitaux pour moi.

    Mais j'ai sacrifié au final plus que je n'ai gagné. Par obligation, j'ai tout bousillé : ma vie de famille, et ma vie sociale. Surtout, je n'ai pas vu mes enfants grandir. Petits, ils me reprochaient de ne jamais rien faire avec eux. Plus grands, comme les baby-sitter coûtaient cher, ils sont restés souvent livrés à eux-mêmes, avec leur clé autour du cou. Mon mari travaille aussi le dimanche, dans la restauration. Personne ne pouvait accompagner les enfants à leurs matchs, ça les a privés de sport, d'activités.

    Dans un an, l'emprunt sera remboursé, j'arrêterai de travailler le dimanche. Je vais essayer de prévoir des temps sympas avec mes enfants. Mais ils sont indépendants maintenant, et j'ai bien peur de ne jamais récupérer ce que j'ai perdu.



Pour en savoir plus sur le travail dominical (
http://voila-le-travail.fr/2009/06/29/travail-dominical-le-retour/)

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“Aujourd’hui je réalise que je n’avais jamais vraiment connu la fatigue”

Après les gardiens de prison, les soldats du feu? Cinq syndicats de pompiers professionnels civils exigeaient en mai dernier une audience avec la ministre de l’Intérieur pour des négociations sur les évolutions statutaires, le temps de travail et l’aménagement des fins de carrière. Chez les sapeurs pompiers de Paris, qui dépendent du ministère de la Défense, la situation n’est pas plus enviable. Témoignage de Sébastien (1), 26 ans, pompier de Paris.


Témoignage recueilli par Elsa Fayner ( http://voila-le-travail.fr)


  Depuis septembre 2008, nous voyons se multiplier les interventions en entreprise : tentatives de suicide, malaise, pétage de plombs. Ce sont souvent des employés qui viennent d’apprendre leur licenciement. La semaine dernière, une assistante de gestion dans un grand groupe de cosmétiques a fait une importante chute de tension. Elle avait appris que le service de trois personnes qu’elle dirigeait fusionnait et que c’était l’autre responsable, plus jeune, qui restait. Le plus difficile, pour nous, ce sont les 45-60 ans. Ils savent qu’ils retrouveront difficilement du travail et on a du mal à leur remonter le moral. On essaie quand même : on leur montre la photo de leurs enfants sur leur bureau et on essaie de les faire parler de leur famille, pour leur changer les idées. Je suis pompier de Paris depuis cinq ans et, avant 2008, je n’étais jamais intervenu en entreprise.
   
72h d’affilée

    Aujourd’hui, je suis caporal chef. Je m’occupe d’une équipe, et d’un camion. À tour de rôle, nous sommes de garde. Une garde dure 24h : j’arrive à 8h le matin, je cours, puis je suis une formation pour entretenir mes acquis, ensuite je m’occupe de mon service, à 17h je fais à nouveau du sport, et, le soir, je dors à la caserne. Enfin, ça, c’est une journée théorique, parce qu’à n’importe quel moment du jour ou de la nuit, l’équipe peut être appelée pour intervenir. Et nous devons être sur les lieux en moins de dix minutes. C’est le contrat passé avec la Mairie de Paris.
    Je fais une quinzaine de gardes par mois. En moyenne, chaque équipe est appelée une quinzaine de fois par garde, et une intervention dure environ 1h. Finalement, je fais peu de sport, je suis peu de cours, et surtout je ne dors pas souvent. Il nous arrive même d’assurer trois gardes de suite. C’est autorisé. Quand on n’a pas de chance, on ne dort guère plus de 5h en 72h. Avant de faire ce métier, je croyais avoir déjà été crevé, mais aujourd’hui je réalise que je n’avais jamais vraiment connu la fatigue. Les journées de récupération viennent ensuite. Reste que nos réflexes et notre capacité de réflexion se trouvent diminués quand on travaille aussi longtemps. Lors de la quatorzième intervention, à 4h du matin, on n’a plus la même approche des gens, on n’a plus la même patience. Quand on nous insulte, on réagit davantage.
   
