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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 09:58
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 18:22
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 07:25
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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 22:51

Le 21 mars 2011, 60 Millions, la fondation France libertés et le média social Owni lançaient ensemble « l’opération transparence». Un an après, voici le premier bilan de cette campagne de longue haleine.

Vous faites partie des 9 000 personnes qui se sont inscrites sur le site Internet collaboratif www.prixdeleau.fr, manifestant ainsi votre adhésion aux objectifs de l’opération transparence. Nous tenons à vous en remercier.

Parmi les factures que vous nous avez adressées, près de 4 000 étaient complètes et exploitables. Elles nous ont permis, entre autres, de calculer le prix réellement payé par les usagers, en fonction de leur tranche de consommation.
Pour approfondir l’analyse, nous avons sélectionné 220 de ces factures, en respectant les parts de marché des principaux intervenants, et nous les avons auscultées ligne à ligne. Nous en avons tiré sept leçons principales :

1 - Une facture d’eau, c’est une véritable usine à gaz

Une facture d’eau comprend trois parties. La première correspond à la distribution de l’eau potable ; la seconde, au service d’assainissement collectif, si l’abonné est raccordé à un tel service ; la troisième, aux diverses taxes et redevances (lutte contre la pollution, modernisation des réseaux de collectes, etc.).
Cela donne des documents très denses, parfois incompréhensibles, avec des dates qui se chevauchent, des prix qui n’augmentent pas au même moment pour la distribution et l’assainissement, des taxes aux intitulés totalement ésotériques… Comment, dans cet embrouillamini, vérifier si l’on a payé le juste prix ?

2 - Pour les prix, c’est vraiment la loterie

Pour comparer ce qui est comparable, il est d’usage de rapporter le prix à une facture type de 120 m3, ce qui correspond à la consommation annuelle moyenne d’un foyer français.
C’est ce que nous avons fait, à partir des 220 factures sélectionnées pour une analyse approfondie : les tarifs reconstruits vont de 2,26 €/m3 à Divonne-les-Bains (Ain) ou Cabrières (Gard), à 7,05 €/m3 à Plouha (Côtes-d’Armor). Soit un rapport, sur ce seul échantillon, de 1 à 3, voire de 1 à 5 si l’on intègre les communes sans assainissement collectif.

3 - Moins on consomme, plus c’est cher au litre

Les écarts, déjà importants, se creusent encore plus lorsqu’on prend en compte non pas la consommation théorique de 120 m3, mais la consommation réelle. Chaque facture comprenant une part fixe liée à l’abonnement, moins vous utilisez d’eau, plus vous payez cher au litre ! Sur la base des 4 000 factures que nous avons analysées, le prix total au mètre cube réellement payé par l’usager est le suivant :

• 5,40 €/m3 pour ceux qui consomment moins de 30 m3 ;
• 3,80 €/m3 de 31 à 60 m3 ;
• 3,39 €/m3 entre 61 et 90 m3 ;
• 3,23 /m3 de 91 à 120 m3 ;
• 3,08 €/m3 de 121 à 150 €/m3.

À part ça, on nous dit que le tarif dégressif de l’eau est interdit. Cherchez l’erreur… Et demandez-vous comment inciter les usagers à préserver la ressource, si chaque litre économisé se traduit par une augmentation de son prix unitaire.

4 - Les résidences secondaires, un problème pas secondaire

Dans les résidences secondaires, la consommation est souvent dérisoire, puisque le logement n’est occupé que quelques semaines par an, mais la facture ne l’est pas. Cela n’est pas totalement illogique, puisqu’en s’abonnant au service de l’eau, on paie la possibilité, 24 h sur 24, d’ouvrir son robinet et de voir couler de l’eau potable. Pour cela, il faut des infrastructures permanentes, même si le service n’est utilisé qu’une semaine par mois.
Sauf que, parfois, on atteint de véritables sommets tarifaires. Nous avons ainsi reçu une facture de 300 € au Monêtier-les-Bains (Hautes-Alpes) pour une consommation…de 0 m3. En moyenne, dans notre base de données, le prix total payé par les personnes consommant moins de 5 m3 (une centaine de factures sur 4 000) est de 20 € le m3. On est loin des 3 € et quelques le mètre cube, présentés dans toutes les statistiques officielles !

