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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 09:28

Il s’est beaucoup dit et écrit que le NPA, d’emblée, avait décidé d’aller seul aux élections européennes. Et cette affirmation toute gratuite s’est souvent accompagnée de propos polémiques et de qualificatifs peu amènes. Nous ne nous placerons pas à ce niveau.

L’opinion publique est en droit de connaître la réalité de notre démarche. Une démarche qui s’appuie sur l’observation des pratiques des uns et des autres, hier comme aujourd’hui.

Nous
sommes plongés dans une crise globale et historique du capitalisme. Nous sommes confrontés à un pouvoir, celui de Nicolas Sarkozy et de Laurence Parisot, toujours aussi déterminés à faire payer aux mêmes, les classes populaires, la facture d’une crise qui n’est pas la leur.

Hier, nous avons enregistré le bilan catastrophique de la dernière présence du PS au gouvernement, une participation dont le PCF et les Verts partagent la responsabilité :

davantage de privatisations que sous les deux gouvernements de droite précédents,participation à des décisions européennes qui ont eu des conséquences catastrophiques sur les services publics (transports, énergie, poste, éducation, santé), sur la déréglementation financière, sur le droit du travail. Aujourd’hui, nous observons que dans beaucoup de régions co-gérées par ces mêmes partenaires, le primat de la gestion publique cède le pas aux

partenariats publics-privés, aux concessions privées (pour la distribution de l’eau, par ex.).

Nous estimons donc légitime de réclamer de partenaires éventuels le refus de toute collaboration avec le PS qui gère le capitalisme.

Au moment où il se crée, le NPA veut rompre avec la trop longue succession des lendemains qui déchantent et des victoires électorales qui se terminent en échecs politiques, sociaux et

écologiques. Créer les conditions d’une unité qui permettent de ne plus décevoir, telle est notre préoccupation. Elle impose de s’interdire des « coups électoraux » porteurs d’illusions mais sans effets sur la réalité d’un système qui exploite les humains et la planète. Elle oblige à sortir de l’ambiguïté et de l’aléatoire.

Pour ces raisons, les congressistes du NPA ont choisi un cadre pour des négociations. Il précise l’unité que nous voulons construire avec d’autres. Un rassemblement durable dans les luttes et dans les élections.

Une unité sur un contenu réel qui développe les raisons toujours actuelles à l’origine de notre refus du traité constitutionnel européen, qui couvre à la fois les questions sociales et écologiques, tout comme les questions démocratiques. L’unité doit porter un projet anticapitaliste au contenu précis en rupture avec le système.

Une unité qui doit se retrouver sur le terrain, dans les luttes sociales et écologiques, contre la casse sociale, contre le démantèlement du droit du travail et des services publics, contre le productivisme, la marchandisation du vivant, pour la sortie du nucléaire.
La démarche
électorale seule ne pourra résoudre la crise du capitalisme exploiteur et productiviste.

Une unité qui ne soit pas un cartel électoral sans lendemain, mais qui s’inscrive comme un instrument durable pour les luttes des travailleurs. Une unité qui ne se limite pas aux élections européennes, mais s’étende aux élections qui suivent, toujours dans l’indépendance vis-à-vis du PS. La crise et Sarkozy seront, hélas, encore là au lendemain du scrutin européen.

Cette conception de l’unité a été adoptée lors de notre congrès. Nous l’avons présentée à tous les partenaires potentiels, depuis le PCF jusqu’aux Objecteurs de Croissance, en passant par le Parti de Gauche, la Fédération et les Alternatifs.

Nos premiers contacts avec le PG du sénateur Mélenchon avaient été très prometteurs ainsi qu’en témoigne le compte-rendu commun rendu public. Mais ils n’ont pas eu de suite, le PCF ayant exigé que les contacts ultérieurs se fassent de manière tripartite. Une exigence acceptée par le PG. Ce qui a compromis les chances d’un accord, les divergences avec le PCF sur le contenu comme sur la durée de l’unité étant abyssales.

Nous avons rencontré la Fédération, qui nous a reproché notre refus de signer un chèque en blanc avec le cartel PCF-PG. Alors qu’eux-mêmes n’ont pas obtenu du PCF de pouvoir le rencontrer !

Le Parti Pour la Décroissance et le Mouvement des Objecteurs de Croissance ont affirmé ne pas être intéressés par les élections, mais souhaiter poursuivre le dialogue sur des questions de

fond.