Serrurier gratuit

    Parce qu’il faut savoir que le social représente 80% des intervention de secours à victime, qui elles-mêmes constituent la grande majorité de nos activités, les incendies restant minoritaires. Et, quand je parle de social, ce sont beaucoup d’interventions injustifiées : quelqu’un qui n’entend plus son voisin depuis trois jours -ou qui entend crier, ou qui trouve que ça sent le brûlé- nous appelle pour qu’on aille voir plutôt que d’aller frapper à la porte, quelqu’un qui veut aller à l’hôpital et nous attend avec sa valise, quelqu’un qui veut se débarrasser d’un SDF devant sa porte… On sert bien souvent d’ambulance, ou de serrurier. Gratuits. Et il arrive que, pendant une garde, aucune intervention ne soit justifiée. Mais nous avons une obligation de moyens, nous devons répondre à chaque appel, dans le doute, sinon nous pouvons être poursuivis pour non-assistance à personne en danger.
   
Se sentir nécessaire

    Surtout, il suffit qu’une seule intervention me paraisse justifiée pour que mon moral remonte. ”Heureusement que nous étions là”, je peux me dire. Je le ressens particulièrement quand nous secourons un enfant. Même si c’est dur, si parfois nous ne parvenons pas à le maintenir en vie… Bien sûr, nous pouvons consulter une cellule psychologique pour les coups durs, mais c’est surtout entre nous que nous discutons : nous passons des dizaines d’heures ensemble, nous nous connaissons par cœur, et dès que l’un de l’équipe ne se sent pas bien, on le voit, et on en parle.
   
1800 euros par mois

    À Paris, les pompiers sont des militaires. Nous travaillons au forfait, et non pas 35 heures par semaine, comme c’est prévu pour les pompiers professionnels, en province, qui sont logés en plus, et davantage payés que nous. Par exemple, je gagne 1800 euros net par mois, pour 360 heures de travail en moyenne. Mon rêve : devenir pompier dans un pays où je serais payé en adéquation avec le temps travaillé. Et où nous aurions plus de moyens. Parce qu’à Paris, nos camions sont trop vieux. Jamais je n’y mettrais quelqu’un que je connais. En même temps, nous faisons tellement d’interventions que nous sommes très efficaces. Les pompiers du monde entier nous reconnaissent comme une excellence. C’est une source de fierté… mais dans le milieu pompier seulement.



(1) Le prénom a été modifié, à la demande de l’intéressée.



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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 13:32

Le 28 février, après dix-huit mois de formation, quatre inspecteurs élèves du travail ont été rétrogradés au rang de contrôleur pour « incompétence à devenir des chefs de service et à mener des politiques publiques ». Cette sanction a provoqué une véritable fronde dans les rangs de l’inspection du travail et au sein du ministère du Travail. Le personnel refuse une formation dont l’enjeu est de former des managers plutôt que des agents de contrôle de la réglementation du travail.

Cette décision s’inscrit dans la logique d’un ministère qui cherche à caporaliser un corps de fonctionnaire d’État jugé trop indépendant et partisan. Contestant la décision du jury, l’ensemble des inspecteurs élèves de la promotion 2006 ont refusé de recevoir leurs cartes professionnelles puis, rejoint par leurs collègues de la nouvelle promotion 2007, ils ont bloqué l’Institut national du travail. La mobilisation s’est rapidement organisée dans le ministère : pétition de soutien signée par plus de 3 000 agents, rassemblement des inspecteurs élèves devant le ministère du Travail, envahissement de la commission administrative paritaire, grève le 18 mars. Face à ces actions, le ministre du « dialogue social », Xavier Bertrand, refuse toujours de rencontrer les organisations syndicales. Une conférence de presse était prévue le vendredi 28 mars et, le 3 avril, les organisations syndicales appellent à la grève en solidarité avec les quatre collègues injustement sanctionnés, et pour dénoncer les politiques de régression sociale à l’œuvre dans le ministère.

 

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