5 - Les factures sont loin d’être limpides

Les 220 factures que nous avons examinées à la loupe sont globalement conformes à l’arrêté de 1996 qui les réglemente (même si elles sont seulement 9 % à être totalement conformes). Mais entre la conformité et la lisibilité, il y a un pas que les opérateurs ont du mal à franchir !
Certaines font état d’une augmentation en cours d’année, mais sans donner de dates. D’autres facturent par tranches de consommation, mais sans préciser lesquelles.

6 - Certaines injustices sont mal vécues

Avec près de 200 € par habitant et par an, les sommes consacrées au service de l’eau sont loin d’être négligeables, et de nombreux foyers peinent à régler leurs factures. Quand, en plus, ils se trouvent face à un opérateur qui leur envoie des courriers impersonnels, on arrive vite chez Kafka.
Il y a ceux qui paient pour l’assainissement alors que leur hameau n’est pas raccordé au réseau, ceux qui se voient infliger systématiquement des pénalités de retard… Autant de mésaventures ressenties comme des injustices, et qui alimentent le sentiment sourd que le buveur d’eau est parfois pris pour une vache à lait.

7 - Et la transparence s’arrête au pied des immeubles

Plus de 40 % des Français vivent en habitat collectif, qu’ils soient locataires ou copropriétaires. Parmi eux, seule une minorité dispose d’un véritable compteur individuel et donc d’un contrat à son nom.
La plupart du temps, la connaissance des dépenses en eau se limite à une vague ligne dans les charges récupérables. Le premier des droits du consommateur n’est-il pourtant pas le droit à l’information ?

À l’issue de cette première phase de l’opération transparence, nous demandons
:

• des factures plus compréhensibles, avec une révision de l’arrêté de 1996 qui les encadre ;
• des tarifs plus équitables, avec l’instauration d’un tarif social et la généralisation d’une véritable progressivité des tarifs du service de l’eau ;
• que la loi oblige les collectivités à transmettre les indicateurs clés de performance à l’Observatoire national de l’eau, pour que la transparence soit effective sur l’ensemble du territoire ;
• un état des lieux des investissements qui auraient dû être consacrés à la rénovation des canalisations, et qui ne l’ont pas été.

Nous vous invitons à retrouver l’ensemble des résultats de l’enquête dans un dossier spécial du numéro d'avril de 60 millions de consommateurs.

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 09:57

ban

Chère Madame, Cher Monsieur,

Merci de votre inscription sur le site prixdeleau.fret de votre participation à l’opération « transparence du prix du service de l’eau en France»
lancée en partenariat avec 60 millions de consommateurs le 22 mars dernier.


Aujourd’hui, nous avons encore besoin de vous !

Au delà du prix, nous avons constaté, sur les factures, une grande disparité dans le détail des prestations payées (eau, assainissement ... ).

Nous souhaitons aller plus loin dans cette analyse. Pour cela, nous avons besoin de l’intégralité de votre facture d’eau.



D’avance merci de prendre un instant pour envoyer une copie de votre facture d’eau :
  • Par email à : prixdeleau@inc60.fr
  • Par fax au : 01 45 66 21 70
  • Par courrier à :
Institut National de la Consommation
Opération transparence du prix du service de l’eau
80, rue Lecourbe
75015 Paris
 

Grâce à votre mobilisation, cette opération a reçu récemment le trophée de l’e-administration lors du World e.gov Forum 2011.

C’est une belle victoire pour la transparence du prix du service de l’eau en France !

Les résultats seront dévoilés le 22 mars 2012 à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, et publiés dans le numéro spécial de 60 millions de consommateurs d’Avril 2012.

Un grand merci à vous !


Emmanuel Poilâne, Directeur de France Libertés


60 logo FL 2011

 

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 20:29

IMPORTANT: A FAIRE SUIVRE et surtout à regarder!!!

Bonjour

A ce jour, je vous demande de bien vouloir vous connecter régulièrement sur le site

http://sansnaturepasdefutur.over-blog.net
 

Association qui lutte contre l’installation d’un site CHIMIREC (tri. transît, stockage et

prétraitement de déchet industriels dangereux) dans une zone non appropriée à 220 mètres des premier habitants de Bouvesse quirieu à 575 mètres des écoles de Bouvesse Quirieu,à 600 mètres du collège de Montalieu .