Avec les Alternatifs, nous avons enregistré de très nombreuses convergences. Mais leurs militants ont préféré, faute d’unité plus large, ne pas participer aux élections, même si 41%

d’entre eux étaient favorables à un accord avec le NPA.

Si « une occasion historique a été manquée », ce n’est pas notre fait.
Le « Front de gauche »
n’est qu’un tête à tête entre deux partis : le PCF et le parti de Gauche. Ce qui marque l’échec d’un rassemblement sans contenu et sans clarté stratégique.

Nous regrettons cet échec avec des interlocuteurs qui ne sont pas des adversaires et qui pouvaient devenir des partenaires dans le cadre d’un accord précis sur son contenu et sur sa durée. Personne ne peut faire grief au NPA d’être ferme sur les principes et les stratégies, tout particulièrement en ces temps où la confusion des idées domine, où on entend de la bouche des mêmes le contraire de qu’ils disaient il y a à peine un an.


Pour le NPA : Raoul JENNAR

 

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 11:44

C'était promis, juré, craché. Lors des rencontres avec les dirigeants du PCF et du Parti de gauche (PG), pour un éventuel accord aux élections européennes, privilégier la convergence de la gauche radicale au détriment de la collaboration avec le PS coulait de source…

 Pour les dirigeants de ces deux partis, hors de question d'agir en commun avec le PS sur le plan européen, tant ce parti est coresponsable avec la droite du caractère libéral de la construction européenne et des directives antisociales qui en émanent.

Si le NPA a proposé un accord durable, incluant au moins les élections régionales, c'est parce qu'il pense que les principes animant les dirigeants socialistes au plan européen sont les mêmes que ceux qui guident leurs politiques au sommet des conseils régionaux, dans les mairies des grandes villes, au gouvernement quand il s'y trouve. Cette volonté d'indépendance avec le PS au niveau européen devrait alors avoir des conséquences dans toutes les autres institutions.

Qu'en est-il ? Passons sur le fait que les listes PCF/PG comportent plusieurs ministres du gouvernement Jospin, qui a privatisé plus que ses deux prédécesseurs de droite. Les listes du Front de gauche comportent aussi des membres d'exécutifs de conseils régionaux ou de grandes villes qui cogèrent avec le PS. Pourtant, les politiques mises en œuvre par les mairies des grandes villes ou des conseils régionaux se différencient peu de celles menées par la droite. On ne trouve aucun exemple où des élus du PCF ou du PG de premier plan se soient désolidarisés de budgets prévoyant des subventions au patronat, alors que la gauche, dominée par le PS, dirige de nombreuses grandes villes et 20 régions sur 22. Ce serait là, véritablement, mettre en accord les actes d'élus locaux avec les promesses de candidats à l'élection européenne.

Les municipales de Perpignan, qui vont se dérouler de nouveau le 21 juin à la suite de la fraude des « chaussettes » (bourrage des urnes) organisée par le maire sortant UMP Jean-Paul Alduy, confirment ces craintes. Le NPA de Perpignan a proposé immédiatement à la gauche radicale de se rassembler, en suggérant une liste commune à LO, au PCF et au PG.

Mieux inspirés que l'an passé lorsqu'ils avaient contracté une alliance, dès le premier tour, avec la liste d'Union de la gauche, les camarades de LO ont répondu positivement.

Le PCF a immédiatement refusé la main tendue pour choisir l'alliance avec le PS. Petit détail, la liste d'Union de la gauche comprendra, dès le premier tour, la droite catalaniste. Et il faut tout de même le rappeler : l'an passé, au second tour, socialistes et communistes s'étaient alliés avec le Modem ! Cette alliance est toujours à l'ordre du jour.

Quant au PG, après avoir fait le choix de s'allier avec le PS et le PCF, il a préféré s'abstenir de toute participation au vu des perches tendues à la droite, mais sans se prononcer sur le principe d'un tel accord. Radicaux dans la campagne des européennes, gestionnaires au quotidien: tel pourrait se résumer la politique des directions du PCF et du PG.

La problématique du NPA est différente. Il s'agit de reconstruire un pôle anticapitaliste conséquent, qui change le rapport de forces au sein du monde du travail. Pour cela, l'indépendance avec le PS est une condition incontournable. Cela peut prendre du temps et le NPA est conscient de l'urgence de la situation. Mais c'est la seule voie possible. Sinon, les désillusions seront grandes et nourriront l'extrême droite.

Le NPA est prêt à s'associer avec les forces qui partagent sincèrement ces objectifs et le montrent par des actes. Pas avec celles qui pratiquent un double jeu. 

 

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 20:28

Nous publions ici une tribune de Sandra Demarcq, Pierre-François Grond, Raoul Jennar, membres de l'exécutif national du NPA, envoyée au journal Le Monde voilà plus d'un mois et qui n'est jamais parue...

Il s’est beaucoup dit et écrit que le NPA, d’emblée, avait décidé d’aller seul aux élections européennes. Et cette affirmation toute gratuite s’est souvent accompagnée de propos polémiques et de qualificatifs peu amènes. Nous ne nous placerons pas à ce niveau.

L’opinion publique est en droit de connaître la réalité de notre démarche. Une démarche qui s’appuie sur l’observation des pratiques des uns et des autres, hier comme aujourd’hui. Nous sommes plongés dans une crise globale et historique du capitalisme. Nous sommes confrontés à un pouvoir, celui de Nicolas Sarkozy et de Laurence Parisot, toujours aussi déterminés à faire payer aux mêmes, les classes populaires, la facture d’une crise qui n’est pas la leur.

Hier, nous avons enregistré le bilan catastrophique de la dernière présence du PS au gouvernement, une participation dont le PCF et les Verts partagent la responsabilité : davantage de privatisations que sous les deux gouvernements de droite précédents, participation à des décisions européennes qui ont eu des conséquences catastrophiques sur les services publics (transports, énergie, poste, éducation, santé), sur la déréglementation financière, sur le droit du travail. Aujourd’hui, nous observons que dans beaucoup de régions co-gérées par ces mêmes partenaires, le primat de la gestion publique cède le pas aux partenariats publics-privés, aux concessions privées (pour la distribution de l’eau, par ex.). Nous estimons donc légitime de réclamer de partenaires éventuels le refus de toute collaboration avec le PS qui gère le capitalisme.

Au moment où il se crée, le NPA veut rompre avec la trop longue succession des lendemains qui déchantent et des victoires électorales qui se terminent en échecs politiques, sociaux et écologiques. Créer les conditions d’une unité qui permettent de ne plus décevoir, telle est notre préoccupation. Elle impose de s’interdire des « coups électoraux » porteurs d’illusions mais sans effets sur la réalité d’un système qui exploite les humains et la planète. Elle oblige à sortir de l’ambiguïté et de l’aléatoire.

Pour ces raisons, les congressistes du NPA ont choisi un cadre pour des négociations. Il précise l’unité que nous voulons construire avec d’autres. Un rassemblement durable dans les luttes et dans les élections.

Une unité sur un contenu réel qui développe les raisons toujours actuelles à l’origine de notre refus du traité constitutionnel européen, qui couvre à la fois les questions sociales et écologiques, tout comme les questions démocratiques. L'unité doit porter un projet anticapitaliste au contenu précis en rupture avec le système.

Une unité qui doit se retrouver sur le terrain, dans les luttes sociales et écologiques, contre la casse sociale, contre le démantèlement du droit du travail et des services publics, contre le productivisme, la marchandisation du vivant, pour la sortie du nucléaire. La démarche électorale seule ne pourra résoudre la crise du capitalisme exploiteur et productiviste.

Une unité qui ne soit pas un cartel électoral sans lendemain, mais qui s’inscrive comme un instrument durable pour les luttes des travailleurs. Une unité qui ne se limite pas aux élections européennes, mais s'étende aux élections qui suivent, toujours dans l’indépendance vis-à-vis du PS. La crise et Sarkozy seront, hélas, encore là au lendemain du scrutin européen.

Cette conception de l’unité a été adoptée lors de notre congrès. Nous l’avons présentée à tous les partenaires potentiels, depuis le PCF jusqu’aux Objecteurs de Croissance, en passant par le Parti de Gauche, la Fédération et les Alternatifs.

Nos premiers contacts avec le PG du sénateur Mélenchon avaient été très prometteurs ainsi qu’en témoigne le compte-rendu commun rendu public. Mais ils n’ont pas eu de suite, le PCF ayant exigé que les contacts ultérieurs se fassent de manière tripartite. Une exigence acceptée par le PG. Ce qui a compromis les chances d’un accord, les divergences avec le PCF sur le contenu comme sur la durée de l’unité étant abyssales.