Vous pouvez aussi aller sur catégories qui ce trouve à droite du site

et cliquer sur chimirec non merci.

 



VEOLIA fait pression pour obtenir la déprogrammation  le 22 mars à 20 h 40 sur ARTE du film documentaire « Water Makes Money »
Comment les multinationales transforment l'eau en argent
http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=1212649,day=4,week=12,year=2011.html
Nous vous proposons d'écrire à ARTE pour les soutenir dans leur volonté de maintenir la programmation du film.
Informez vos amis et connaissances et tous les médias sur la date de diffusion sur ARTE : le 22 mars à 20h40 ! Plus il y a de gens qui attendent la diffusion, plus cette date sera sûre ! Et nous souhaitons que le 22 mars à 20h40 procure à ARTE le succès d’audimat que cette chaîne et ses collaborateurs ont d’ores et déjà mérité !
> signer directement en ligne
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/presentation.php?id=261
 

Veolia porte plainte contre le film documentaire « Water Makes Money »

   

Après Paris, Berlin ?



Ceux qui portent plainte contre le film „Water Makes Money“ doivent affronter une tempête. A Berlin, Veolia ne peut plus cacher derrière des contrats secrets sa « machine à sous » qui lui a rapporté dans les 10 dernières années 1,3 milliard d’euros grâce à la distribution publique de l’eau. Les habitants de Berlin ont décidé, par référendum, que ces contrats doivent être publiés. Et voilà qu’il arrive exactement la même chose que ce que le film montre avec l’exemple de Paris, Bordeaux et Toulouse : des juristes attentifs mettent le doigt sur les astuces juridiques et les coups-bas cachés dans le contrat du groupement, qui permettent aux acteurs mondiaux de générer des milliards grâce à la distribution communale de l’eau. Selon le directeur de l’Institut pour le droit en matière d’énergie et de la concurrence de l’Université Humboldt à Berlin, Hans-Peter Schwintowski, une évaluation juridique minutieuse de ces contrats amène forcément au constat de leur invalidité. La garantie de bénéfices serait, de fait, une subvention de la Communauté européenne qui aurait dû recevoir une autorisation, et l’appel d’offres pour l’attribution du contrat n’aurait pas non plus été réalisé correctement. Donc, la privatisation partielle de la distribution de l’eau à Berlin serait entachée de nullité et la voie serait ouverte pour la remunicipalisation. Certes, il faudrait rembourser le prix d’achat d’environ 1,8 milliard d’euros à Veolia&Co, mais, en contrepartie, les bénéfices de 1,3 milliard d’euros devront également être remboursés.


Nous n’en sommes pas encore là, à Berlin, mais le premier pas important sur la voie de la remunicipalisation est fait, comme à Paris…..

L’opinion publique s’éveille



Un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui ont lu et envoyé notre article sur l’action en justice de Veolia contre Water Makes Money ! C’est tout simplement incroyable combien la société civile de libres penseurs et de gens prêts à agir responsablement a grandi en force et en influence. La nouvelle a déclenché une vraie vague de l’attention publique, en France comme en Allemagne et dans les pays voisins. Les journaux Rue 89, Tele Premiere, Télérama en France, et Die TAZ, Hamburger Abendblatt, Stuttgarter Zeitung, Berliner Morgenpost, Junge Welt, Badische Zeitung en Allemagne sont quelques exemples de l’énorme écho qu’a trouvé cette affaire dans la presse. Des chaînes de télévision ont également manifesté leur intention de traiter ce sujet. Et quand on regarde notre carte on constate qu’il y a énormément de nouvelles projections de notre film – c’est magnifique !!!!!!



Ils vont devoir montrer leurs cartes



Nous apprendrons seulement pendant le procès quels points concrets du film sont concernés par la plainte de Veolia, car le groupe n’est pas obligé de montrer ses « cartes » avant le procès (chose impossible en droit allemand !). Mais sous la pression de l’opinion publique, l’avocat de VEOLIA a entre-temps donné quelques précisions : ils veulent obtenir des « dommages-intérêts justes » pour la diffamation du groupe. Ils veulent porter plainte contre l’accusation de corruption, et surtout contre l’utilisation du mot « corruption » dans le film.