Nous avons rencontré la Fédération, qui nous a reproché notre refus de signer un chèque en blanc avec le cartel PCF-PG. Alors qu’eux-mêmes n’ont pas obtenu du PCF de pouvoir le rencontrer !

Le Parti Pour la Décroissance et le Mouvement des Objecteurs de Croissance ont affirmé ne pas être intéressés par les élections, mais souhaiter poursuivre le dialogue sur des questions de fond.

Avec les Alternatifs, nous avons enregistré de très nombreuses convergences. Mais leurs militants ont préféré, faute d’unité plus large, ne pas participer aux élections, même si 41% d’entre eux étaient favorables à un accord avec le NPA.

Si « une occasion historique a été manquée », ce n’est pas notre fait. Le « Front de gauche » n’est qu’un tête à tête entre deux partis : le PCF et le parti de Gauche. Ce qui marque l’échec d’un rassemblement sans contenu et sans clarté stratégique.

Nous regrettons cet échec avec des interlocuteurs qui ne sont pas des adversaires et qui pouvaient devenir des partenaires dans le cadre d’un accord précis sur son contenu et sur sa durée. Personne ne peut faire grief au NPA d’être ferme sur les principes et les stratégies, tout particulièrement en ces temps où la confusion des idées domine, où on entend de la bouche des mêmes le contraire de qu’ils disaient il y a à peine un an.

Sandra Demarcq, Pierre-François Grond, Raoul Jennar, membres de l'exécutif national du NPA, le 25 mars 2009.

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 23:32

L’agence régionale de l’hospitalisation (ARH) est prête à remettre le couvert. Elle tente d’imposer la fusion de l’hôpital de Carhaix (Finistère) avec celui de Brest. Or la « fusion » est un moyen de supprimer un certain nombre de spécialités. L’hôpital de Concarneau est là pour en témoigner.

Loin d’être résignée, la population s’est jointe, samedi 20 décembre, à une manifestation départementale réclamant un service public hospitalier de proximité pour tous. Cette manifestation a rassemblé près de 800 personnes, à l’appel du comité de défense des hôpitaux de proximité, relayé par les comités de défense des hôpitaux de Carhaix, de Concarneau, de Pont-l’Abbé et de Douarnenez.

Le problème de l’hôpital de Carhaix est politique. Malheureusement, une nouvelle fois, le PS a choisi l’accompagnement de la casse des services publics. Il y a quelques mois, le président socialiste de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, appelait la population centre bretonne « à se préparer à un nouveau Plogoff » ; il déclare aujourd’hui « que la fusion sans garantie du maintien des services est une victoire pour la santé en Centre Bretagne ». Au temps fort de la lutte, le conseiller général socialiste Richard Ferrand prônait « l’union sacrée pour le maintien de l’ensemble des services » ; il n’a pas appelé à manifester le 20 décembre à Quimper. Le maire de Brest et le président du conseil général du Finistère, socialistes, sont aussi causant que des huîtres sur le sujet.

Mais, signe positif, le lundi suivant la mobilisation, le conseil d’administration de l’hôpital de Carhaix indiquait, à titre indicatif, qu’il rejetait la fusion (neuf voix contre sept). Un vote formel aura lieu le 22 janvier. « Le NPA/LCR est favorable au renforcement de la coopération de l’hôpital de Carhaix avec d’autres centres hospitaliers. Cette coopération accentuée préserverait à Carhaix un pouvoir de décision, et donc la garantie du maintien de l’ensemble de ses services et de son personnel » : voilà, le 15 décembre dernier, le message qu’apportait d’Olivier Besancenot, seul représentant politique national à médiatiser cette lutte. 

Matthieu Guillemot

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 19:16

Robert Hue fait un "premier pas" vers la création d'un nouveau parti
 
LeMonde 09.12.08
  

Robert Hue veut continuer sa mutation, mais loin du PCF. Le sénateur du Val-d'Oise a annoncé, mardi 9 décembre, la création d'une association politique, le Nouvel espace progressiste. Rien à voir la NEP (Nouvelle politique économique) de Lénine.

Le sénateur qui avait annoncé, le 28 novembre, "prendre ses distances" avec son ancien parti, fait un pas de plus, à deux jours de l'ouverture du congrès du PCF à La Défense, qui sera à ses yeux celui du "repli". "Je reste membre du PCF, mais pour moi il n'est plus réformable. C'est un outil vieillissant qui demeure prisonnier de la matrice bolchévique", a souligné M. Hue. "Je suis dans un processus", a-t-il ajouté, sans préciser le moment où il quittera le parti dont il a été le candidat à l'élection présidentielle, en 1995 et en 2002.

Le NEP, qu'il lance avec quelques rares amis, comme le sénateur du Nord Ivan Renard ou Frédéric Imbrecht, secrétaire général de la fédération des mines et de l'énergie de la CGT, se veut un "premier pas" vers la construction d'une autre force politique. Et ceci, "dans les mois qui viennent".

Mais à la différence de Jean-Luc Mélenchon et de son Parti de gauche, a souligné M. Hue, "je ne suis pas un social-démocrate et je ne veux pas me situer dans la construction d'un bloc de l'autre gauche vis-à-vis du PS".

Sylvia Zappi

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 23:04

Le Parti Socialiste

est mort, vive le NPA !

 

À ceux qui en espéraient encore, le congrès du parti socialiste a malheureusement

 

À ceux qui en espéraient encore, le congrès du parti socialiste a malheureusement

 

entériné sa dérive droitière et son engluement dans des querelles de personne. Cette organisation, incapable de voter non au scandale des 360 milliards offerts aux banques mais capable de voter comme un seul homme, il y a quelques semaines dans une déclaration de principe, son ralliement à l’économie de marché, n’est plus socialiste.

Le socialisme qui a représenté tant d’espoir et d’avancées pour les travailleurs durant le XXe siècle a pris un virage libéral avec le PS : ne pas de lutter contre le capitalisme mais l’aménager au

mieux. Vaine utopie. Ce système est et restera simplement au service de la classe dirigeante qui l’utilise comme bon

lui semble. La période que nous vivons, et qui s’installe dans la durée, nous le démontre chaque jour. La crise que nous traversons rend d’autant plus paradoxale cette évolution et cette inféodation

à cette doctrine. Nombre de militants socialistes doivent

aujourd’hui être déconcertés et désappointés

par cet aveuglement. Certains, dans le sillage de Jean-Luc Mélenchon, viennent de franchir le pas en quittant

le PS avec l’espoir de redonner au socialisme son identité légitime.

A ceux-là et aux déçus du ralliement de Benoît Hamon à Martine AUBRY,les militants du NPA disent : ensemble nous le pouvons ! Nous pouvons reconstruire un socialisme qui ne transige pas avec le capitalisme, un socialisme qui place l’humain au centre de sa réflexion, un socialisme qui rende aux individus le pouvoir politique, économique et social un socialisme qui ne pourra accepter le moindre strapontin dans un gouvernement social-libéral

incapable de rompre avec le système économique actuellement imposé. Les échéances qui nous attendent s’annoncent cruciales. Nous allons payer chèrement les errances du capitalisme. Les travailleurs et les pauvres dont le nombre explosent seront les principales victimes alors que les responsables de cette débâcle risquent de s’en tirer à bon compte. Il est de notre responsabilité

de proposer, ensemble, une alternative crédible au capitalisme.

Les élections européennes se profilent. Aucun résultat tangible n’est à attendre par la multiplication de vraies listes de gauche. Et n’ayons pas de courte vue plaçons-nous sur le long terme sans nous limiter aux élections. De tout cela nous pouvons en discuter ensemble, sans faux semblant, sans manoeuvre politicienne. Ne gâchons pas cette opportunité.

À ceux qui en espéraient encore, le congrès du parti socialiste a malheureusement

Pour le NPA 89,

Jacky CHABIN, Molesmes et ex-responsable du PS.

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 11:16

Le départ de Mélenchon du PS, avant même que ne s’achève le calamiteux congrès de Reims, a surpris tout le monde. Même une grande partie de ses partisans, regroupés au sein de l’association Pour la République sociale (PRS). Et, il faut bien le dire, nous aussi.

Mélenchon fustige un vote à 80 %, qui consacre « l’évolution du PS vers un parti démocrate »1. Il accuse Royal de se tourner vers Bayrou et souligne qu’à l’exception de la motion Hamon, toutes les autres ont accepté le traité de Lisbonne, l’allongement de la durée des cotisations de retraites, le maintien des troupes en Afghanistan. Nous ne pouvons que partager l’essentiel de ce réquisitoire même si, pour notre part, cela fait belle lurette que nous l’énonçons, car il y a bien continuité entre les motions de congrès Royal/Aubry/Delanoë, les politiques sociales-libérales menées par les gouvernements de gauche successifs, le caractère inaudible de l’opposition socialiste à Sarkozy.