La corruption active d’élus communaux, la nomination de représentants du groupe dans des organes de la Communauté européenne qui décident de l’attribution de marchés au groupe même, les invitations de hauts représentants de l’Etat et de membres de commissions sur des yachts à Saint-Tropez peu avant l’attribution de contrats de plusieurs millions d’euros… tous ces exemples relatés dans le film n’auraient rien à voir avec de la « corruption » ?

Ils commencent à trembler



L’attitude d’ARTE dans cette situation est jusqu’ici fantastique. Le directeur des programmes déclare dans une interview : « Nous soutenons le film ». ARTE France organise une grande conférence de presse le 23 février 2011 au sujet de « Water Makes Money » dans le centre du « pouvoir », à Paris !


Mais depuis que le PDG de Suez a appelé la présidente d’ARTE pour protester contre la diffusion du film, on commence à trembler dans les bureaux de la chaîne. Certes, il n’est pas déshonorant de trembler. Face au pouvoir des global players Veolia et Suez, on a raison de trembler ! Quand un boss d’une entreprise mondiale n’a rien de plus important à faire que d’intervenir pour empêcher la diffusion de Water Makes Money, on peut bien évidemment parler d’un grand honneur pour le film ! Mais cela montre aussi combien il est important pour ces grands groupes – chacun à sa manière – de bannir ce film de l’espace public. Contrairement à la chaîne allemande NDR, pour laquelle selon les dires de Veolia il suffisait en 2006 d’une intervention de l’entreprise pour bannir du petit écran le film précédent « Wasser unterm Hammer » (« L’eau aux enchères ») , ARTE et sa présidente soutiennent toujours Water makes Money et maintiennent la date prévue de diffusion le 22 mars 2011 à 20h40 (arte) ! Mais avant ce jour-là, il y aura certainement un autre coup de téléphone, une autre attaque.

Apprendre du passé



Ce n’est malheureusement pas un fait unique que les grands groupes du business mondial de l’eau essaient d’empêcher la diffusion de documentaires embarrassants. Ainsi, le film « Flow » avait été attaqué en justice par SUEZ après sa diffusion sur ARTE. En première instance, c’est le film qui a gagné, mais Suez a déjà fait appel du jugement...


L’exemple actuel de l’auteur de Canal+, Denis Robert, montre également ce qui pourrait être possible dans le procès en diffamation avec demande de dommages-intérêts contre Water Makes Money. Lui aussi avait été attaqué pour diffamation et confronté à des réclamations énormes de dommages-intérêts quand il a dénoncé le blanchiment d’argent chez Clearstream. Avec ce procès, l’entreprise l’a presque poussé au désespoir et à la faillite. Il a perdu dans toutes les instances. Seulement maintenant, après 10 années de procédures judiciaires, la Cour de cassation a constaté que ces récits étaient, pour l’essentiel, corrects !
Le traitement des journalistes par la justice française a été désapprouvé plus d’une fois par les instances européennes.
L’ouverture du procès contre « Water Makes Money » n’interviendra peut-être que dans un an. N’acceptez pas que Water makes Money devienne un nouveau « Clearstream » !
Pour cette raison : Aidez-nous à diffuser ces informations !
Chaque nouvelle diffusion du film, chaque DVD commandé compliquent les projets de Veolia et Suez !
Informez vos amis et connaissances et tous les médias sur la date de diffusion sur ARTE : le 22 mars à 20h40 ! Plus il y a de gens qui attendent la diffusion, plus cette date sera sûre ! Et nous souhaitons que le 22 mars à 20h40 procure à ARTE le succès d’audimat que cette chaîne et ses collaborateurs ont d’ores et déjà mérité !
Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui contribuent à ce que ce film ne soit pas oublié !
Cordialement
l' équipe de Water Makes Money
 *     *     *     *
Aucune raison d'interdire la dernière campagne de pub d'Areva
la cyber @ction a été mise en archives merci aux 5559 participants
http://www.cyberacteurs.org/archives/archive.php?id=358

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 21:12

Prix de l'eau:

 

  

Bonjour

A ce jour, je vous demande de bien vouloir vous connecter régulièrement sur le site

http://sansnaturepasdefutur.over-blog.net/

 

Association qui lutte contre l’installation d’un site CHIMIREC (tri. transît, stockage et

prétraitement de déchet industriels dangereux) dans une zone non appropriée à 220 mètres des premier habitants de Bouvesse quirieu à 575 mètres des écoles de Bouvesse Quirieu,à 600 mètres du collège de Montalieu .