Le débat s’ouvre avec le Parti de gauche. À peine créé, celui-ci a tendu logiquement la main au PCF. Mais il a aussi demandé à rencontrer le NPA. Cette demande n’est pas motivée par la proposition de fusionner nos deux mouvements dans un même parti. Si tel était le cas, gageons qu’il y aurait eu moins de précipitation pour lancer le parti, choisir le nom, ouvrir le site Internet… Le Parti de gauche sera « un parti gouvernemental capable, avec d’autres, d’entraîner la société au service d’un projet majoritaire »2. Cette définition est floue, mais elle laisse ouverte la possibilité de gouverner demain avec ceux que Mélenchon vient de quitter. Il dit vouloir « mettre ses pas dans ceux d’Oskar Lafontaine [leader de Die Linke, en Allemagne] ». Un chemin qui risque bien de ramener au point de départ : la cogestion des grandes institutions de la bourgeoisie. C’est ce que fait déjà Die Linke à Berlin et le débat qui l’a miné en Hesse3. Le Parti de gauche veut aussi être « un parti résolument républicain, défendant sans concession la souveraineté du peuple, la laïcité des institutions », alors que le NPA souhaite la transformation révolutionnaire de la société.

Cela fait de solides divergences, que Mélenchon a l’honnêteté de reconnaître en déconnectant la proposition d’une alliance aux élections européennes du reste. La résolution soumise au vote du congrès du NPA prévoit l’ouverture de discussions, sur la base d’un « plan d’urgence », dans le but de « constituer des listes de rassemblement anticapitalistes aux élections européennes, en France » 4. Cela suppose un programme clair et l’indépendance absolue avec toutes les forces qui mettent en œuvre les politiques gouvernementales et européennes de destruction des acquis et des droits sociaux. Le comité d’animation national provisoire du NPA, qui se réunira début décembre, en débattra et mandatera des délégations pour les rencontres unitaires. Fin janvier prochain, le congrès de fondation tranchera. ■

Frédéric Borras

Notes

1. L’Humanité, le 12 novembre.

2. Déclaration de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez (député du Nord), le 12 novembre.

3. En Allemagne, un Länd dispose de bien plus de pouvoir qu’une région française.

4. Résolution soumise au vote du congrès du NPA.

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 11:16

Le départ de Mélenchon du PS, avant même que ne s’achève le calamiteux congrès de Reims, a surpris tout le monde. Même une grande partie de ses partisans, regroupés au sein de l’association Pour la République sociale (PRS). Et, il faut bien le dire, nous aussi.

Mélenchon fustige un vote à 80 %, qui consacre « l’évolution du PS vers un parti démocrate »1. Il accuse Royal de se tourner vers Bayrou et souligne qu’à l’exception de la motion Hamon, toutes les autres ont accepté le traité de Lisbonne, l’allongement de la durée des cotisations de retraites, le maintien des troupes en Afghanistan. Nous ne pouvons que partager l’essentiel de ce réquisitoire même si, pour notre part, cela fait belle lurette que nous l’énonçons, car il y a bien continuité entre les motions de congrès Royal/Aubry/Delanoë, les politiques sociales-libérales menées par les gouvernements de gauche successifs, le caractère inaudible de l’opposition socialiste à Sarkozy.

Le débat s’ouvre avec le Parti de gauche. À peine créé, celui-ci a tendu logiquement la main au PCF. Mais il a aussi demandé à rencontrer le NPA. Cette demande n’est pas motivée par la proposition de fusionner nos deux mouvements dans un même parti. Si tel était le cas, gageons qu’il y aurait eu moins de précipitation pour lancer le parti, choisir le nom, ouvrir le site Internet… Le Parti de gauche sera « un parti gouvernemental capable, avec d’autres, d’entraîner la société au service d’un projet majoritaire »2. Cette définition est floue, mais elle laisse ouverte la possibilité de gouverner demain avec ceux que Mélenchon vient de quitter. Il dit vouloir « mettre ses pas dans ceux d’Oskar Lafontaine [leader de Die Linke, en Allemagne] ». Un chemin qui risque bien de ramener au point de départ : la cogestion des grandes institutions de la bourgeoisie. C’est ce que fait déjà Die Linke à Berlin et le débat qui l’a miné en Hesse3. Le Parti de gauche veut aussi être « un parti résolument républicain, défendant sans concession la souveraineté du peuple, la laïcité des institutions », alors que le NPA souhaite la transformation révolutionnaire de la société.