Vous pouvez aussi aller sur catégories qui ce trouve à droite du site

et cliquer sur chimirec non merci.

 

les Français appelés à participer à "une opération transparence"

 

 

Sur le site  http://www.prixdeleau.fr/

 

 

 

De l'eau du robinet coulant dans un évier © AFP/Archives -

 

 

 

 

Eric Piermont 60 millions de consommateurs et la fondation France Libertés appellent les Français à participer à une enquête collaborative pour établir "une cartographie complète du prix du service de l'eau", avant l'arrivée à échéance d'ici à 2015 des contrats des trois quarts des communes. "Trouver des informations sur le prix du service de l'eau et comprendre sa facture relève du parcours du combattant", regrettent lundi dans un communiqué le mensuel consumériste et la fondation présidée par Danielle Mitterrand, évoquant des disparités de prix allant de 1 à 7 selon les communes. La loi prévoit pourtant que "chaque citoyen puisse accéder aux informations sur l'eau qui coule de son robinet". L'enquête, lancée à l'occasion de la journée mondiale de l'eau mardi, vise à savoir "combien coûte l'eau, commune par commune, quels services se cachent derrière ce prix, qui gère l'eau...". Une synthèse des résultats sera présentée en mars 2012 à Marseille.

 

Sur le site www.prixdeleau.com, développé par le média social OWNI, les participants pourront compléter les informations dont dispose l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema), actuellement communiqués seulement par 1.800 collectivités sur 36.000. Facture à la main, il s'agira d'indiquer le montant de son abonnement hors taxes, de l'assainissement et de la consommation, le total de sa facture, ainsi que la consommation d'eau en mètres cubes, le nom du gestionnaire et les dates de facturation. Une photo ou un scanner seront requis pour valider ces données.

 

Grâce à ce site, les citoyens et les élus pourront comparer ce qu'ils payent avec la moyenne française et celle de leur département. Alors que "le manque de transparence du prix et de la qualité du service est criant, il est nécessaire de faire changer les choses", estime Danielle Mitterrand, qualifiant l'eau de "bien commun de l'humanité". "L'eau du robinet n'est pas une banale marchandise", souligne de son côté Marie-Jeanne Husset, directrice de 60 millions de consommateurs. Son prix "traduit la plus ou moins bonne performance du service rendu à l'usager et l'opacité règne toujours", regrette-t-elle. Entre 1994 et 2009, le tarif moyen du mètre cube a augmenté de 50% à 3 euros, indiquent les initiateurs de l'enquête, citant des chiffres de l'Insee. La hausse du prix reflète "surtout le coût de plus en plus élevé des traitements", relève Mme Husset.

 

Le mensuel et la fondation réclament un investissement sur le long terme pour rénover les canalisations, dont l'état est "catastrophique", avec un litre sur quatre perdu en chemin, font-ils valoir, citant des chiffres du ministère de l'Ecologie. D'autant que "les collectivités territoriales connaissent très mal leurs réseaux, que les canalisations sont souvent vieilles de plus de 40 ans et que l'on ignore même jusqu'à leur emplacement, leur état ou bien la date de pose".

 

 

 Autre source d'inquiétude, l'opacité de l'entretien et l'amortissement des compteurs d'eau, qui peuvent être source de surfacturation. Par ailleurs, ils souhaitent alerter les Français sur les conséquences environnementales de l'exploitation du gaz de schiste, suspectée de contaminer l'eau du robinet. Le mensuel et la fondation prônent également un nouveau modèle économique pour le service public de l'eau: incitation à une baisse de la consommation, "tarification adéquate aux plus démunis", prix différent selon que le l'usager est un particulier, un agriculteur ou un industriel.

 

La distribution et l'assainissement de l'eau sont une responsabilité des communes, qu'elles peuvent gérer elles-mêmes au sein de régies. Mais plus souvent cette tâche est déléguée à des sociétés privées: c'est le cas de 60% des communes, représentant 75% des usagers.

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 16:21

 

L’UFC-Que choisir lance, pour la troisième fois en deux ans, un pavé contre le Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif) et le contrat de délégation de l’eau passé entre 144 communes d’Île-de-France et Veolia eau. Après avoir dénoncé les marges colossales que Veolia se fait sur le dos des usagers (59  %), l’UFC dénonce cette fois les profits exorbitants réalisés sur ce bien vital.

L’enquête révélerait que 30 % des charges (91 millions d’euros) sont parfaitement contestables. Le procédé est toujours le même : surfacturer les différentes interventions et prestations ! Le coût d’entretien du réseau en est le premier exemple. L’enquête a pris pour référence des documents émanant du ministère de l’Écologie. Elle estime ainsi le coût de l’entretien à 12 millions d’euros. La facture atteint 75 millions d’euros. Même en révisant les chiffres en faveur de Veolia, le bénéfice réalisé est de 40 millions ! Comment expliquer qu’un branchement neuf vaut 1 140 euros à Paris et 2 776 euros de l’autre côté du périphérique ?

Pour nous faire boire cette eau-là, le Sedif dépense 2,9 millions d’euros de communication en plus des 1,9 million de Veolia. Le taux de rentabilité de ce contrat est trois à quatre fois supérieur à Veolia. Pas étonnant que des experts du Crédit agricole notent, à propos du président du Sedif, M. André Santini, secrétaire d’État à la Fonction publique, qu’il « est un homme politique favorable aux groupes privés ». Étonnant non ?

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 21:22

 

 

 

Dans un communiqué du  5 novembre 2007, Bertrand Delanoë, actuel maire de Paris, affirmait sa volonté de créer une régie publique de l’eau s’il était réélu en 2008, tout en prônant les bienfaits d’un partenariat public/privé.

 

Très bientôt, la future gestion de l’eau doit être discutée et votée au Conseil de Paris. Les usagers de l’eau ne doivent pas se contenter d’un faux-semblant de remunicipalisation. 

 

Soustraire l’eau au privé !               

 

Depuis 24 ans à Paris la distribution de l’eau est dans les mains du privé, en délégation de service public. Mais les contrats de Véolia (ex Générale des eaux, ex Vivendi) et de Suez-Ondéo (ex Lyonnaise des Eaux) pour la distribution s’arrêtent en 2009. Les élus parisiens vont devoir se prononcer sur la future gestion de l’eau.

 

C’est l’occasion d’en finir avec la rente de situation très lucrative que se partagent les deux multinationales au détriment des usagers. Désormais l’eau ne doit plus générer de profits !

 

Qu’annonçait le maire de Paris ?

 

Dans un communiqué ambigu, il annonçait vouloir créer une régie municipale à autonomie financière qui regrouperait tous les services du cycle de l’eau de la capitale.

Mais le maire de Paris a fait aussi un éloge inacceptable du partenariat public/privé » et déclarait vouloir s’appuyer sur les mêmes sociétés délégataires dont il saluait :la réactivité,l’expertiseetles compétences

 

La régie que propose Bertrand Delanoë ne serait-elle pas une coquille vide qui fera appel au privé par le biais de marchés publics ? Un type de gestion qui privatise les bénéfices et fait prendre en charge les surcoûts par la collectivité. On peut légitimement se poser la question au regard du bilan de la municipalité sur la question de l’eau.

 

Quel bilan de la gestion passée ?

 

 - Le prix de l’eau :

Depuis 1984, dernière année en régie municipale, le prix de l’eau a augmenté de 343 % alors que le coût de la vie n’a augmenté que de 67 % (INSEE) ce qui représente une hausse 5,14 plus importante.

 

Pendant la mandature de M. Delanoë le prix de l’eau a progressé de 19,21 % (de 2001 à 2008) alors le coût de la vie n’a progressé que de 13,6 %. Cette hausse ne l’a cependat pas conduit à renégocier le prix de l’eau en 2003, lors de la signature de nouveaux avenants aux contrats, alors que les conclusions d’un audit étaient accablantes à l’encontre de Suez et Véolia.