Cela fait de solides divergences, que Mélenchon a l’honnêteté de reconnaître en déconnectant la proposition d’une alliance aux élections européennes du reste. La résolution soumise au vote du congrès du NPA prévoit l’ouverture de discussions, sur la base d’un « plan d’urgence », dans le but de « constituer des listes de rassemblement anticapitalistes aux élections européennes, en France » 4. Cela suppose un programme clair et l’indépendance absolue avec toutes les forces qui mettent en œuvre les politiques gouvernementales et européennes de destruction des acquis et des droits sociaux. Le comité d’animation national provisoire du NPA, qui se réunira début décembre, en débattra et mandatera des délégations pour les rencontres unitaires. Fin janvier prochain, le congrès de fondation tranchera. ■

Frédéric Borras

Notes

1. L’Humanité, le 12 novembre.

2. Déclaration de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez (député du Nord), le 12 novembre.

3. En Allemagne, un Länd dispose de bien plus de pouvoir qu’une région française.

4. Résolution soumise au vote du congrès du NPA.

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 11:13

« Crise politique sérieuse » (Benoît Hamon), « honte pour le Parti socialiste » (François Hollande), « état de santé proche du coma » (Bertrand Delanoë) : les dirigeants du PS ne tarissent pas de qualificatifs sur l’état du parti. À juste titre.

Aucun débat politique, dans un grand parti, ne se résume entièrement à une question de personnes. Mais il faut bien dire que, pour le coup, on a du mal à vraiment prendre au sérieux les éléments présentés comme « insurmontables » par les trois motions de tête. Il paraît clair que Royal porte une vraie rupture avec le style passé, une marche assumée vers la transformation du PS en parti démocrate à l’américaine. Ce qui, pourtant, ne l’a pas empêché de chanter une ode à la gloire du « vieux Parti socialiste ». L’alliance avec le Modem ? Royal continue de la revendiquer, mais Aubry la pratique à Lille, et le seul qui y a résisté, le maire de Paris, est aussi celui qui, bêtement, n’a pas saisi à temps que l’air portait à être « plus à gauche ».

Si l’on se réfère aux semaines passées, tout ce beau monde, confronté au scandale des 360 milliards offerts sans contrôle aux banques, n’a pas trouvé la force de voter « non ». Hamon a présenté et maintenu une ligne plus nette, où la cohérence social-démocrate ancienne manière trouvait à s’exprimer, et dont l’antilibéralisme était revendiqué. Tout en proposant pourtant, jusqu’au bout, d’être le candidat anti-Royal commun à la motion Aubry et au très libéral Delanoë. Lequel appelle à voter pour la maire de Lille, au nom, bien sûr, « des valeurs de gauche »… C’est qu’il ne faut jamais oublier que tous ces dirigeants ont voté, il y a quelques mois à peine, la nouvelle déclaration de principes saluant le ralliement ouvert à l’économie de marché comme seul horizon.

À l’heure où le lecteur aura ce journal entre les mains, on saura si Royal confirme son succès ou si Aubry lui barre la route. Dans tous les cas, le Parti socialiste sera durablement fracturé, en proie à de profondes divisions internes. Si Royal l’emporte, ce ne serait pas seulement le signe d’une nouvelle mutation du PS, mais un problème redoutable pour ses alliés, comme le PCF ou le nouveau parti de Mélenchon. Quelle crédibilité leur restera t-il pour traiter de « contestataire » le refus de gouverner avec elle, maintenu avec constance par le NPA ? Et si c’est Aubry, sa victoire serait tellement entachée de conservatisme d’appareil que le PS mettrait beaucoup de temps à s’en remettre.

Sans doute, la pression de l’élection présidentielle empêchera-t-elle pour l’heure une vraie scission (encore qu’on ne peut pas l’exclure tout à fait). Mais, surtout, la crise stratégique du PS vient de se renforcer considérablement. C’est elle, d’ailleurs, qui rend si vives les questions de personnes. Comment combiner le ralliement aux principes les plus solides de la société en place (au point que deux de ses institutions les plus prestigieuses, le FMI et l’OMC, sont dirigées par des socialistes) et la cassure avec les catégories populaires qui en découle inévitablement, surtout quand s’affirme une gauche radicale enfin visible à une échelle de masse avec le NPA ? ■

Samuel Johsua

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 11:08

Le Parti communiste propose, dans « l’Humanité Dimanche » du 7 novembre, « cinq propositions que pourrait avancer la gauche pour sortir de la crise ». Ces propositions partent du constat que « les différentes formations de gauche ont dans leur programme des idées convergentes ».

La première des mesures du PCF concerne la fiscalité : il propose, par exemple, la suppression des exonérations de cotisations sociales. Non seulement ces exonérations concernent principalement les bas salaires, et donc les encouragent mais, de plus, il serait tout à fait possible de réorienter ces dépenses vers l’emploi dans les services publics. Le PCF reconnaît qu’il existe une « divergence » avec le PS sur ce sujet. Depuis longtemps, le PS a intégré la logique patronale, qui dit que « le chômage est le résultat d’un coût du travail trop important », qu’il faut donc abaisser. Mais le PS a repris l’idée de récupérer les aides octroyées aux entreprises qui licencient et/ou délocalisent.

Ensuite, le PCF propose de « bloquer les licenciements dans les entreprises bénéficiaires », et il met en avant Benoît Hamon (PS), qui propose « un moratoire sur les licenciements et les délocalisations ». Pour notre part, nous sommes pour l’interdiction des licenciements. Pour les entreprises qui font des profits, mais pas seulement. Dans l’automobile, par exemple, des entreprises peuvent se retrouver en faillite, mais elles ne sont que des sous-traitants, dont les donneurs d’ordre sont de grandes entreprises (Renault, PSA, etc.), cotées au CAC 40. Nous sommes donc pour remonter aux donneurs d’ordre, afin de faire payer les grands groupes capitalistes. Cela nécessite notamment une incursion dans la propriété privée capitaliste, à commencer par l’ouverture des livres de comptes et la levée du secret bancaire de toutes les entreprises.

Par rapport à la crise financière, le PCF propose de « fonder un pôle financier public qui encourage l’emploi ». Le PCF s’accorde avec le PS pour que ce pôle public soit constitué autour de la Caisse des dépôts, mais aussi de La Banque postale et des Caisses d’épargne. Le terme « pôle » peut prêter à confusion, s’il n’est pas assorti de garanties. Notre souci n’est pas de sauver les banques, ni même ce système bancaire : nous ne sommes pas pour un pôle public face à un pôle privé qui continuerait de spéculer comme si de rien n’était. Nous sommes pour l’expropriation de toutes les banques, sans rachats ni indemnités pour les actionnaires, et sous contrôle de la population. Cela passe par la création d’un service public bancaire unique, avec le monopole du crédit.

Enfin, la dernière proposition souhaite « rémunérer davantage le travail que le capital ». Bonne nouvelle, le PCF se prononce, « comme la LCR et la gauche du PS » pour le Smic à 1 500 euros net ! Mais le PCF est toujours pour « le principe de réserver les exonérations de cotisations sociales aux entreprises qui embauchent et qui augmentent les salaires » ! Les cotisations sociales font partie de notre salaire (le salaire différé). Baisser ces cotisations correspond donc à une baisse de salaire. Par ailleurs, nous maintenons que ce ne sont pas les cotisations qui empêchent les créations d’emplois, ni même les augmentations de salaires, mais bien la recherche de profit de la part des patrons.

Nous avions déjà écrit au PCF, au mois de septembre, pour voir ce qu’il était possible de faire ensemble, notamment face à la crise. Nous n’avions pas eu de réponse. Mais nous prenons positivement la proposition du PCF, faite via l’Humanité Dimanche. Mais soyons clairs : si nous sommes pour l’unité la plus large pour riposter, nous ne voulons pas participer à un comité Riposte qui n’aurait d’autre vocation que de remettre en selle l’ex-gauche plurielle dans une perspective électoraliste.

Mais nous actons qu’il y a suffisamment de points convergents pour organiser, par exemple, une manifestation nationale contre les licenciements et pour l’augmentation générale des salaires dans les semaines qui viennent. La LCR et le PCF peuvent jouer un rôle moteur dans une telle initiative. ■

Basile Pot

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Published by JEAN EMARE - dans PC-PS
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