 

Refusant de s’attaquer aux profits que génèrent ces sociétés délégataires, il a encore fait voter une augmentation de près de 4% du prix de l’eau au 1er janvier 2007.

 

- La qualité de l’eau :

Si le Maire de Paris affirme que l’eau de la capitale est “d’excellente qualité”, il est contredit par de nombreux experts qui démontrent que l’eau est juste au niveau des normes, mais que ces normes sont des limites inférieures de potabilité.

 

Le Laboratoire de Contrôle et de Recherches des eaux de Paris (CRECEP) qui garantissait une surveillance et une recherche sanitaire financée par des fonds publics a été “externalisé” en 2003, toute recherche non rentable a été abandonnée. Au passage, 83% des personnels qui refusaient de perdre leur statut de fonctionnaire ont quitté le CRECEP, qui, de plus, a licencié une partie de son personnel sous statut privé en 2007.

 

- La démocratie de l’eau :

Elle s’exerce pas sérieusement à Paris. Alors que la loi relative à la Solidarité et au Renouvellement urbain (loi SRU) l’exige, la Commission de Contrôle des Services Publics Locaux ne s’est pas réunie sur la question de l’eau depuis plus de trois ans !

 

Quelle gestion pour Paris ?

 

Le Collectif pour la remunicipalisation de l’eau à Paris réaffirme son exigence d’un véritable service public de l’eau dans la capitale.

 

Pour en finir avec toutes les pratiques actuelles d’opacité, il défend le principe d’une régie municipale sans lien avec le privé qui devrait contrôler l’ensemble de la chaîne de l’eau avec un personnel sous statut public.

 

Des milliers de fonctionnaires parisiens reclassés lors du démantèlement du service public municipal de l'eau, sont prêts à remettre leur savoir-faire au service des usagers parisiens avec enthousiasme.

 

Ceci afin de garantir une véritable qualité sanitaire de l’eau et de soustraire ce bien commun aux appétits des marchands.

 

 

Les Parisiens ont besoin pour un service

de l’eau 100% public à Paris en 2010 !

 

 

« Collectif eau à Paris,  pour la remunicipalisation » : ACME, ATTAC Paris, CGT Paris, CNL 75, Eau Secours IdF, Solidaires Paris, UFAL,  CDDSP 75, LCR 75, Gauche alternative 2007 et des usagers de l’eau…    Contact : collectifeauparis@attac.org

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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 20:06
Vu sur  Rue 89 :

Neufchâteau, première ville à avoir rompu un contrat de délégation

Jacques Drapier, maire  de Neufchâteau (Vosges), est à la tête de la première collectivité en France à avoir cassé un contrat de délégation de service public, en 2001, pour passer en régie. Il revient sur le contexte de l’époque. Elu en 1989, il délègue l’assainissement de l’eau à la Compagnie générale des Eaux (aujourd’hui Veolia) mais réalise très vite qu’il ne contrôle pas l’augmentation des prix:

"J’ai alors commandé un audit auprès d’un ancien cadre dirigeant de la Lyonnaise (aujourd’hui Suez, ndlr). Il a dressé le constat suivant: le prix de l’eau s’évalue à tant, le reste c’est du vol."

Jacques Drapier casse le contrat et fait le choix d’une régie autonome dans laquelle les consommateurs sont associés à la détermination du prix au sein du conseil d’administration:

"La première année de régie, on a baissé le prix de l’eau de un euro (le mètre cube, ndlr) et on a financé 7 millions de francs de travaux et réalisé 2 millions de francs d’excédent."

Aujourd’hui Jacques Drapier reçoit régulièrement à ce sujet des maires de tout bord politique :

"Je leur dis deux choses: si vous cassez, reprenez le personnel du fermier (délégataire, ndlr), on gagne beaucoup de temps. Et prenez un directeur de régie qui soit compétent. Tout le monde peut le faire mais il faut un accompagnement technique considérable. Il faut sans doute aussi un peu de courage politique. Mais c’est tout bénéfice pour les citoyens. Et pour l’élu aussi d’un point de vue électoral… Faut pas être hypocrite."

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